Elections régionales et départementales : un simulacre de démocratie

Marie-France Lorho est intervenue en séance dans le cadre de la déclaration du gouvernement sur l’organisation des élections régionales et départementales.

À l’heure où personne n’est en mesure de faire campagne, le maintien des élections départementales et régionales s’apparente à un simulacre. Un simulacre de démocratie, dans un pays gouverné depuis plus d’un an par un état d’urgence permettant les atteintes les plus folles aux libertés des Français Qui pourra faire campagne, à l’exception de ces quelques élus en place bénéficiant de tribunes pour appeler, au nom de la pérennité de leur action, à leur réélection ?” a demandé le député de Vaucluse.

Parce qu’il bafoue une nouvelle fois les prérogatives de la Chambre ; parce qu’il ne constitue qu’une nouvelle manœuvre de l’exécutif destinée à faire croire aux Français que leurs représentants sont encore consultés, je m’opposerai à la déclaration du gouvernement” a-t-elle conclu.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho en Séance (13 avril 2021).

Inscription des enfants d’agriculteurs sur la liste prioritaire : j’interpelle le ministre !

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de la santé et des solidarités pour l’alerter sur les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les agriculteurs à l’heure du confinement.

A la suite des annonces du Président de la République, les agriculteurs ont dû faire face à la fermeture des écoles et des crèches ; les enfants de ces professionnels, qui assurent une mission essentielle, ne sont pas jugés prioritaires par le gouvernement et se retrouvent privés de mode de garde, a souligné le député de Vaucluse.  Les agriculteurs contribuent à nourrir chaque jour des millions de français ; ne pas tout mettre en œuvre pour faciliter leur travail quotidien est à cet égard dangereux, puisque cela risque d’engendrer d’importantes pénuries alimentaires.”

Dans cette perspective, il apparaît plus que légitime que les agriculteurs, comme les salariés qu’ils emploient, soient inscrits dans la liste des professions prioritaires qui permet d’assurer la garde des enfants de manière sécurisée. “Monsieur le ministre compte-t-il donner suite à la demande des nombreux agriculteurs sur notre territoire ?” a demandé le député de Vaucluse.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Olivier Véran.

Face au gel, battons-nous pour la survie de nos domaines !

Depuis quelques semaines, le gel ravage nos vignes ; un épisode sans précédent pour dix régions sur les treize que compte la France… Dans ma circonscription de Vaucluse, à Cairanne, ce sont près de 950 hectares qui ont été affectés par ce fléau, l’un des plus dramatiques survenu depuis de très nombreuses années.  S’il faut se réjouir que le premier ministre ait promis des « enveloppes exceptionnelles » pour venir en aide aux agriculteurs et un déplafonnement du régime d’indemnisation des calamités agricoles, il faut se battre davantage pour sauver cette profession en péril.

Alors que le président de la République exhortait les agriculteurs à tenir bon, soutenant sans sourciller que les membres du gouvernement étaient « à leurs côtés et le resteraient », rien n’a été concédé aux agriculteurs par le gouvernement pour leur permettre de travailler durant la période du confinement. Les professionnels avec des enfants n’ont ainsi pas pu être inscrits sur la liste des professions prioritaires leur permettant de faire garder leurs enfants, à l’heure où ils ont pourtant tant besoin de travailler à leurs cultures. On nous annonce que le nécessaire sera fait, au compte-goutte, pour les cas les plus urgents, promesse aussi fallacieuse que désespérante pour une profession obligée d’agir dans la précipitation… J’ai écrit au ministre de la santé et des solidarités pour rendre systématique l’inscription de ces professionnels sur la liste prioritaire… Gageons que la réponse du ministre se fera au mieux attendre, au pire n’adviendra jamais.

Face à ce qui s’annonce comme un désastre économique comme à la chute massive de la production viticole comme de celle de la filière des fruits et légumes, il faut donc faire davantage. Incitons les intermédiaires à restreindre leurs marges pour permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail. Permettons ainsi aux français de continuer à acheter une production nationale en dépit de l’inflation massive des prix qui attend la filière. Cessons les polémiques aussi malvenues qu’absurdes sur les dispositifs d’urgence mis en place par les professionnels dans leurs champs.

A l’Assemblée nationale, avec les membres du groupe d’études sur le vin, la vigne et l’œnologie, nous avons cosigné une tribune pour interpeller le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et l’inciter à développer « tous les outils collectifs qui existent permettant de diminuer l’impact d’une perte de production mais aussi de réfléchir à des aides supplémentaires afin d’éviter que des domaines disparaissent ». Parce que par-delà les ornières partisanes, c’est bien pour la survie de nos domaines agricoles, joyaux de nos terroirs, qu’il faut se battre !  

Euthanasie : l’ultime transgression en voie d’agrément

C’était la dernière transgression, l’étape ultime à franchir en matière de bioéthique : ce jeudi 8 avril, l’Assemblée nationale examinait à la suite de son dépôt dans la niche parlementaire du groupe Libertés et territoires une proposition de loi donnant « le droit à une fin de vie libre et choisie ». Une périphrase disputant la coquetterie à l’absurdité pour désigner la légitimation de l’euthanasie. 

A l’heure où les Français envisagent les lendemains avec incertitude, à l’heure où les personnes seules comme les personnes âgées sont confrontées à la solitude et à l’angoisse d’un cadre sanitaire pesant, quelques députés (dont beaucoup comptent parmi l’ancien Parti Radical de gauche) s’emploient à inscrire dans notre droit la légalisation de la mise à son terme de la vie de patients dans la détresse. 

Alors même que de telles législations n’ont pas fait leurs preuves dans les pays étrangers l’ayant légalisé, la France voudrait réparer son supposé « retard » en la matière. « En Belgique, le nombre d’euthanasies est passé de 235 cas en 2003 à 2655 en 2019 – soit une personne sur 50 mourant par euthanasie aujourd’hui, a souligné le député de Vaucluse dans l’un des amendements qu’elle a déposés sur la proposition de loi. Cette dérive s’est accentuée en ce pays puisque la Belgique a ouvert la voie à l’euthanasie des mineurs en 2014 et aspire désormais à ouvrir cette possibilité pour les personnes atteintes de démence ». 


Aspirant à prévenir le recours de l’euthanasie pour les personnes atteintes de handicaps ou pour les mineurs ; souhaitant faire prévaloir la promotion des soins palliatifs sur la mise à son terme de la vie ; jugeant, enfin, le texte constitutionnellement faible et fallacieux par son perpétuel appel à l’émotion : le député de Vaucluse a souhaité faire barrage à ce texte dont l’examen est aussi malvenu que l’adoption serait inique. Avec 63 amendements, Marie-France Lorho s’inscrit parmi les députés les plus actifs sur cette loi qui, si elle est examinée, sera débattue à la va-vite, sans réflexions profondes sur une question philosophique pourtant majeure. 

L’Assemblée s’est arrêté à l’examen du premier article de ce texte. Parce que la loi de la république n’a pas vocation à encadrer la mort des citoyens, Marie-France Lorho votera contre ce texte s’il venait à être examiné une nouvelle fois en Séance.

Le gel a encore frappé ! Les députés mobilisés aux côtés des vignerons !

A l’initiative du groupe d’études sur le vigne, vin et oenologie, Marie-France Lorho a cosigné une tribune visant à affirmer le soutien des députés du groupe aux côtés des vignerons.

Le gel a été une catastrophe pour de nombreux secteurs : on se souvient de 2017 mais aussi de 1991 !

2021 vient s’ajouter à la liste des années que nous aimerions ne jamais avoir vécue. Cela fait deux nuits gélives de suite, et d’autres à venir : il n’y a pas de répit.

La perte de récolte est certaine car les bourgeons avaient pour la plupart débourré.

Certes, les contre-bourgeons vont quant à eux maintenant pouvoir démarrer mais la quantité de grappes est incertaine et elle sera clairement inférieure au rendement prévu initialement.

Il est difficile de donner des chiffres précis, les remontées sont en cours mais cela va de 30% à 60% et jusqu’à 100% sur certaines appellations. Le diagnostic final des préjudices sera établi d’ici deux semaines mais nous craignons vraiment le pire.

Deux fois en 5 ans et pour certains trois fois en 5 ans… Ces accidents climatiques ne sont plus ponctuels mais deviennent récurrents. Les aides seront les bienvenues, surtout dans le contexte actuel où les vignerons n’ont toujours pas retrouvé leur chiffre d’affaires (cafés- hôtels- restaurants fermés et salons annulés) !

On passe d’une semaine à 25 degrés puis la semaine d’après à -5 degrés. L’amplitude est énorme et nous devons aider les vignerons à s’adapter à ces changements.

C’est pour cela que des appels à projets dans le cadre de « France Relance » ont été mis en œuvre par le gouvernement et le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, pour des aides sur des investissements pour les aléas climatiques, mais ce sont des investissements très importants et ils ne couvrent pas tous les aléas (gel, grêle, sécheresse) ni toutes les surfaces.

Par ailleurs, les assurances à ce jour ne sont pas obligatoires et restent encore onéreuses pour les risques couverts et le montant des indemnités remboursé. C’est pour cela aussi qu’un travail est fait actuellement à l’Assemblée nationale, avec bientôt la remise d’un rapport de notre collègue-député Frédéric Descrozaille au ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, sur les assurances récoltes.

Quoi qu’il en soit, étant donné la situation, nous, députés du groupe d’études « Vigne Vin et Œnologie » à l’Assemblée nationale, par cette tribune, assurons de notre soutien, toutes les femmes et les hommes, vigneronnes et vignerons, dont les vignobles sont touchés de plein fouet et subissent ces intempéries.

Nous demandons au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, d’activer tous les outils collectifs qui existent permettant de diminuer l’impact d’une perte de production, mais aussi de réfléchir à des aides supplémentaires, afin d’éviter que des domaines disparaissent.

Il est indispensable de tenir compte de cet épisode douloureux dans le contexte actuel d’une crise sanitaire, nous le répétons, qui a encore des conséquences sur l’activité viticole.

Nous savons pouvoir compter sur vous, Monsieur le Ministre, pour soutenir la profession et pour trouver des solutions.

Nous sommes à vos côtés pour y travailler.

Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn et co-présidente du Groupe d’études « Vigne, vin et oenologie »
Jacques Cattin, député du Haut-Rhin et co-président du Groupe d’études « Vigne, vin et œnologie »

Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme
Jean-Philippe Ardouin, député de la Charente-Maritime et secrétaire Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle
Valérie Beauvais, Députée de la Marne et vice-présidente
Gregory Besson-Moreau, député de l’Aube
Florent Boudié, député de Gironde et vice-président
Danielle Brulebois, députée du Jura
Jean-René Cazeneuve, député du Gers
Anthony Cellier, député du Gard
Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire
Fabienne Colboc, députée d’Indre-et-Loire et secrétaire
Francois Cormier-Bouligeon, député du Cher et secrétaire
Charles de Courson, député de la Marne
Michèle Crouzet, députée de l’Yonne
Olivier Damaisin, député de Lot-et-Garonne et secrétaire
Typhanie Degois, députée de Savoie
Michel Delpon, député de la Dordogne
Benjamin Dirx, député de Saône-et-Loire
Christelle Dubos, députée de Gironde
Françoise Dumas, députée du Gard
Stella Dupont, députée de Maine-et-Loire
Jean-François Eliaou, député de l’Hérault
Jean-Luc Fugit, député du Rhône
Olivier Gaillard, député du Gard
Laurence Gayte, députée des Pyrénées-Orientales
Raphaël Gérard, député de Charente-Maritime
Eric Girardin, député de la Marne et vice-président
Valérie Gomez-Bassac, députée du Var
David Habib, député des Pyrénées-Atlantiques
Véronique Hammerer, députée de Gironde
Michel Herbillon, député du Val-de-Marne
Danièle Hérin, députée de l’Aude
Philippe Huppé, député de l’Hérault
Jacques Krabal, député de l’Aisne
Daniel Labaronne, député d’Indre-et-Loire
Célia de Lavergne, députée de la Drôme
Marie-France Lorho, députée du Vaucluse
Sandra Marsaud, députée de Charente
Didier Martin, député de la Côte-d’Or
Sereine Mauborgne, députée du Var et secrétaire
Stéphane Mazars, député de l’Aveyron
Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault
Ludovic Mendes, député de la Moselle
Sophie Mette, députée de Gironde et vice-présidente
Patricia Mirallès, députée de l’Hérault
Adrien Morenas, député du Vaucluse
Didier Paris, député de Côte-d’Or et vice-président
Alain Perea, député de l’Aude
Bernard Perrut, député du Rhône et secrétaire
Bénédicte Peyrol, députée de l’Allier
Jean-François Portarrieu, député de Haute-Garonne
Rémy Rebeyrotte, député de Saône-et-Loire

Véronique Riotton, députée de Haute-Savoie
Mireille Robert, députée de l’Aude et vice-présidente
Xavier Roseren, député de la Haute-Savoie
Laetitia Saint-Paul, députée de Maine-et-Loire
Jean-Marie Sermier, député du Jura et secrétaire
Nathalie Serre, députée du Rhône
Benoit Simian, député de Gironde
Jean Terlier, député du Tarn
Huguette Tiegna, députée du Lot
Alice Thourot, députée de la Drôme
Souad Zitouni, députée du Vaucluse
Sylvie Brunet, députée européenne
Laurence Farreng, députée européenne
Christophe Grudler, député européen
Irène Tolleret, députée européenne et présidente de l’intergroupe « Vin, spiritueux et produits de qualité »

Euthanasie : l’ultime transgression en voie d’agrément

C’était la dernière transgression, l’étape ultime à franchir en matière de bioéthique : ce jeudi 8 avril, l’Assemblée nationale examinera à la suite de son dépôt dans la niche parlementaire du groupe Libertés et territoires une proposition de loi donnant « le droit à une fin de vie libre et choisie ». Une périphrase disputant la coquetterie à l’absurdité pour désigner la légitimation de l’euthanasie. 

A l’heure où les Français envisagent les lendemains avec incertitude, à l’heure où les personnes seules comme les personnes âgées sont confrontées à la solitude et à l’angoisse d’un cadre sanitaire pesant, quelques députés (dont beaucoup comptent parmi l’ancien Parti Radical de gauche) s’emploient à inscrire dans notre droit la légalisation de la mise à son terme de la vie de patients dans la détresse. 

Alors même que de telles législations n’ont pas fait leurs preuves dans les pays étrangers l’ayant légalisé, la France voudrait réparer son supposé « retard » en la matière. « En Belgique, le nombre d’euthanasies est passé de 235 cas en 2003 à 2655 en 2019 – soit une personne sur 50 mourant par euthanasie aujourd’hui, a souligné le député de Vaucluse dans l’un des amendements qu’elle a déposés sur la proposition de loi. Cette dérive s’est accentuée en ce pays puisque la Belgique a ouvert la voie à l’euthanasie des mineurs en 2014 et aspire désormais à ouvrir cette possibilité pour les personnes atteintes de démence ». 


Aspirant à prévenir le recours de l’euthanasie pour les personnes atteintes de handicaps ou pour les mineurs ; souhaitant faire prévaloir la promotion des soins palliatifs sur la mise à son terme de la vie ; jugeant, enfin, le texte constitutionnellement faible et fallacieux par son perpétuel appel à l’émotion : le député de Vaucluse a souhaité faire barrage à ce texte dont l’examen est aussi malvenu que l’adoption serait inique. Avec 63 amendements, Marie-France Lorho s’inscrit parmi les députés les plus actifs sur cette loi qui, si elle est examinée, sera débattue à la va-vite, sans réflexions profondes sur une question philosophique pourtant majeure. 

Parce que la loi de la république n’a pas vocation à encadrer la mort des citoyens, Marie-France Lorho votera contre ce texte. 

Langues régionales : pour la préservation des langues de nos terroirs !

Le sujet revient sur le devant de la scène législature après législature : la préservation comme la promotion des langues régionales n’est pas du goût des gouvernements qui nous dirigent. Quinquennat après quinquennat, la défense de ce qui fait la spécificité et l’originalité de nos terroirs attisent de houleux débats, sur la nécessité de protéger un patrimoine immatériel dont il faudrait démontrer l’utilité immédiate. 

En Vaucluse, l’Occitan et son dialecte, le Provençal, est par-delà l’utilité : il est un héritage du passé, une manifestation de cette histoire d’un territoire tant affectionné. Il est un trésor de notre patrimoine, qu’il faut s’enhardir à sauvegarder à une heure où tant de menaces planent au-dessus de sa tête. Comme l’indiquait le député de la 4ème circonscription de Vaucluse dans l’un de ses amendements, « le travail particulièrement rigoureux de nos prédécesseurs pour préserver et enseigner ce dialecte, notamment l’important travail de classification mené par Frédéric Mistral, mérite d’être perpétué. »

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner, ce matin du 8 avril prochain, la proposition de loi visant à promouvoir et sauvegarder les langues régionales, il convient de rappeler l’urgence de le préserver. A la suite des différents examens à la Chambre, le texte a été considérablement amenuisé, réduisant son ambition première ; pour autant, la dernière mouture du texte encourage l’enseignement de nos vocables locaux et doit, en ce sens, être soutenue ! C’est la raison pour laquelle Marie-France Lorho votera pour l’adoption de ce texte en Séance. 

Les publicités douteuses du Planning familial

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur les publicités douteuses émises par le Planning familial.

Le 23 mars 2021, le Planning familial affichait fièrement sur les réseaux sociaux une campagne de publicité particulièrement douteuse. « Savoir que j’ai le droit de jouer dans la cour de récré, c’est bien. Savoir que j’ai le droit d’avoir plusieurs amoureux.euses (sic) aussi. #MonEducSex », indique ainsi cette institution. Outre l’usage d’une écriture inclusive malvenue, la promotion de la sensualité voire la sexualité des enfants proposée dans cet encart publicitaire soulève des interrogations quant à la mission de cet organisme ultra-subventionné” a souligné le député de Vaucluse.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Fusion des régimes de retraite : où en est-on ?

Marie-France Lorho a interrogé le secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable, sur les suites données à la fusion du régime général et des régimes de retraite complémentaire Agirc-Arrco.

Alors que l’Agirc-Arrco gère le régime dont il a la charge de manière équilibrée et responsable, le retrait de cette prérogative est incompréhensible, a souligné le député de Vaucluse. À l’inverse, le régime général est déficitaire : avec cette fusion, le Gouvernement espère-t-il disposer des réserves de l’Agirc-Arrco, dont les réserves représentaient près de 66,5 milliards d’euros capitalisés sur la fin de l’année 2019, voire 84,1 milliards en comptant la trésorerie ?

Par ailleurs, Mme le député s’est ‘interrogée sur la perspective spécialement courte que représenterait l’unification du régime de base et des complémentaires sous la houlette de la sécurité sociale, puisqu’une fois les réserves du privé fondues, le déficit continuera à se creuser. Elle a demandé au secrétaire d’Etat s’il comptait renoncer à cette fusion des régimes, aussi injuste pour les travailleurs du privé qu’éphémère pour la résorption du déficit de la sécurité sociale. 

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Déclaration du gouvernement : de l’autosatisfaction à l’ineptie !

Ce matin, le premier ministre se présentait devant la représentation nationale à l’occasion d’un « débat sur l’évolution de la situation sanitaire ». Un débat tout relatif, puisque les nouvelles mesures prises par le gouvernement ont été annoncées hier soir par le Président de la République et ne feront en aucun cas l’objet d’un réexamen en dépit de la large contestation de députés qui n’ont pas souhaité participer au scrutin. Un débat tout factice, puisque le gouvernement n’a pas engagé sa responsabilité et n’admettra pas la remise en question.

Sans rougir, le premier ministre s’est pourtant laissé aller à l’autocongratulation, comme l’a fait Emmanuel Macron hier soir : alors qu’il plaide pour la fermeture des écoles, laissant les parents démunis face à une situation professionnelle difficilement conciliable avec l’instruction ou la garde des enfants, Jean Castex a salué la stratégie française qui a mis quelques semaines de plus à clore les portes des établissements scolaires que ses voisins. Alors que le gouvernement a procédé, entre deux confinements, à la fermeture de lits, il se félicite de sa mobilisation pour accroître le soutien au personnel médical et les places en réanimation. S’il ne comportait pas d’enjeux aussi dramatiques, un tel discours prêterait à sourire…

Alors que le gouvernement a procédé à d’incessants revirements, alors même qu’il était, il y a quelques semaines, incapable d’expliquer l’usage de ses propres attestions, l’autosatisfaction du premier ministre est indécente. L’ineptie des dispositifs mis en œuvre, dont on peine à comprendre les fondements tant ils sont versatiles comme la noyade de l’administration, qui fait face à des arrivées de vaccins inconstantes et peine à répondre aux demandes, sont loin de susciter la satisfaction des Français. Face aux nouvelles mesures, ceux-ci peuvent seulement espérer que, dans un mois, l’incompétence du gouvernement sera moins manifeste. Le mépris avec lequel le gouvernement s’est exprimé ce matin à la tribune de l’Assemblée nationale, sûr de son intervention et fier de replonger les français pour quatre semaines dans les méandres d’un confinement qui apportera leur ruine tant psychologique que sociale, est intolérable. Face à ce que certains de mes collègues ont justement qualifié de « mascarade », j’ai refusé de participer à ce débat artificiel et n’ai pas tenu à apporter mon vote à cette déclaration d’amour à la politique macronienne