Retraites : “l’équité est loin d’être défendue et encore moins respectée” !

Marie-France Lorho a défendu un amendement de suppression au projet de loi sur la réforme des retraites.

Si votre réforme est si contestée c’est qu’elle n’est pas équitable. […] Chaque euro cotisé n’ouvrira pas les mêmes droits pour tous car l’effort de cotisation ne cesse d’augmenter sans que le revenu de retraite n’augmente. Décidément la plus grande équité est loin d’être défendue et encore moins respectée” , a souligné le député de Vaucluse.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho en Séance.

Bioéthique : l’eugénisme bientôt en vigueur ?

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des solidarités et de la santé sur l’extension du diagnostic préimplantatoire aux aneuploïdies (DPI-A), permettant de détecter les embryons porteurs d’une anomalie chromosomique.

Alors que l’autorisation de “cette pratique conduirait manifestement à une dérive eugénique” , comme l’avait souligné Agnès Buzyn pendant les débats sur la loi de bioéthique, le gouvernement fera-t-il preuve de cohérence dans la ligne adoptée par l’ancien ministre de la santé en refusant l’insinuation d’une telle pratique à l’occasion du retour du texte dans l’hémicycle ?

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO à Olivier VERAN.

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Municipales à Paris : ce que nous dit la candidature d’Agnès Buzyn

L’annonce se sera peu fait attendre. C’est au détour d’une discussion dominicale, qu’on devine aisément empreinte de confusion, que la sentence est tombée : à un mois des municipales, c’est à Agnès Buzyn qu’échoie la lourde tâche de sauver la tête de la République en Marche à Paris. L’ancien ministre de la santé n’a rien à y gagner. En bon agent de la Macronie, elle sauvera la face du parti, laissant parallèlement en friche un ministère secoué par les crises successives.

Cette nomination toute gouvernementale en dit long sur la considération prêtée aux Français par l’État macronien. Après la démission de plusieurs dizaines de médecins chefs de service des hôpitaux à travers l’ensemble du territoire, cet abandon de poste du ministre laissera un goût légitimement amer à un personnel hospitalier peu prompt à se satisfaire de calculs politiciens pour seule réponse à leur acte inédit.  Ce soudain intérêt pour un siège dont Agnès Buzyn admettait n’avoir que faire quelques jours plus tôt en dit long sur l’importance prêtée à la menace du coronavirus : les alertes répétées à l’égard de cette maladie sont-elles donc à minorer ? La désertion du ministre missionné pour encadrer son expansion endémique marque du sceau du mépris l’action gouvernementale envers les patients pris en charge.

Cette fuite à la tête d’une liste alors même que LaREM ne pourra, engluée qu’elle est dans les déboires partisans, emporter la victoire dans la capitale, en dit enfin particulièrement long sur les égards prêtés à la réforme du système de retraite et à la loi de bioéthique qui annonce son prochain retour dans l’hémicycle. Malgré le soutien apporté par le ministre à ce que je tiens pour des dérives éthiques au sein de cette dernière loi, il a fallu souligner la position parfois heureuse d’Agnès Buzyn, qui rappela en première lecture son opposition à l’extension du diagnostic préimplantatoire aux aneuploïdies (DPI-A), permettant de détecter les embryons porteurs d’une anomalie chromosomique. Au lendemain de la suppression de cet article dramatique au Sénat, quelle sera l’attitude du nouveau ministre de la santé vis-à-vis de la réintroduction de cette pratique de sélection embryonnaire ?

L’abandon de poste d’Agnès Buzyn m’inquiète. Il m’inquiète parce qu’il est un signe de mépris envoyé aux personnels hospitaliers, laissés comme de coutume pour compte aux mains d’un gouvernement versatile. Il m’inquiète parce qu’il est un affront fait aux Français inquiet d’une pandémie dont il serait bon de maîtriser l’expansion. Il m’inquiète, enfin, parce qu’il est un signe de mépris du gouvernement face à la réforme des retraites et qu’il risque d’encourager l’insinuation de dérives au sein d’une loi bioéthique dramatique.

Financement de la réforme des retraites : il faut supprimer les régimes spéciaux !

Marie-France Lorho a interrogé le gouvernement sur le financement de sa réforme des retraites. “Il serait profondément démagogique d’aspirer à une réforme efficace du système de retraites sans en supprimer des exceptions dont une partie est désuète et surtout ingérable”, a-t-elle souligné.

Retrouvez l’allocution de Marie-France LORHO.

Depuis des décennies, la France souffre d’une absence de politiques familiales à la source d’un phénomène naturel dont nous payons aujourd’hui tous le prix : la chute de la démographie française exige nécessairement de réformer notre système de retraites. Je vois dans ce constat un immense paradoxe : les gouvernements successifs, le vôtre compris, a fait du tout répartition un véritable dogme tout en négligeant sa politique familiale.

Car cette réforme est nécessaire : les quelques 25 millions de retraités à la durée de vie allongée ne pourront être endigués par un nombre d’actifs qui reste stable. Votre projet aspire à la stabilisation de la dépense liée aux retraites ? Bien. Je regrette qu’il ne prenne pourtant pas en compte la croissance de la population des plus de 65 ans, dont l’augmentation approchera les 70 % d’ici à 2070, biaisant les projections financières…

La conséquence de votre projet est prévisible : cette réforme, qui fera supporter tous les efforts aux générations futures, n’est donc en aucun cas équitable puisqu’elle pèse sur les épaules de nos enfants.

Non cette réforme n’est pas équitable. Et pour cause : son équité présumée et sa bonne conduite reposaient sur la suppression des régimes spéciaux, point essentiel de cette réforme, dont le caractère provisoire était pourtant inscrit dès la fondation du régime général de notre sécurité sociale.

Le Conseil d’État l’a bien noté : si vous aspirez à créer un « système universel », on y compte déjà cinq régimes en son sein! Il serait profondément démagogique d’aspirer à une réforme efficace du système de retraites sans en supprimer des exceptions dont une partie est désuète et surtout ingérable. C’est pourtant sur ce point crucial que le gouvernement a reculé, offrant ici et là des concessions majeures à quelques groupes d’intérêts – et particulièrement au sein de la fonction publique – qui pourra conserver les spécificités de son régime.

Comment le gouvernement compte-t-il financer une retraite présumée équitable sans supprimer réellement certains de ces régimes d’exception qui viendront, à termes, faire reposer tous les efforts financiers sur le secteur privé ?

États-Unis : le chantage commercial opéré contre la France continue !

Marie-France Lorho a interrogé M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur le chantage commercial opéré par les États-Unis à l’encontre des produits européens.

Mercredi 22 janvier 2020, au Forum de Davos, Donald Trump a lancé des menaces à l’encontre du commerce entre les pays de l’Union européenne et des États-Unis. « Si nous ne pouvons pas faire d’accord commercial (avec l’UE), nous devrons mettre une taxe de 25 % sur leurs voitures », a ainsi asséné le président américain.”

Le député de Vaucluse a demandé quel a été l’impact, pour le commerce extérieur français, des sanctions américaines suite à la taxe sur les entreprises numériques et a souhaité savoir comment il compte juguler les conséquences des sanctions américaines sur les produits français.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Renforcer les actes de malveillances qui portent atteinte aux premiers secours !

Marie-France Lorho a interpellé, en commission des lois, le rapporteur du texte visant à lutte contre la mort subite et encourager les premiers secours. Elle a rappelé la nécessité de lutter contre les actes de malveillance menés contre les matériels visant à garantir l’efficacité des premiers secours.

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO en commission des lois.

Une quarantaine de djihadistes français ont retrouvé la liberté depuis 2018 et plusieurs dizaines devraient être libérés d’ici 2020.

Marie-France Lorho a interrogé le Garde des Sceaux sur sa position quant au retour des djihadistes en France. “Une quarantaine de djihadistes français ont retrouvé la liberté depuis 2018 et plusieurs dizaines devraient être libérés d’ici 2020“, a-t-elle fait remarquer au Garde des Sceaux. Alors que le Garde des Sceaux indiquait que « Tout combattant qui serait rapatrié serait judiciarisé comme nous l’avons toujours fait », son entourage déclarait à l’AFP que « notre position est constante, nous considérons que les jihadistes doivent être jugés dans les endroits où ils ont commis leurs exactions ».

Elle a donc demandé au ministre quelle serait la position de la France sur le sujet.

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Violences conjugales : contre la levée du secret médical !

Alors que la Commission des lois examinait le texte sur les violences conjugales, Marie-France Lorho est revenue sur la levée du secret médical proposée par le rapporteur.

Je m’oppose à la levée du secret médical d’abord parce qu’il comporte déjà des dérogations pour des personnes en état de vulnérabilité grave, a souligné le député. Ensuite parce que cette levée du secret pourrait porter préjudice aux patients victimes de violence. Certains professionnels de santé voient d’ailleurs dans celle levée du secret médical un risque de mise à mal de la confiance des patients à l’égard de leur médecin”.

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

Loi contre les contenus haineux, la moraline à l’échelle gouvernementale !

Marie-France Lorho est revenue sur la loi visant à lutter contre les contenus haineux sur Internet. “Les Français doivent pouvoir jouir de leur libre-arbitre. La loi française n’est pas un outil pédagogique, mais un cadre définissant la légalité de nos actes. Il revient aux dépositaires de l’autorité parentale de bénéficier des indications concernant les conditions d’utilisation du service impliqué”, a-t-elle souligné.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

https://www.youtube.com/watch?v=5WsGPcpN9gY&feature=youtu.be

Loi sur les contenus haineux : un terme absurde au service d’une loi inique !

Marie-France Lorho est revenue sur les termes de la loi visant à lutter contre les “contenus haineux” sur Internet. “La haine n’a pas de définition juridique propre. Encadrer notre utilisation d’Internet en s’appuyant sur des présupposés moraux et non objectifs suppose que le législateur est le détenteur d’une vérité universelle sans nuances”, a-t-elle souligné.