Crise à Abyei : quelle attitude adoptera la France ?

Marie-France Lorho a alerté le ministre des affaires étrangères et de l’Europe sur la crise que traverse la région pétrolière d’Abyei, à la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud. « En qualité de membre du groupe d’amitié France- Soudan du Sud, je suis particulièrement préoccupée par la situation à Abyei et m’enquiers de la position qu’adoptera le Ministère des Affaires étrangères Français sur cette question », a-t-elle indiqué au Ministre.

Retrouvez la lettre de Marie-France LORHO au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

A l’heure du retour des djihadistes, les visas de l’Algérie à l’Europe facilités !

Marie-France Lorho a interpelé le Ministre de l’intérieur sur la nécessité de réviser les facilités de visas accordées aux ressortissants algériens. « A l’heure où une vague de djihadistes risque de transiter par le Maghreb pour rejoindre des Etats de l’Union Européenne dans lesquels ils entendent commettre des attentats, quelles dispositions Monsieur le Ministre compte-t-il mettre en œuvre pour réviser les facilités de visas accordées aux Algériens? », a-t-elle indiqué à Gérard Collomb.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho au ministre de l’Intérieur.

 

 

L’Albanie s’immisce dans l’Union Européenne !

L’Albanie est aux portes de l’Europe. Les autorités bruxelloises ont proposé l’ouverture des négociations d’adhésion du pays candidat depuis 2014. « Cette décision est un message d’encouragement à ces pays de poursuivre les réformes », a souligné la diplomate européenne Federica Mogherini. Ce premier pas désastreux devra s’accompagner d’une adhésion des trente-sept capitales européennes à l’issue du sommet de juin prochain. Si pour le pays le plus pauvre de l’Europe, les enjeux de l’entrée sont particulièrement alléchants, l’UE ne saurait envisager pire partenaire.

Alors même que l’Albanie est jugée « sûre », les flux migratoires drainés par ce pays en France ont atteint des sommets inacceptables à partir de l’année 2016. L’année suivante, près de 7 600 Albanais demandaient l’asile en France, taux considérable notamment en comparaison d’une population syrienne en guerre. Si le premier ministre albanais Edi Rama assure que son pays a pris toutes les mesures nécessaires à l’atténuation de ces flux massifs en France, une adhésion à l’Union Européenne faciliterait considérablement l’installation de ressortissants albanais en France.

« La France joue un rôle considérable » dans le processus d’adhésion, assénait le Premier Ministre de l’Albanie dans les colonnes du Figaro. « Si cet espace au milieu de l’Europe est laissé comme une zone grise où d’autres peuvent planter leurs propres arbres, ce sera très dommageable pour l’Europe », menace-t-il même. Jouant de sa position d’opposant à Moscou, Edi Rama tente maladroitement d’influencer les décisions parisiennes, sûr que les réformes supposées menées par son pays lui permettront d’inscrire son pays au sein de l’Union.

Pourtant, en dépit des assertions ministérielles, l’Albanie demeure un pays en parfaite contradiction avec ses voisins de l’UE. Parfois décrit comme un « narco-Etat », il reste un pays où s’épanouissent les trafics de drogues dures. Pays de corruption, il fait face à une magistrature politique, dont certains membres doivent être traduits en justice pour blanchiment d’argent. En dépit de ses efforts prétendus pour lutter contre sa criminalité, l’Albanie ne saurait être un allié des Etats de l’Europe. Il en va de l’honneur des Etats membres de refuser l’intégration d’un pays qui use de la menace pour s’immiscer dans une Union Européenne qui ne doit en aucun cas l’y accueillir.

Réforme de la police : où va-t-on ?

Le 3 janvier dernier, Gérard Collomb indiquait que « l’année 2018 sera évidemment marquée par l’évolution de la sécurité du quotidien ». Quel est l’objectif de tels propos ? L’idée revient bouleverser la répartition des rôles dans la sécurité : s’il s’agit d’un pouvoir dit « régalien », la sécurité est de plus en plus l’affaire des collectivités territoriales. Une telle ambition n’est pas nouvelle et a déjà été éprouvée, à travers l’usage de la « police de proximité » instaurée sous le gouvernement de Lionel Jospin en 1998 et supprimée par Nicolas Sarkozy en 2003. Mais dès lors, les choses ont énormément évolué. On estime aujourd’hui à 40% le nombre de policiers municipaux portant une arme.

Alors, doit-on parler d’une gouvernance municipale de la sécurité ? Dans les chiffres pas vraiment : 21 000 policiers municipaux sont recensés contre 150 000 nationaux et 100 000 gendarmes. : un rapport de 1/10. Si des villes ont choisi, pour des raisons politiques, d’accroître leurs capacités sécuritaires (comme à Nice), d’autres font le choix de s’en remettre totalement à l’Etat. Ainsi, Laurent Russier (maire communiste de Saint-Denis), refuse de confier à la police municipale un rôle quelconque dans le maintien de l’ordre, qu’il juge être un devoir de l’Etat.

Ces évolutions dans le monde de la sécurité s’accompagnent d’une série de mesures voulues par le gouvernement : en outre, il sera proposé en juin prochain un projet de loi visant entre autre à simplifier les procédures pénales, à forfaitiser plusieurs délits, ou encore à « numériser » les services de police. On parlera alors d’« e-procuration », de « pré-plaintes » ou encore de « plaintes en ligne ».

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de lutter contre le malaise des forces de police. Une commission d’enquête du Sénat a été créé pour tenter d’en comprendre les racines : François Grosdidier (LR), le rapporteur, explique : « Les forces de l’ordre ont le sentiment de faire leur travail pour rien ». Selon lui, les vagues de suicide chez les policiers et leurs manifestations de colère dépassent ce que le gouvernement veut mettre en place.

Organisation chronophage, procédurière et infantilisante, la police est en crise et rien de concret n’a été fait jusqu’alors. A tous ces éléments s’ajoute la délicate question de la cybersécurité, qui elle aussi doit-être réformée, la France accusant un retard constant sur ses voisins depuis des années.

La Ligue du Sud est favorable à la gestion nationale de la sécurité conjointement avec les acteurs municipaux. Une police plus proche de ses citoyens, qui comprend les réalités du terrain et qui serait capable de sévir de manière proportionnée au moment voulu : un système qui a fait ses preuves dans les villes de la Ligue. Avec un renforcement de ses dispositifs de sécurité, la ville d’Orange à la tête de laquelle se trouve mon prédécesseur à la députation de Vaucluse est plus sûre qu’elle ne l’était. Ses élus continueront d’intervenir, comme ils l’ont fait à de très nombreuses reprises, en faveur des policiers municipaux, responsables de la protection des personnes, garants de la sécurité de nos territoires.

Aramco : quelles relations entre le groupe pétrolier saoudien et la France ?

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des affaires étrangères sur les liens de la France avec le groupe pétrolier saoudien ARAMCO. « Quelle est la position du Ministère des Affaires étrangères quant à l’introduction en Bourse de l’Aramco ? La France sera-t-elle parti-prenante de cette opération ? D’autre part, quelle est la nature des liens qui l’unissent avec ce groupe pétrolier, en étroite proximité avec Total sur la scène internationale ? », a-t-elle demandé au Ministre.

Retrouvez la lettre ouverte du député de Vaucluse au ministre des affaires étrangères.

 

 

Le ministère des armées fait primer les bas coûts sur la sécurité !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des Armées sur l’achat des drones Mavic Pro pour les soldats de l’armée française. « Madame le Ministre compte-t-elle mettre un terme à cette politique d’acquisition douteuse qui fait primer la modicité des prix des appareils de l’armée française à la sécurité et la confidentialité des données ? », a-t-elle demandé au Ministre.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Mme Florence Parly.

 

La dette extérieure française : une dette mésestimée

Lorsqu’il d’agit de dresser un bilan de la situation économie française, la dette publique de l’État est très souvent mise en avant. Pourtant, celle du pays envers l’étranger : la dette extérieure, ne cesse de croître depuis désormais une dizaine d’années, au point d’atteindre un seuil déjà inquiétant. En effet, le cumul des déficits extérieurs du pays a atteint la somme de 461,5 milliards d’euros, ce qui représente à l’heure actuelle un peu plus de 20 % du PIB annuel.

La balance commerciale de la France accuse d’un déficit continu depuis 2006, qui trahit le manque de compétitivité des entreprises nationales vis-à-vis de leurs concurrentes sur le marché international. L’État ne parvient pas à effectuer des ventes de même acabit que ses achats auprès de ses partenaires étrangers. À cet effet, lors de la publication  de son bilan annuel de la balance des paiements, la Banque de France a révélé que ses transactions courantes (échanges de biens et de services de la France avec tous ses partenaires ainsi que les revenus financiers et salariaux des travailleurs internationaux et transfrontaliers) connaissent un déséquilibre notoire.

Si la dette extérieure du pays est en constante augmentation, c’est également en raison du refus de certains Français de régler le solde de leurs dépenses collectives auprès des investisseurs du monde entier. L’observation de l’origine de l’endettement extérieur net démontre que les comptes externes des banques et particuliers français sont dans un état négatif de l’ordre de 203 milliards d’euros. De plus, il est utile de constater qu’une majeure partie de la dette publique de l’État est en réalité externe : les administrations françaises doivent un montant de 1122 milliards d’euros à des investisseurs étrangers.

La situation est d’autant plus préoccupante que la stabilité économique du pays se trouve en déliquescence.  Le taux de 35% du PIB annuel a été fixé par la Commission européenne comme « seuil d’alerte à partir duquel la dette extérieure devient dangereuse pour un pays ». D’importantes réformes doivent par conséquent être entreprises par le gouvernement pour éviter une potentielle récession économique d’autant plus que le déficit extérieur a triplé en seulement 10 ans. À titre de comparaison, « la position extérieure » de l’Allemagne affiche des comptes externes positifs à l’échelle de 57% du PIB contre un déficit de 20 % en France[1].

[1] Dette du pays vis-à-vis de l’étranger. Sources : Eurostar, Banque de France, DGS .

Le Macronisme engendre le pessimisme !

Engagée depuis le début du quinquennat du président Macron, la recomposition du paysage politique ne parviendra pas à raviver la confiance des Français dans l’avenir, selon une enquête réalisée par l’Ipsos[1]. Cette initiative enclenchée par La République En Marche a pour principaux enjeux le dépassement du clivage politique gauche-droite et la dévitalisation de sa signification. Pourtant considérée comme « profonde » et « durable » par une grande majorité des personnes interrogées, la mesure peine à satisfaire intégralement l’opinion publique. Son impact demeure assez marginal et les améliorations qu’elle était censée générer sont assez inexistantes.

En dépit de l’effort réformateur du gouvernement pour restructurer le paysage politique français, le clivage gauche-droite perdure en raison de son caractère historique.  Certes, 70 % des personnes ayant participé au sondage estiment que le clivage gauche-droite « ne veut plus dire grand-chose aujourd’hui ». Mais l’appartenance à l’idéologie de gauche ou de droite demeure significative pour 62 % des sondés, qui considèrent qu’il existe des deux grandes familles politiques. D’autre part, l’intention du chef de l’État de renforcer l’intégration de la France au sein de l’Union européenne ne suscite pas l’unanimité. Quasiment un Français sur deux juge que l’institution paneuropéenne provoque « des crises économiques, diplomatiques et environnementales ».

Bien que le parti macroniste se soit impliqué dans la déstructuration du clivage politique gauche-droite, force est de constater que ce même parti est assimilé à l’une ou l’autre de ces deux principales familles politiques. Ainsi, 5 % des personnes ayant voté considèrent que La République En marche se situe à gauche ou à l’extrême-gauche, 9 % pensent qu’il est de gauche et 21 % qu’il est du centre. En revanche, 20% estiment que le parti présidentiel est au centre droit et 5 % de l’extrême-droite. En résumé, un tiers des Français considéraient le parti comme inclassable dès lors qu’il venait de remporter les élections présidentielles. À l’heure actuelle, ils ne sont plus que 50%.

Ayant proclamé ses intentions de susciter un regain d’optimisme chez les Français, le président Macron peine à atteindre ses objectifs escomptés. Son ambition de recomposer le paysage politique français ne tend pas réellement à rehausser le bien-être de ses concitoyens…

[1] IPSOS PUBLIC AFFAIRS – Echantillon de 1505 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Sondage effectué du 19 au 22 mars 2018.

Protection des données personnelles : quels dispositifs pour une efficacité réelle ?

Marie-France Lorho est intervenue en commission des lois sur la protection des données personnelles. « Nous sommes toujours au sein d’un débat important : sur la place des algorithmes dans les administrations, sur l’âge du consentement au traitement des données, et c’est essentiel. Pensez-vous cependant qu’avec l’apport des deux chambres, des dispositifs permettant cette mise en place effective seront efficacement instaurés ? », a-t-elle souligné.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

https://youtu.be/l6I9X2TJjfc

Terrorisme : la diplomatie de l’anathème doit cesser !

Marie-France Lorho interrogeait M. Julian KING, commissaire européen chargé de l’union de la sécurité. « Je suis extrêmement inquiète, a-t-elle indiqué, de l’accumulation depuis quelques années d’une diplomatie de l’anathème et des insultes. Des partenaires importants existent pour nous dans la prévention du terrorisme : on pense à la Russie notamment. Avons-nous une collaboration à ce sujet avec les Russes ? A-t-elle été endommagé par l’escalade des condamnations hâtives lors de l’affaire Skripal ? ».

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

https://youtu.be/LRj-4GJ1ocY