Non aux fichages à l’hôpital

Madame Marie-France Lorho, député du Vaucluse, a soumis une Proposition de Résolution visant à la création d’une commission d’enquête sur la pratique de fichage des patients admis à l’hôpital.

Dans une tribune publiée le 8 mai 2019 sur le site de L’Express et intitulée « L’appel des 100 : un devoir de désobéissance éthique », plus de cent médecins appelaient au boycott du fichage SI-VIC et à s’opposer à leur administration afin de garantir aux patients leur anonymat.

Vous pouvez retrouver l’ensemble de la Proposition de Résolution en ligne, sur le site de l’Assemblée nationale en cliquant sur ce lien : Proposition de Résolution à lire

Non Monsieur Conrad “baiser la France” n’appartient pas au “langage courant”

Depuis quelques jours, il est possible d’entendre la dernière chanson du chanteur de rap Nick Conrad, intitulée “Doux pays”. Dans son clip, on le voit étrangler une femme blanche, portant autour du cou une médaille et une croix, symboles chrétiens. Les paroles ne sont qu’un flot d’insultes à l’égard de notre pays. Le chanteur estime que tout cela est à appréhender comme étant de l’art

Madame Marie-France Lorho a écrit à Monsieur Franck Riester, ministre de la culture, pour dénoncer les propos condamnables de Monsieur Nick Conrad.

Non à la systématisation du travail le dimanche !

A la fin du mois d’avril, un salarié d’une grande entreprise d’Ille-et-Vilaine s’est vu licencier pour « insubordination ». Relevant de la faute grave, ce licenciement est le résultat du refus, de la part du salarié, de travailler le dimanche. Afin de recourir à ses salariés, les officines agréées à ouvrir le dimanche doivent bénéficier d’un accord écrit des intéressés au titre de l’article L3132-25-4 du Code du Travail. Celui-ci dispose en effet que « seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à leur employeur peuvent travailler le dimanche ».

Marie-France Lorho a écrit au Ministre du Travail pour s’opposer à la généralisation d’une disposition qui doit relever du volontariat.

EPSON MFP image

Fonction publique : l’égalité homme femme doit être spontanée pas imposée !

L’égalité des hommes et des femmes n’a de sens que si elle est spontanée et naturelle. Lorsqu’elle est imposée par un plan d’action elle se révèle en réalité être une insulte à l’endroit des femmes. Voici ce qu’a rappelé avant-hier dans l’hémicycle Marie-France Lorho, à l’occasion de l’examen du texte sur la transformation de la fonction publique.

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

https://youtu.be/lQ8PMbj7yUc

Journée des Parlementaires sur la vie

collage, idea of hope for a baby during artificial insemination in laboratory.

Mercredi 5 juin 2019, de 13h00 à 18h00, à l’Assemblée nationale, Madame le député organise une journée des Parlementaires sur la vie. Des experts viendront parler de la GPA, du transhumanisme et de l’eugénisme. L’objectif de cette journée est de préparer les sujets qui feront l’objet de discussion dans l’hémicycle lors de la révision des lois bioéthiques.

Pour une meilleure protection du consommateur !

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de l’économie et des finances sur le dispositif juridique afférent à la protection des consommateurs. “72 % des stands lors des foires et salons n’appliquent pas la loi concernant l’affichage de l’absence de délai de rétractation”, a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Mme Marie-France Lorho appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le dispositif juridique afférent à la protection des consommateurs. Les associations de consommateurs sont plusieurs à avoir dénoncé les agissements répréhensibles de certains professionnels dans les foires et salons. Il apparaît que le cadre juridique disposant du droit de rétractation dans les foires et salons n’est aujourd’hui plus adapté et qu’il laisse une marge de manœuvre trop importante au professionnel ; d’abord parce le dispositif n’est pas assez restrictif mais également parce qu’il n’est pas appliqué. Ainsi, l’association 60 millions de consommateurs dénonce-t-elle par exemple le fait que 72 % des stands lors des foires et salons n’appliquent pas la loi concernant l’affichage de l’absence de délai de rétractation. En effet, sur les foires et salons, le droit de rétractation valable pour les contrats conclus à distance et hors établissement ne s’applique pas, le législateur ayant considéré que le consommateur se déplace volontairement sur cet espace de commercialité. Il est toutefois protégé par une obligation précontractuelle d’information à la charge de professionnel qui doit faire apparaître sur le stand et sur le contrat concerné l’absence de ce droit de rétractation. Mais la réalité de la pratique est tout autre : les procédés de commercialisation utilisés sur les foires et salons s’apparentent parfois davantage à des manipulations qu’à des informations objectives et sincères. Les professionnels ont su développer des techniques de commercialisation flirtant avec un dispositif légal qui n’est de toute évidence plus suffisant. Il n’est pas normal que les citoyens qui souhaitent se renseigner se retrouvent dans l’obligation d’intenter des actions juridiques pour annuler un achat de retour chez eux, après vérification des « propositions alléchantes des vendeurs ». Il est temps d’adapter l’arsenal législatif pour qu’une vraie protection du consommateur soit mise en place et que les sanctions idoines soient prévues et effectivement appliquées. Car ce qui pêche en effet n’est pas seulement l’inadéquation du système législatif à la réalité sur cette question mais aussi son manque d’application. Si un système n’est pas appliqué, c’est qu’il est mal conçu et il convient donc de le revoir. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement compte adapter le système de protection des consommateurs sur les foires et salons concernant le droit de rétractation, ou, à tout le moins, se donner les moyens de mettre en place des mesures d’application effectives afin que soient réellement respectées les mesures protectrices des consommateurs déjà existantes, à savoir l’obligation précontractuelle d’information du professionnel à destination du consommateur.

Déremboursement de l’homéopathie : les grands perdants d’une opération juteuse pour l’État

C’est un petit profit dont L’État se doterait bien : s’il inquiète les professionnels du secteur, le déremboursement des médicaments homéopathiques (que recommanderait[1] la Haute Autorité de santé dans son avis provisoire) semble remporter l’adhésion de l’Etat. Et pour cause : avec, 2,1 % de TVA, les médicaments homéopathiques remboursables lui ont rapporté près de 5.1 millions d’euros. Dé-remboursés, les médicaments homéopathiques comporteraient désormais une TVA de 10 % et lui rapporteraient 40 millions d’euros ! Avec une plus-value de 35 millions d’euros, l’État risque donc d’encourager une manipulation qui porte préjudice aux officines pharmaceutiques.

Dans le secteur industriel, ce déremboursement engendrerait en effet près de 1 300 suppressions d’emploi, à en croire la directrice générale du laboratoire Boiron. La chute des prescriptions ainsi que la réduction de la production de ces boîtes de médicaments homéopathiques risquent de freiner la consommation d’une médicamentation douce. Par ailleurs, un tel déremboursement coûterait également aux pharmaciens, qui verraient leurs honoraires de dispensation sur ces produits disparaître. Résultat : ces rétributions perdues risquent de se transformer en marge et les prix risquent d’augmenter. Dans cette perspective, il convient de noter que les fabricants et les grossistes n’auront plus à respecter les prix que les autorités de santé auront négociés au préalable.

Pour l’heure, le coût exact généré par le remboursement des médicaments homéopathiques reste opaque. Sur les 19 milliards de dépense de la Sécurité Sociale, il ne coûterait que 55 millions d’euros chaque année. Une somme dérisoire, à laquelle il convient néanmoins d’ajouter les honoraires de dispensation des pharmaciens et les remboursements conditionnés par les préparations magistrales. L’absence de données précises sur le sujet laisse pourtant planer le doute sur le coût exact imputé à cette branche.

Mise à mal de la branche pharmaceutique, absence de connaissance du coût exact du remboursement de l’homéopathie : avant de préconiser un tel déremboursement, la Haute autorité de Santé doit s’interroger sur les risques que sa recommandation engendrerait. En dépit du manque à gagner pour l’Etat, celui-ci doit s’interroger sur ceux-ci avant d’opter pour une solution qui lui sera certes lucrative mais portera un coup important à nos pharmaciens !


[1] Le Figaro. 18.05.2019, Homéopathie les enjeux du déremboursement.

Vincent Lambert : l’arrêt des soins, tremplin pour la légalisation de l’euthanasie !

Le 24 avril 2019, le Conseil d’Etat jugeait légale la décision du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne concernant l’arrêt des soins (nutrition et hydratation) de Monsieur Vincent Lambert.

Le 1er mai 2019, la Cour européenne des droits de l’Homme se prononçait favorable à cet arrêt des soins.

Le 5 mai 2019, le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU demandait à la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins.

Pourtant, le médecin qui s’occupe de Vincent Lambert a annoncé récemment qu’il arrêtait la nutrition et l’hydratation le lundi 20 mai. Ce matin, les médecins ont fait cesser toute alimentation de leur patient.

Selon Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, « le cas Vincent Lambert va servir de tremplin pour la légalisation de l’euthanasie » et je rejoins ses propos. En effet, au-delà de l’arrêt des soins, il s’agit de la mise à mort programmée d’une personne au seul motif qu’elle est handicapée.

Dire que Vincent Lambert est en fin de vie est faux et n’a aucun sens. On ne reste pas 10 ans en fin de vie. Pourquoi prendre la décision de tout arrêter maintenant, alors que des centres spécialisés se proposent de l’accueillir ?

Les spécialistes de la santé s’accordent à dire que Monsieur Vincent Lambert n’est pas un homme en fin de vie, bien qu’il soit dépendant à la suite de son accident. Je m’étonne que Monsieur Vincent Lambert n’ait pas été transféré dans un centre qui accueille les personnes en état végétatif ou pauci-relationnel, alors que cela semble envisageable.

Je m’oppose à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Monsieur Vincent Lambert opérée ce matin et souhaite sincèrement que « l’affaire Vincent Lambert » n’ouvre pas les portes aux dérives de l’euthanasie, appareil de la culture de mort.

Chaque vie mérite d’être vécue et nous avons le devoir de protéger les plus faibles et de les accompagner dignement jusqu’à la fin, vers une mort naturelle. N’oublions pas que la grandeur d’une civilisation se mesure à la façon dont elle traite les plus faibles de ses membres.

Madame Marie-France LORHO

Député du Vaucluse (4ème circonscription du Vaucluse)