Nord Vaucluse Magazine n°11

Retrouvez le 11ème numéro de Vaucluse Magazine, le journal de Marie-France Lorho, député Ligue du Sud de la 4ème circonscription de Vaucluse.


Retour sur l’intervention de Jacques Bompard contre le discours de politique général d’Édouard Philippe, premières actions de Marie-France Lorho à l’Assemblée Nationale, agriculture, emploi, défense, immigration, gilets jaunes et localisme, tels sont les thèmes abordés dans ce nouveau numéro.

Ce magazine en cours de distribution cette semaine dans les boîtes aux lettres des communes de la 4ème circonscription de Vaucluse. N’hésitez donc pas à nous contacter si vous ne l’avez pas reçu:

marie-france.lorho@assemblee-nationale.fr

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Immigration : augmentation du nombre de traversées clandestines de la Manche

Mme Marie-France Lorho a attiré l’attention du ministre de l’intérieur sur l’augmentation du nombre de traversées clandestines de la Manche. « Alors que la préfecture maritime de la Manche a procédé à une augmentation du nombre de ses patrouilles en mer depuis le mois de novembre, comment se fait-il que de tels réseaux puissent encore s’épanouir impunément ? », a-t-elle souligné avant de lui demander quelle était la destination des 170 millions d’euros versés par les autorités britanniques aux autorités de surveillance françaises visant à bloquer ces flux migratoires.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho. 

 

Ceuta : une pression migratoire inquiétante

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les flux migratoires convergeant vers Ceuta, enclave espagnole au sein du royaume du Maroc. « Des trois enclaves espagnoles situées en Afrique du Nord, Ceuta est la plus visée du fait de sa proximité géographique avec les côtes de la péninsule. Ce flux de migrants forçant le passage en direction de Ceuta et parfois poussant jusqu’aux côtes de la péninsule ibérique, est la porte ouverte aux réseaux de passeurs mais aussi aux réseaux de narcotrafiquants qui profitent des embarcations de passeurs pour écouler leurs produits en Europe », a fait remarquer le député de Vaucluse.

Retrouvez la question écrite de Marie-France LORHO.

Immigration : sur les six premiers mois de l’année 2018, seules 12,6 % des décisions d’éloignement ont été exécutées !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur les questions soulevées par le rapport du Sénat relatif à la politique migratoire menée par le Gouvernement. « Quelles mesures M. le ministre compte-t-il prendre face à l’essor du nombre de clandestins en situation irrégulière bénéficiant de cette aide, alors même que les crédits de l’AME s’élèvent à près d’un milliard d’euros à l’échelle annuelle ? », a-t-elle demandé au Ministre. « Comment se fait-il que le règlement de Dublin ne soit pas appliqué ? Depuis le début de l’année 2018, ce sont moins de 12 % des étrangers qui ont été transférés dans un autre État, constate le rapport. Comment expliquer que le nombre de mesures d’obligation à quitter le territoire français soient en constante baisse d’exécution ? En 2017, 17,5 % seulement des 103 940 mesures d’éloignement prononcées ont été mises en œuvre ; sur les six premiers mois de l’année 2018, seules 12,6 % des décisions ont été exécutées », a-t-elle encore souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho à Christophe Castaner.

Pacte de Marrakech : vers un discours unique sur l’immigration

Le 10 décembre dernier, la France signait le Pacte de Marrakech sur les migrations. Cent-cinquante pays ont ainsi ratifié le texte de coopération des Nations-Unis qui, s’il n’a pas de valeur juridiquement contraignante, révèle la grande désunion des pays européens face à la question migratoire. De la Hongrie à l’Autriche, en passant par la Slovaquie ou la Pologne, les pays de l’Est de l’Europe ne souscriront donc pas à un texte dont certaines considérations soulèvent effectivement de profondes questions quant au respect de l’identité des pays d’accueil.

On s’étonne de certaines de ses ambitions, teintées de naïveté. « Compte tenu de la diversité des situations, des politiques, des priorités et des conditions d’entrée, de séjour et de travail des pays, souligne le texte, les États peuvent, dans les limites de leur juridiction souveraine, opérer la distinction entre migrations régulières et irrégulières, notamment lorsqu’ils élaborent des mesures législatives et des politiques aux fins de l’application du Pacte mondial, conformément au droit international[1] ». La lutte contre l’immigration illégale est-elle donc facultative ? Ne constitue-t-elle donc pas pour les pays signataires, un enjeu majeur dont l’endiguement des réseaux illégaux de trafic d’êtres humains doit constituer le point culminant ?

Plusieurs objectifs pris par les signataires du texte soulèvent encore l’interrogation : ainsi de l’engagement visant à « munir tous les migrants d’une preuve d’identité légale et de papiers adéquats »[2], dont la mise en œuvre paraît totalement impossible, au regard des flux irréguliers massif auxquels sont confrontés les pays d’accueil. De même, on s’interrogera sur les dispositions visant à « faire en sorte que les filières de migration régulière soient accessibles et plus souples[3] » ou à « s’attaquer aux facteurs de vulnérabilité liés aux migrations et les réduire[4] », qui semblent autant de vecteurs propices à l’accélération des flux migratoires pour les pays s’étant engagés à suivre de telles résolutions.

Mais c’est surtout la manière dont le texte cherche à « faire évoluer la manière dont les migrations sont perçues » qui soulève des questions alarmantes. Car avec le Pacte sur les migrations, la presse n’étant pas favorable à l’immigration massive fera désormais l’objet d’un examen particulièrement resserré par la création de « normes déontologiques pour le journalisme » visant à lutter contre ceux qui « propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants »[5]. A l’inverse de ce qu’espèrent les rapporteurs du texte, l’instauration de telles normes contribuera encore davantage à la méfiance des Français quant à la sphère médiatique et découragera le débat supposément appelé de ses vœux par les Nations-Unies.

Les engagements du Pacte de Marrakech, s’ils sont non contraignants, comportent des mesures alarmantes qui risquent d’encourager la dynamique migratoire comme d’imposer l’expression d’une pensée unique sur l’immigration. A l’inverse de ce qu’indiquait le président de la République dans sa dernière allocution, le Pacte de Marrakech ne permettra pas d’affronter les questions migratoires : il en imposera une vision unilatérale dangereuse.

[1] A/Conf.231/3*. Page 5.

[2] A/Conf.231/3*. Page 13.

[3] A/Conf.231/3*. Page 14.

[4] A/Conf.231/3*. Page 17.

[5] A/Conf.231/3*. Page 30.

Essor du proxénétisme : des réseaux nigérians à l’œuvre !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur l’essor du proxénétisme du à des réseaux nigérians. « Sur un an, à travers le territoire français, l’achat de rapports tarifés aurait rapporté à ces réseaux 3.2 milliards d’euros. Deux réseaux ont récemment été mis au jour dans le XVIIe arrondissement de Paris ; les policiers responsables de l’affaire ont intercepté deux porteurs de valise, transportant 200 000 et 250 000 €. »

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Christophe Castaner.

Viol : un réfugié relaxé parce qu’il n’avait pas « les codes culturels »

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Justice sur le cas du réfugié originaire du Bangladesh accusé du viol d’une lycéenne de 15 ans. « En dépit des deux lourdes présomptions de culpabilité qui pèsent à l’encontre du prévenu, la cour d’assises a acquitté le réfugié, notamment au titre que ce dernier ne disposait pas des « codes culturels » pour comprendre qu’il imposait une relation non consentie à la jeune fille. Les experts ont ainsi jugé que le pays d’origine du réfugié, « où les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel », expliquait le comportement du criminel », a-t-elle souligné. « Le recours à l’argument des « codes culturels » risque de constituer un grave précédent judiciaire, encourageant le traitement différencié de l’acte criminel suivant l’origine du prévenu« , s’est-elle insurgée.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.

L’immigration clandestine s’accentue en France !

 

« Je m’inquiète de la pression qui s’exerce à la frontière espagnole » : les mots du premier entretien de Christophe Castaner en qualité de ministre de l’Intérieur laissent peu de doutes sur les incertitudes qui planent sur le ministère de l’Intérieur. Après le bilan peu fourni de son prédécesseur, quelles mesures va prendre le nouveau ministre face à l’augmentation de la pression migratoire en France ? Car sa croissance est patente : depuis le début de l’année, les entrées irrégulières en provenance du Maroc sur le territoire espagnol connaissent un pic de 155 % ! « En un an, les non-admissions à la frontière franco-espagnole ont augmenté de près de 60 % dans les Pyrénées-Atlantiques », concède l’ancien porte-parole de la République en Marche.

Le constat des autorités policières est accablant : alors qu’en 2017, le pôle national d’analyse migratoire de la Place Beauvau avait recensé 11 403 refoulements d’immigrés illégaux à la frontière entre la France et l’Espagne, ce sont près de 15 000 recensements en à peine dix mois qui ont été comptabilisés depuis le début de l’année dans cette zone. Le délégué d’Unsa-Police est pessimiste quant à l’évolution de la situation : « On est dépassé, explique Frédéric Ivanier. Il y a quatre à cinq ans, on nous demandait d’interpeller au moins 15 illégaux par mois et par équipe. Aujourd’hui, c’est 15 arrestations de clandestins par heure ! ».

Essentiellement francophones, les nouveaux arrivants souhaitent désormais s’implanter durablement sur le sol français. Ce sont tant des Maliens que des Guinéens ou des Marocains profitant de la confusion pour se mêler aux flux. Et alors que les censeurs des sphères médiatiques soulignaient à l’envi la présence massive de femmes et d’enfants dans les vagues migratoires, il semblerait que cette population tente seulement maintenant un passage des frontières. « Alors qu’il n’y avait que des jeunes hommes avant, indique le même policier, des femmes et des enfants arrivent depuis peu ».

A l’occasion de la discussion du projet de loi sur l’immigration, Marie-France Lorho avait à plusieurs reprises alerté le rapporteur du texte sur le rôle des associations dans l’augmentation des flux migratoires illégaux. Force est de constater que cette croissance ne leur est pas inconnue : « les associatifs côté espagnol font miroiter aux migrants que la France va les accueillir, expliquait récemment un agent de la police aux frontières dans les colonnes du Figaro[1]. Ils leur donnent 70 euros, un billet de train, et, à leur arrivée, les malheureux sont refoulés conformément à la loi ». Une conduite inacceptable, qui encourage les passages des clandestins sur notre territoire. A l’issue du passage de la loi immigration, le rapporteur LREM du texte avait souligné au député de Vaucluse « ne pas partager sa suspicion à l’égard des associations ». Voilà les Français rassurés.

[1] Le Figaro. La France face à une nouvelle crise migratoire. 23.10.2018. p. 12.

La commission européenne contre les peuples

 

Jean-Claude Juncker est formel : « M. Orban n’a plus sa place au sein du Parti populaire européen (PPE) » a indiqué doctement le président de la Commission européenne à l’issue du sommet de Salzbourg le 20 septembre dernier. En cause ? Le refus des pays du Višegrad de se soumettre aux injonctions européennes en matière migratoire. « Les discours pernicieux qui disent que l’Europe est confrontée à une invasion islamique ne sont pas acceptables », accuse en sous-main ce membre du PPE. Lutte contre les populismes, combat contre les « nationalismes irréfléchis » : avec condescendance, Jean-Claude Juncker nie sans sourciller la volonté de peuples européens, hostiles aux vagues migratoires qui abondent en leur pays.

Condescendance et absence totale de diplomatie : tel semble être le nouveau paradigme des amoureux d’une Union Européenne noyant les identités des peuples dans une globalisation sans racines. Telles sont, également, les qualités de la proposition de résolution européenne visant prétendument au respect de l’état de droit dans l’Union Européenne qu’ont récemment déposé deux députés et qu’examinera bientôt la Commission des lois. « Dénon[çant] la dégradation de l’État de droit, motivée par un programme idéologique contraire aux valeurs européennes et démocratiques, en Hongrie et en Pologne », les rapporteurs du texte portent eux-mêmes un constat d’une teneur toute idéologique. Parce que la Hongrie ne souhaite, ainsi que le soulignait récemment Viktor Orban, « devenir un pays d’immigration », on déplore l’absence d’adhésion de Budapest au programme de l’Union Européenne. Or, en France, les chiffres soulignent pourtant que la population est majoritairement hostile à l’immigration massive. C’est donc la volonté portée par l’Union Européenne, s’élevant à l’encontre de celle des peuples européens, qui constitue un programme idéologique en soi.

Marie-France Lorho a proposé plusieurs amendements pour s’opposer à ce texte douteux, rappelant la légitimité des pays membres de l’UE et leurs peuples à disposer d’eux-mêmes, soulignant la nécessité d’endiguer les comités superflus visant à dénoncer les attitudes non conformes aux valeurs de la pensée unique prônée par les rapporteurs comme celle de ne pas mettre en place des sanctions éphémères à l’encontre de nos voisins, qui porteraient préjudice à nos producteurs exportant en ces pays.

Contrevenant à la plus élémentaire des courtoisies diplomatiques, ces députés dédaignent également la souveraineté dont devraient pouvoir encore bénéficier les pays du Višegrad, membres de l’Union Européenne au même titre que la France. A l’heure où l’Arabie Saoudite, partenaire de la France en de nombreux domaines, est soupçonnée de mener des raids d’une insupportable violence au Yémen et de torturer certains de ses ressortissants, la leçon dispensée par les membres de la majorité ou leurs proches semble particulièrement malvenue.

Immigration : les frontières européennes ne sont pas protégées !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les fonds alloués aux pays tiers par l’Union Européenne, destinés à la protection des frontières de ses pays membres. « Alors que des fonds considérables sont mis en œuvre pour appuyer les pays du Maghreb dans une mission de surveillance qu’ils ne semblent pas exercer – en témoigne l’épisode du 23 août- quelle sera la position du Ministère des Affaires étrangères sur les fonds alloués aux pays tiers n’assurant pas la mission qui leur est assignée ? », a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho à Jean-Yves Le Drian.