Aucunes perspectives de réouverture pour les discothèques !

Marie-France Lorho a interrogé Alain Griset sur l’absence de perspective de réouverture de certaines entreprises. ” Un secteur ne fait toujours pas l’objet de l’attention du gouvernement : celui des discothèques. Les 1 600 discothèques restantes en France n’ont aucune perspective quant à l’avenir réservé à leur profession. Près de 20 % des entreprises saisonnières de ce type vont passer pour la deuxième année consécutive sans faire le moindre chiffre d’affaires. La situation est grave puisque ce sont déjà 82 discothèques qui ont dû déposer le bilan, 131 qui sont en liquidation et six qui seraient en procédure de sauvegarde, si l’on en croit le responsable de la délégation du Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs. Les professionnels à la tête de ces établissements ont été les derniers à percevoir l’indemnité de soutien promise par le gouvernement“, a souligné le député de Vaucluse.

Les propriétaires des discothèques vous ont remis le 19 mars un « plan discothèque » destiné à évaluer les perspectives et les modalités de réouverture de ces établissements. Monsieur le ministre compte-t-il donner un horizon de réouverture à ces établissements ? Entend-t-il donner suite au plan que lui ont transmis les professionnels de ce secteur ?” a demandé le député.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.

Pour la revalorisation du rôle des paramédicaux !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des solidarités et de la santé sur l’absence de revalorisation salariale dont étaient victimes les professionnels des milieux paramédicaux.

Les paramédicaux de la Fonction Publique Territoriale des Centres de Santé municipaux d’Ile-de-France, exclus par le Ségur de la Santé, puis la mission Laforcade, de la revalorisation générale des salaires des paramédicaux ne comprennent pas cette rupture d’égalité entre la Fonction Publique Hospitalière et le secteur privé d’une part, et la Fonction Publique Territoriale d’autre part, ce dont il ne peut leur être tenu rigueur“, a expliqué le député.

“A l’heure de la crise sanitaire, tous les personnels médicaux sont pleinement mobilisés et participent à la lutte contre le virus avec un dévouement et une abnégation exemplaires“, a conclu le député de Vaucluse. “Je me permets de souligner l’urgence de la situation et de vous demander d’adopter les mesures qui s’imposent pour remédier à ces problématiques.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO.

Port du masque : un danger pour les plus jeunes !

Marie-France Lorho a appelé l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur la question du port du masque par les plus jeunes. 

De nombreux professionnels de santé (médecins, pédiatres, pédopsychiatres) et de l’enfance alertent sur les dangers de cette mesure depuis sa mise en place et dénoncent un bilan lourd et préoccupant. Le Professeur Didier Pittet, épidémiologiste et conseiller du Président de la République dans sa stratégie de gestion de crise sanitaire, après avoir rappelé le rôle insignifiant des enfants dans la transmission du virus, affirme que le masque est extrêmement gênant dans l’apprentissage et ne devrait pas être porté par les enfants du très jeune âge“, a souligné le député de Vaucluse. De nombreux pédiatres témoignent de souffrances de leurs jeunes patients liées aux masques parmi lesquelles figurent l’hypercapnie, les saignements de nez, les problèmes dermatologiques, les problèmes dentaires et buccaux, les infections labiales, les troubles somato-psychiques, les anxiétés ou phobies scolaires“.

Le député a donc demandé au ministre si le Gouvernement comptait revenir sur les mesures imposant le port du masque pour les plus jeunes et s’il comptait adopter des mesures afin que l’accompagnement des enfants puisse se faire de manière adaptée sans que soit imposé le port du masque. 

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho au ministre de l’Éducation nationale.

De l’iniquité de traitement réservé aux indépendants

Marie-France Lorho a interrogé le secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargé de l’enfance et des familles, sur les conditions d’éligibilité des droits au congé maternité pour les femmes exerçant une profession indépendante dans le cadre de la crise sanitaire. 

Avec la crise sanitaire, les professionnelles indépendantes ont dont été plongées dans des situations de précarité inquiétantes, dont la Fédération nationale des autoentrepreneurs juge qu’elle risque de faire ressentir ses effets jusqu’en 2023, a souligné le député de Vaucluse. Dans ce contexte, ce serait près de 46 % des femmes autoentrepreneurs qui auraient décidé de reporter leur projet de maternité pour l’année 2021. En regard de la chute historique de la natalité française cette année, ce report est dramatique et risque de contribuer à l’enlisement économique durable qui affecte le pays.

Il est anormal que les femmes exerçant en autoentrepreneurs, qui s’inscrivent dans une démarche laborieuse et ne profitent pas du système des aides sociales, soient privées de droits élémentaires. Parce qu’elles cotisent, ces professionnelles sont légitimement dans l’attente de l’obtention d’un congé maternité décent, a-t-elle ajouté.

Le député de Vaucluse a demandé quelle position le ministre comptait adopter quant à la légitime demande de ces professionnelles.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Déclaration du gouvernement : de l’autosatisfaction à l’ineptie !

Ce matin, le premier ministre se présentait devant la représentation nationale à l’occasion d’un « débat sur l’évolution de la situation sanitaire ». Un débat tout relatif, puisque les nouvelles mesures prises par le gouvernement ont été annoncées hier soir par le Président de la République et ne feront en aucun cas l’objet d’un réexamen en dépit de la large contestation de députés qui n’ont pas souhaité participer au scrutin. Un débat tout factice, puisque le gouvernement n’a pas engagé sa responsabilité et n’admettra pas la remise en question.

Sans rougir, le premier ministre s’est pourtant laissé aller à l’autocongratulation, comme l’a fait Emmanuel Macron hier soir : alors qu’il plaide pour la fermeture des écoles, laissant les parents démunis face à une situation professionnelle difficilement conciliable avec l’instruction ou la garde des enfants, Jean Castex a salué la stratégie française qui a mis quelques semaines de plus à clore les portes des établissements scolaires que ses voisins. Alors que le gouvernement a procédé, entre deux confinements, à la fermeture de lits, il se félicite de sa mobilisation pour accroître le soutien au personnel médical et les places en réanimation. S’il ne comportait pas d’enjeux aussi dramatiques, un tel discours prêterait à sourire…

Alors que le gouvernement a procédé à d’incessants revirements, alors même qu’il était, il y a quelques semaines, incapable d’expliquer l’usage de ses propres attestions, l’autosatisfaction du premier ministre est indécente. L’ineptie des dispositifs mis en œuvre, dont on peine à comprendre les fondements tant ils sont versatiles comme la noyade de l’administration, qui fait face à des arrivées de vaccins inconstantes et peine à répondre aux demandes, sont loin de susciter la satisfaction des Français. Face aux nouvelles mesures, ceux-ci peuvent seulement espérer que, dans un mois, l’incompétence du gouvernement sera moins manifeste. Le mépris avec lequel le gouvernement s’est exprimé ce matin à la tribune de l’Assemblée nationale, sûr de son intervention et fier de replonger les français pour quatre semaines dans les méandres d’un confinement qui apportera leur ruine tant psychologique que sociale, est intolérable. Face à ce que certains de mes collègues ont justement qualifié de « mascarade », j’ai refusé de participer à ce débat artificiel et n’ai pas tenu à apporter mon vote à cette déclaration d’amour à la politique macronienne

Attestations dérogatoires : l’exubérant casse-tête du gouvernement !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur la complexité des dispositifs mis en œuvre dans le contexte de la crise sanitaire.

À l’occasion des nouvelles dispositions prises le jeudi 18 mars 2021 pour pallier les effets néfastes du covid-19, le Gouvernement a mis en place des mesures dérogatoires nécessitant des attestations particulières. La complexité de tels justificatifs engendre des difficultés de compréhension pour tous les Français : face aux réclamations légitimes de ceux-ci, le porte-parole du Gouvernement a plaidé un travail mené dans l’urgence et sur un temps très court.

Les règles relatives au transit entre départements confinés et non confinés demeurent particulièrement obscures, comme le caractère impérieux des motifs déclarés pour de tels déplacements, qui peuvent être perçus de manière arbitraire par les citoyens. Le député a demandé au ministre comment il comptait fixer une règle pérenne quant à ces attestations dérogatoires, de manière à ce que les Français n’aient plus à subir les revirements sanitaires du Gouvernement.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Les organisateurs de mariages face au covid : j’interpelle le ministre

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de la culture sur la situation préoccupante à laquelle est confrontée la filière de l’évènementiel, à laquelle appartiennent les organisateurs de mariages.

Alors que la nouvelle saison des mariages s’annonce, a-t-elle souligné, à partir du mois de mars 2021, les organisateurs de mariage ne bénéficient pas d’un cadre réglementaire clair pour appliquer les mesures sanitaires qu’ils devront mettre en œuvre pour que les cérémonies puissent avoir lieu. Ils ne bénéficient d’aucunes perspectives leur permettant de savoir s’ils pourront survivre à cette nouvelle année.”

Quelles suites madame le ministre compte-t-elle donner au protocole établi par les professionnels de la filière d’organisation des mariages ? Entend-t-elle permettre à ce secteur de l’évènementiel d’organiser des mariages tests leur permettant d’essayer, comme d’autres ministères l’ont fait, le cadre réglementaire mis en œuvre à cette occasion“, a souligné le député de Vaucluse. 

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho au ministre de la Culture.

 

Lacunes des ARS : j’interpelle le Président de la République

Marie-France Lorho a attiré l’attention du Président de la République sur les nombreuses lacunes des agences régionales de santé.

” La crise sanitaire que nous traversons a mis en lumière un certain nombre de dysfonctionnements au sein de nos agences régionales de santé (ARS). Le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de l’épidémie de Covid-19 a pointé une « sous-estimation du risque » et un « manque d’anticipation » global, dans lequel les ARS ont eu leur part.” a souligné le député de Vaucluse.

Les différentes alertes relatives à ces structures ont souligné la nécessité de proposer une action en profondeur, de la part de gouvernement, visant à réformer un organisme qui, avec un recul de dix ans, révèlent aujourd’hui ses limites.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO à Emmanuel MACRON.

EPSON MFP image
EPSON MFP image

Professeurs de danse : un métier en danger !

Marie-France Lorho a alerté le ministre de la Culture sur les menaces pesant sur le milieu de la danse.

Les professionnels de la danse ont été surpris par la parution, le 17 février dernier, d’un décret engendrant l’interdiction pour une durée indéterminée de la danse pour les mineurs. Cette nouvelle disposition vient anéantir les espoirs de ces professeurs de voir leur activité se perpétuer en dépit du contexte sanitaire.

Madame le ministre : avec six millions de danseurs amateurs et professionnels en France, une telle activité artistique se doit d’être soutenue par le gouvernement. Quelles dispositions madame le ministre compte-t-elle prendre vis-à-vis de cette profession en danger ?

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho au ministre de la Culture.

EPSON MFP image

L’Assemblée nationale modifie son règlement à la faveur du vent …

A l’occasion de l’examen en commission des lois de la proposition de résolution tendant à modifier le règlement de l’Assemblée nationale en période de crise, Marie-France Lorho a déposé plusieurs amendements visant à alerter le gouvernement sur la cristallisation de dispositifs d’urgence dans les textes organisant la vie de la Chambre basse.  

Le député de Vaucluse s’alarme d’un texte dont le titre même soulève plusieurs interrogations : en aspirant à modifier le règlement de cette institution à l’occasion de chaque période « de crise », les rapporteurs de ce texte ouvrent la voie à une systématisation du vote à distance pour l’ensemble des députés. Une aberration, pour tout connaisseur de notre histoire parlementaire, façonnée dans le tumulte des débats ! Marie-France Lorho souligne l’importance de ne réserver ces modifications substantielles aux seules périodes d’extrême gravité, dont l’état d’urgence devrait faire partie. Force est de constater néanmoins qu’avec un tel gouvernement, qui fait de l’état d’urgence un état d’exception pérenne, même cette modification pourrait mériter une reformulation… Reste que la modification du règlement de notre assemblée au gré du vent demeure inacceptable. 

Marie-France Lorho a également déploré l’inexistence, hélas de plus en plus coutumière, de la représentation de non-inscrits dans les Conférences officielles permettant de connaître les modalités de vote exceptionnelles. « Les députés non-inscrits ont été élus comme de véritables députés, a-t-elle souligné. Ils sont au même titre que leurs collègues des représentants de la Nation. Il serait légitime que les 25 députés qui composent le groupe des non-inscrits soient tenus informés des conditions de participation, de délibération et de vote des textes dans les cas de circonstances exceptionnelles ». 

Enfin, le député de la 4ème circonscription de Vaucluse a vivement déploré que les modalités exceptionnelles de vote ne soient réservées qu’aux seuls textes jugés d’importance par le gouvernement. De telles conditions spéciales ne s’appliqueront en effet pas pour les cas des votes relatifs à la responsabilité du Gouvernement ou dans le cadre d’une motion de censure. « Décréter une adaptation des modalités de vote pour certains textes seulement apparaîtrait aux yeux de nos concitoyens comme une hiérarchisation de certains textes par rapport à d’autres. Une telle classification n’est pas audible pour les Français », a souligné Marie-France Lorho. 

Ce sont toutes ces raisons qui incitent le député de Vaucluse à proposer une nouvelle fois ses amendements à l’occasion de la prochaine séance.