Réouverture des écoles : quelles prérogatives pour les maires ?

En commission des lois, Marie-France Lorho a interrogé Jacqueline Gourault, Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, sur les réouvertures des cantines à l’occasion de la rentrée des élèves à l’école. “ Les cantines vont-elles fonctionner pour la réouverture des écoles ? Les maires auront-ils carte blanche pour les gérer ? ” a demandé le député de Vaucluse.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho en commission des lois.

Le Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales a assuré qu’il serait laissé la pleine liberté aux maires d’agir suivant les réalités de leur territoire.

Retrouvez la réponse de Jacqueline Gourault.

« Stratégie » de déconfinement : le règne de la confusion au sommet de l’Etat

Mise en garde sur un ton docte, sarcasmes sur l’opinion publique, revirements ponctuels sur les décisions de la veille : à bien des égards, le discours d’Edouard Philippe hier à l’Assemblée nationale a laissé un goût amer à de nombreux Français. L’incertitude face à un déconfinement strict le 11 mai sonne comme une menace pour nombre d’entre eux comme l’invitation à l’isolement volontaire des personnes âgées résonne comme une condamnation de leur vie sociale… Ce 28 avril, c’est l’absence de certitudes, une confusion certaine, que le Premier ministre a choisi comme fil rouge de son allocution dans l’hémicycle… 

Le « déconfinement » annoncé n’engendrera que peu de changements par rapport à la situation actuelle : la restriction de la liberté de circulation (interdiction de circuler à plus de cent kilomètres de chez soi), au même titre que la violation de la liberté de culte (pas de reprise des cultes avant le 2 juin), restent des mesures inquiétantes, d’une violence inédite, imposées par le gouvernement. L’accès aux données médicales des Français de la part d’organismes qui ne devraient y avoir accès constitue une autre inquiétude majeure, à l’heure où le vol des données informatiques reste un sujet peu maîtrisé par le service public. Enfin, la réouverture des crèches et des écoles à l’heure où l’on découvre que le Covid-19 affecterait également les enfants laisse particulièrement suspicieux. 

En dépit de toutes les interrogations que suscite la prise de parole du Premier Ministre, s’opposer à la réouverture de l’ensemble de nos commerces comme de certaines institutions culturelles (dont il serait heureux que le Ministre de la culture précise les caractéristiques exactes) ne semblait pas opportun. Parce qu’elle ne souhaitait en aucun cas s’opposer à l’allègement de cette loi d’urgence, qui lève par exemple l’obligation du port des attestations de déplacements, Marie-France Lorho a souhaité s’abstenir à l’occasion de son vote sur la déclaration du gouvernement. 

Le député de Vaucluse fonde ses espoirs sur les discussions entre les élus locaux et le gouvernement pour trouver un équilibre quant au déconfinement à venir. Consciente que ce sont ces élus de terrain qui sont les premiers intermédiaires auprès des Français, c’est pour leur laisser les mains libres et la possibilité de trouver des solutions constructives avec le gouvernement que Marie-France Lorho a préféré s’abstenir sur ce texte. C’est aussi au fait des lacunes que comportera sans nul doute le texte relatif à ce déconfinement que le député y interviendra par voie d’amendements. 

“Débat” sur le déconfinement : j’interpelle le Premier ministre !

Marie-France Lorho a interrogé le Premier ministre sur les modifications soudaines apportées à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et portant sur le déconfinement. A ce “débat”, auquel ne participera qu’une part infirme de députés, se mêlera le vote sur l’application “Stop-Covid” que le gouvernement impose ainsi aux parlementaires !

Le gouvernement a refusé, sous couvert de dispositions constitutionnelles, que soit allongé le délai de réflexion des députés pour ce vote. Un rejet qui en dit long sur l’estime que porte le gouvernement à la Chambre.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Edouard Philippe.

Les chirurgiens-dentistes dans l’attente de matériels !

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de la santé et des solidarités sur le manque de matériels dont les chirurgiens-dentistes faisaient l’objet. “Cette profession, qui appartient pleinement au corps médical, doit pouvoir assurer au plus vite son retour au travail au risque de voir les patients affluer dès la mise à son terme du confinement“, a souligné le député de Vaucluse.  

Si les cas d’urgence dentaire ne sont pas traités, nombreux peuvent être les Français à souffrir d’une aggravation infectieuse ; certains traumatismes dentaires, pris en charge trop tard, pourraient entraîner des séquelles graves. Il apparaît donc urgent de permettre aux professionnels du secteur dentaire de reprendre leurs activités au plus vite et dans des conditions sanitaires sécurisées“, a-t-elle ajouté.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Olivier Véran.


Intrusion de policiers dans une église : Marie-France Lorho interpelle le ministre de l’Intérieur

Marie-France Lorho s’est insurgée de l’intrusion, en pleine messe, de trois policiers dans une église dimanche dernier. Le député de Vaucluse a souligné que “l’interruption de l’exercice du culte constitue un acte extrêmement grave, pouvant même constituer en certains cas une profanation.” Elle a également souligné qu’il convenait “de rappeler la primauté, au sein d’une église, de l’autorité ecclésiastique sur toute autre autorité détentrice de l’ordre public”. 

Le député de Vaucluse a ensuite demandé au ministre s’il comptait rappeler à ces personnels de police que les messes à huis clos n’ont en aucun cas à faire l’objet d’une quelconque entrave.

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho au ministre de l’Intérieur.

Les étudiants sages-femmes laissés pour compte ?

 Marie-France Lorho interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur le traitement des étudiants sages-femmes à l’occasion de la crise sanitaire. “En plus de manquer de matériels (surblouse, masques), les étudiants sages-femmes, garants de si nombreuses naissances, ne bénéficient d’aucune des dispositions spéciales mises en œuvre pour les soignants, a souligné le député de Vaucluse. “ Les étudiants de cette filière ne sont pas moins estimables que les autres et doivent être traités avec égard.”

In the Hospital Woman in Labor Pushes to Give Birth, Baby Comes out, Obstetricians Assist Delivery, Husband Holds Supports His Wife. Side View Footage.

Marie-France Lorho a demandé au ministre s’il comptait harmoniser les dispositions financières prises pour les étudiants soignants aux étudiants sages-femmes.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Réouverture des écoles : le dernier pari impossible du gouvernement !

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de l’Education nationale et de la jeunesse sur la réouverture potentielle des écoles à partir du 11 mai.

Une telle reprise d’activité soulève de nombreuses questions chez les parents comme les enseignants chargés d’assurer le retour des enfants en classe. ” Il n’est pas possible de déclarer que l’école demeurera obligatoire alors que tous les enfants ne pourront s’y rendre sur le territoire français. Il n’est pas possible d’espérer faire venir la moitié des classes alors que l’autre moitié travaille en visioconférence alors même que tous les enfants ne bénéficient pas des mêmes ressources demandées pour le suivi de ces cours par l’éducation nationale“, a assené le député de Vaucluse.  

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho au ministre de l’Education nationale et de la jeunesse.

En dépit des lacunes, soutenir les dispositions financières en faveur de nos entreprises

A l’occasion de la discussion du projet de loi de finances rectificatives, Marie-France Lorho s’est exprimée en faveur d’un texte dont elle juge qu’il est nécessaire à la survie de nos entreprises. 

Le caractère exceptionnel de la crise a engendré la création d’un Fonds de solidarité dont le montant (7 milliards d’euros) constitue une réponse si ce n’est satisfaisante, au moins nécessaire pour que nos entreprises puissent conserver l’espoir de rouvrir bientôt leurs portes. Pour une répartition plus généreuse de ce fonds, le député de Vaucluse a souhaité octroyer  – par voie d’amendements – davantage de moyens au fonds de solidarité pour les entreprises à la suite de la crise sanitaire en retranchant le supplément déposé sur le fonds de la prise en charge du dispositif exceptionnel de chômage partiel – dispositif qui devra être réévalué a posteriori après un contrôle des fraudes potentielles.

Marie-France Lorho a également plaidé la nécessité d’évaluer après la crise, territoire par territoire, une répartition dudit fonds suivant les cas les plus affectés. Certains domaines, à l’image de la restauration-hôtellerie ou du tourisme, connaîtront sur nos territoires davantage de souffrances que les autres… C’est pourquoi elle avait proposé que le Gouvernement remette au Parlement, six mois après la publication de la présente loi, un rapport sur les conditions dans lesquelles le fonds de solidarité pour les entreprises serait susceptible d’apporter un soutien financier plus important à des territoires et des secteurs pour lesquels les conséquences économiques de la crise sanitaire auront été plus particulièrement prononcées.

En dépit de son engagement à soutenir un texte qu’elle pense vital pour la survie de nos entreprises, le député de la 4ème circonscription de Vaucluse souligne ses lacunes : les conditions d’éligibilité – et notamment les seuils (taux de perte du chiffre d’affaires) demandés pour être admis au prêt garanti de l’Etat lui semblent éminemment restrictifs. Par ailleurs, le malstrom administratif exigé des entreprises rend particulièrement ténu l’espoir de ces entreprises de bénéficier de cette aide pourtant majeure. Comme le soulignait à juste titre la Chambre des Métiers de l’Artisanat de PACA, il eût été judicieux de mettre en place un document unique simplifié pour ces entreprises, de manière à permettre aux entrepreneurs les plus fragiles de bénéficier d’un soutien de manière aussi diligente qu’efficace. Le député de Vaucluse a d’ailleurs interpellé le Secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances en ce sens. 

En dépit de ces différentes lacunes, il n’était pas envisageable pour Marie-France Lorho de voter contre ce texte, alors même que nos commerces de proximité sont menacés et que notre économie locale doit se maintenir jusqu’à ce qu’elle puisse reprendre une activité normale. Comme le député le rappelait dans les colonnes d’un quotidien régional  : « l’un des rares points bénéfiques de ce confinement [est] la redécouverte par les consommateurs des produits de proximité et du terroir ». Sachons faire de ce qui fut une faiblesse une nouvelle force et retrouver, au lendemain de la crise, notre aspiration à soutenir nos exploitants et artisans locaux.  

Covid-19 : respectons les derniers adieux aux défunts !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la santé et des solidarités sur les derniers adieux à nos défunts.

Qu’il s’agisse du respect dû aux défunts et à leur famille ou d’une disposition sanitaire de bon sens, le maintien de l’activité des thanatopracteurs – qui réalisent des soins sur le défunt – semble plus que légitime. Il en va de la déférence que nous portons à nos proches et nos anciens et aux derniers adieux que nous souhaitons leur adresser“, a souligné le député de Vaucluse. 

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho à Olivier Véran.

Covid-19 : quelle est la situation dans les prisons ?

Ce matin, en commission des lois, Marie-France Lorho a interrogé M. Stéphane Bredin concernant le personnel de prison. « L’absence et le remplacement de ces personnels pénitentiaires risque-t-il d’engendrer des difficultés quant à l’activité des prisons ? », a demandé le député de Vaucluse.

Retrouvez la question de Marie-France Lorho.

Si l’on en croit le directeur de l’administration pénitentiaire, le niveau d’absentéisme – entre 20 % et 28 % contre 13 % d’habitude –  n’aurait pas affecté l’activité pénitentiaire outre mesure. “Leur mobilisation est forte et l’impact est par conséquent limité“, a indiqué le directeur. 

Retrouvez la réponse du directeur de l’administration pénitentiaire.