Greffe d’utérus : en France, cette opération éthiquement douteuse apparaît !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé sur les procédures de greffe d’utérus qui commencent à être pratiquées en France. « Cette opération constitue un risque non négligeable pour les donneuses ; elle peut durer plus de dix heures et pourraient engendrer des conséquences graves pour la santé de la patiente. Par ailleurs, une telle greffe chez la femme vivante exige que cette dernière ait définitivement renoncé à toute grossesse au cours de sa vie. Cette manipulation chirurgicale soulève également de graves questions éthiques : l’utérus prélevé en état de mort peut, une fois transplanté, entraîner des problèmes de santé pour la donneuse contrainte de prendre un traitement immunosuppresseur », a-t-elle souligné.

« Sécurisation des praticiens à diplôme hors Union Européenne » : un texte insuffisant !

Alors que les déserts médicaux sévissent à travers le territoire français, le texte déposé à l’Assemblée Nationale pour sécuriser les praticiens diplômés hors de l’Union Européenne aurait pu ouvrir des pistes de réflexion intéressantes. Pourtant, si les médecins diplômés hors de notre pays exercent en France, l’absence d’encadrement de leur statut soulève des problématiques importantes : à l’heure où les territoires sont désertés de leurs médecins, ne faudrait-il pas lancer des pistes de réflexions pour que ces praticiens voient leurs acquis validés et puissent enfin exercer au service des Français ?

C’est ce qu’a proposé Marie-France Lorho dans ses amendements ; consciente des conséquences dramatiques qu’engendrent les déserts médicaux, le député de Vaucluse a dénoncé l’absence de pérennité des dispositions soulevées par le texte de l’Assemblée Nationale. « Prolonger de deux ans l’exercice des Praticiens à diplôme hors Union Européenne ne constitue en rien une réponse pérenne aux problèmes rencontrés par ces praticiens, a-t-elle expliqué. A deux reprises, cette échéance a été prolongée pour ces médecins, qui devaient déjà quitter le territoire il y a quatre ans », a-t-elle ensuite constaté.

Alors que l’on compte entre 13 000 et 14 000 praticiens diplômés hors UE dans des établissements français, il est nécessaire que les personnels concernés n’y ayant pas encore trouvé une place puisse exercer la médecine auprès des Français de manière à combler l’absence des médecins sur notre sol. D’ici 2020, ce sont près de 30 % des praticiens hospitaliers qui vont devoir partir à la retraite et près de 12 500 postes qui vont être vacants. Au lieu de proposer l’extension des modalités de concours visant à rendre les médecins diplômés hors de l’UE aptes à l’exercice sur le territoire français, le texte débattu à l’Assemblée n’a pourtant pas défini de manière claire le statut de ces praticiens. Il n’aura pas non plus creusé de véritables sillons pour lutter contre les déserts médicaux alors même que ce motif doit constituer le premier objet de la présence de ces praticiens à diplôme hors UE sur le sol français.

Siège permanent à l’ONU : l’Allemagne cherche à affaiblir la Nation française !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur la proposition, par le vice-chancelier allemand M. Olaf Scholz, que « le siège de la France [au Conseil permanent de sécurité de l’ONU] soit transformé en siège pour l’Union Européenne ». « Juridiquement intenable, la position allemande est contraire à la Charte des Nations-Unies. La France est membre permanent au Conseil de sécurité depuis 1945 ; sa place a été obtenue avec détermination, au lendemain de la Guerre 1939-1945. Une modification de la position française au Conseil permanent n’est pas une mesure négociable. Elle engendrerait par ailleurs un affaiblissement de la Nation française au profit d’une Union Européenne désunie et dont les membres ne portent plus désormais une voix unanime », a-t-elle indiqué au Ministre.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Jean-Yves le Drian.

 

 

Le gouvernement veut-il permettre aux terroristes de bénéficier de la liberté conditionnelle ?

Marie-France Lorho a soutenu, dans le cadre des débats sur la loi de révision de la Justice, un amendement visant à l’interdiction de la liberté conditionnelle pour les détenus coupables de terrorisme. « L’absence de résultats des dispositifs visant à la déradicalisation de certains détenus nous intime à opter pour une répression plus forte à l’égard des condamnés pour infraction terroriste », a-t-elle souligné. Le gouvernement a rejeté cet amendement de bon sens, sans expliquer les motivations de son refus.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho en Séance.

https://youtu.be/ze1TfDGGExQ

Justice : la surveillance par bracelet électronique n’est pas une réponse satisfaisante !

Marie-France Lorho est intervenue en Séance sur le caractère ingérable de la substitution des peines de prison par de la surveillance électronique. »Je m’oppose à la systématisation de ce dispositif, qui apparaît déraisonnable dans le climat d’ensauvagement de la société auquel nous assistons« , a-t-elle souligné.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho en Séance.

https://youtu.be/-kAnf8wf5wI

Extrême-gauche : il faut mettre fin à l’impunité dont jouissent ces groupes violents !

Il y a quelques semaines, les membres de la France Insoumise déposaient à l’Assemblée Nationale une proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête sur la lutte contre les « groupuscules d’extrême-droite » en France.  Une proposition particulièrement savoureuse à l’heure où les violences des groupes d’extrême-gauche, qui se sont brillamment illustrés à l’issue de la manifestation de samedi dernier, ne sont pas condamnées par ces mêmes députés… Aspirant à l’équilibre, Marie-France Lorho a déposé avec quelques-uns de ses collègues une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême gauche.

« Depuis quelques années, des groupuscules d’extrême-gauche agissent en toute impunité dans le pays. Les premières victimes sont les Français, cibles des destructions et des troubles semés par ces militants d’extrême-gauche », ont-ils souligné en préambule. En effet, depuis quelques années, les violentes exactions de ces membres de l’ultra gauche engendrent des dégradations considérables, préjudices portés à l’encontre des Français, des membres des forces de l’ordre et des gendarmes notamment. « Entre les mois de mars et mai 2016, les manifestations contre la loi Travail ont été émaillées de violences à l’encontre des forces de l’ordre, de dégradations des quartiers traversés et des véhicules installés sur le passage. Œuvre des « antifascistes », cette violence a engendré plusieurs centaines de blessés parmi les policiers », ont ainsi rappelé les députés.

Indiquant que le code pénal donnait les outils nécessaires et efficaces pour que le Gouvernement puisse agir, par l’application de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure –  « sont dissous, par décret en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait : 1° Qui provoquent à des manifestations armées dans la rue ; 2° Ou qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ; 3° Ou qui ont pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national »- Marie-France Lorho et ses collègues ont proposé de mettre un terme à l’impunité dont jouissent ces groupes violents !

Retrouvez la proposition de résolution de Marie-France Lorho et de ses collègues députés.

L’État français veut vider nos musées !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Culture sur le rapport Savoy-Sarr, qui engage une réflexion sur la restitution par l’État français de certaines œuvres du patrimoine africain. « La modification du code du patrimoine qu’engendrera vraisemblablement bientôt le rapport Savoy-Sarr est grave ; restituer des œuvres d’art aux territoires correspondant à d’anciennes colonies françaises ouvrira la brèche pour mettre fin au principe d’inaliénabilité des œuvres », a-t-elle indiqué.

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho à Franck Riester.

Révision de la loi bioéthique : vers des parents « non genrés » ?

La décision est tombée mercredi 14 novembre : la cour d’appel de Montpellier a reconnu, suite à une requête formulée par un couple constitué d’une femme et d’un homme transsexuel, l’absence de reconnaissance de leur statut naturel dans leur rôle de parent. Ni père, ni mère donc, pour l’enfant concerné, mais un « parent biologique ». Ce couple, désormais constitué de deux femmes, a bénéficié d’une décision particulière qui vient bouleverser la définition de la filiation. « Cet arrêt, explique le professeur de droit Philippe Reigné, bouleverse le droit actuel de la filiation et ouvre la perspective d’une surpression des termes de « père » et de « mère » employés par le Code Civil ».

Certes, les tentatives de déconstruction de la famille traditionnelle sont innombrables : le 22 mars dernier, le Conseil de Paris adoptait un « vœu » pour remplacer les mentions de « père et mère » par celles de « parent 1 » et « parent 2 » sur les formulaires de demandes d’acte d’état civil. Une disposition d’ordre purement démagogique, niant les réalités naturelles inhérentes à la parentalité…. Il y a deux ans pourtant, le Procureur de Montpellier obtenait gain de cause dans l’affaire précitée, la justice considérant alors que la maternité est une réalité biologique « qui se prouve par la gestation et l’accouchement ». Mais à l’approche de la révision de la loi bioéthique, il semblerait que les dernières barrières de la préservation de la famille traditionnelle soient sur le point de céder.

Avec cette dernière décision, la cour d’appel de Montpellier a créé un statut particulier de « parent biologique », absence de genre sciemment adoptée relevant d’un vide juridique sur lequel le législateur va devoir se prononcer. Si l’avocate de la défense se réjouit de cette fin proclamée par la justice de la binarité sexuelle dans la filiation par le sang, l’avocat de l’enfant semble contrit par une décision qu’il juge tiède, « au milieu du gué ». Véritable bouleversement de l’ordre naturel contre lequel sévit une législation à mille lieues du réel, cette décision risque d’être âprement discutée à l’occasion des débats sur la révision de la loi bioéthique…

Fiscalité écologique : la recette « bonne conscience » du gouvernement

A l’occasion du projet de loi de finances rectificative pour 2018, le gouvernement prévoit de flécher 577 millions d’euros prélevés du compte d’affectation spéciale « transition énergétique » vers le budget général. En transférant cette somme considérable issue des recettes de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) vers le budget général, le gouvernement aurait-il envisagé de compenser le manque à gagner lié à la disparition de l’ISF ? C’est la question que l’on peut se poser à l’issue de la lecture de l’exposé des motifs du texte…

Nos collègues sénateurs avaient déjà, à l’occasion du rejet du texte en Séance le 19 avril dernier, déploré un tel mouvement ; « le gouvernement voit dans la fiscalité écologique un moyen de se faire des recettes qui ont bon dos », accusait ainsi Albéric de Montgolfier, rapporteur général de la Commission des Finances du Sénat. A l’heure où la colère des Français se fait ressentir par la mobilisation légitime des gilets jaunes, une telle décision souligne la surdité du gouvernement : car les 577 millions d’euros correspondent ni plus ni moins à l’augmentation du produit fiscal de la TICPE en 2018 ! Le transfert opéré démontre de quelle manière le gouvernement use de la fiscalité écologique comme d’un vulgaire prétexte : l’intégralité des crédits de cette enveloppe destinée à la « transition énergétique » n’aura donc pas été utilisé comme il se doit mais transféré vers le budget général.

Portant la part de TICPE de 13.3 à 13.9 milliards d’euros, l’ajustement semble avoir été utilisé de manière à combler le manque à gagner lié au remplacement de l’Impôt sur la fortune (ISF) par l’Impôt sur la fortune immobilière (ISI).  Si le ministère des Comptes publics dément se servir de la hausse des taxes sur le carburant pour financer l’allègement sur l’ISF, le recours à l’argument de la complexité du texte ne semble ni plus ni moins qu’une pirouette de Bercy pour se dédouaner d’un calcul fiscal qui, s’il était avéré, viendrait attiser à raison la colère des Français.

A l’heure où la France a été couronnée pour la troisième année consécutive championne d’Europe des impôts par Eurostat, une telle manipulation budgétaire est inacceptable. Représentant près de 48.4 % du PIB en France, les impôts et les cotisations sociales en France sont considérables. La France est ainsi le cinquième pays européen où le poids des charges a le plus augmenté l’an dernier. Harassés par les taxes, les Français n’auront bientôt plus la volonté de consentir à l’imposition galopante que lui impose un gouvernement moribond.

Travailleurs saisonniers : la majorité désavouée !

 

Ils étaient soixante, hier en Séance, à aspirer au rétablissement du dispositif temporaire issu de la première lecture concernant le coût des travailleurs saisonniers. La majorité s’est vue pourtant bientôt désappointée : à une voix près, l’opposition a arraché la modification du dispositif TODE à 1.2 fois du SMIC au lieu des 1.1 espéré par le gouvernement. Une belle victoire pour nos agriculteurs !

Depuis le 5 septembre, Marie-France Lorho alerte le gouvernement sur la dangerosité d’une telle modification pour les travailleurs saisonniers dans le milieu agricole. « Dans les régions où ces domaines agricoles règnent en maîtres, les agriculteurs n’auront donc plus les moyens d’embaucher de la main d’œuvre, au détriment de leur production. Cette gabegie du gouvernement constitue en soi une exception française ; car le prix de la main-d’œuvre saisonnière nationale défit en effet toute concurrence : elle est 36 % plus chère en France qu’en Italie et 27 % de plus qu’en Allemagne », expliquait le député de Vaucluse dans un communiqué de presse.

En Séance, le député est revenu sur l’importance de pérenniser le dispositif TODE par-delà les délais arrachés jusqu’en 2021 par le Sénat. Elle s’est notamment émue de l’impact qu’aurait une telle réforme sur la filière viticole : « je suis inquiète des conséquences d’une suppression du dispositif TO-DE pour nos viticulteurs [à l’heure où] ceux-ci indiquent que sa suppression renchérirait de 8 % le coût de revient du plant français et accentuerait le taux d’importation des plants de vignes depuis l’étranger. Décourager de telle manière la production nationale dans une filière aussi prestigieuse de la gastronomie française est inacceptable », a asséné Marie-France Lorho dans l’hémicycle.

La victoire à l’arrachée emportée hier soir dans l’hémicycle est une bonne nouvelle pour toutes les filières agricoles : elle est une petite victoire, néanmoins rassurante pour nos terroirs, joyaux de notre patrimoine que Marie-France Lorho défend avec vigueur !

https://youtu.be/BWS38sTZWFQ