Embryons : des médecins alertent sur la dangerosité de la congélation !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des Solidarités et de la Santé sur la déclaration signée par plus de 500 médecins maltais, alertant sur la dangerosité de l’autorisation de la congélation des embryons en leur pays. « En France, a-t-elle fait remarquer, de nombreux embryons dit « surnuméraires » sont congelés et nombre d’entre eux ne font l’objet d’aucun « projet parental » et sont donc abandonnés. Il est évident que cela soulève un problème éthique : jusqu’où faut-il les conserver ? Pour tous ces embryons qui sont déjà congelés, il semble qu’il n’y ait pas de bonne solution et que nous nous trouvions face à une impasse ».

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.

Éducation nationale : du citoyen numérique au mépris de l’ordre naturel

Marie-France Lorho est intervenue en Séance sur l’interdiction des téléphones portables à l’école.

Elle a souligné, au détour d’un amendement : « Le meilleur de la tradition, monsieur le ministre, c’est de respecter ce qui relève de l’ordre naturel : la responsabilité éducative des parents complétée par l’inscription de l’enfant dans une société et de l’ordre artificiel ».

https://youtu.be/hR19YKP5wMc

Elle s’est ensuite interrogée sur la notion de « citoyenneté numérique » soulevée par le texte. « Le citoyen numérique est il de nationalité française ? Ou peut il être toute personne résident sur notre sol ? Est il un ressortissant des grandes entreprises mondialisés ? Ou un petit habitant du Vaucluse à qui l’on fait croire qu’internet est un autre pays, un autre continent, en somme un autre monde? », a-t-elle indiqué.

https://youtu.be/TfroapZAKJ8

Nouveaux défis de la santé, quelles priorités ?

Selon le « scénario central » de l’INSEE, l’espérance de vie à la naissance continuera d’augmenter, en France comme dans la plupart des pays européens, jusqu’à atteindre 93 ans pour les femmes et 90 pour les hommes. Mais dans le  Monde diplomatique Claude Aubert[1]  et Cécile Marin [2] émettent une réserve sur un tel optimisme car si la baisse de la mortalité est probable pour les deux premières causes de mort (cancers et maladies cardio-vasculaires) où la médecine progresse, qu’en sera-t-il pour le nombre croissant de personnes atteintes par des maladies nouvelles dues à la modification radicale de notre mode de vie ?  Trois facteurs en particulier sont déterminants : l’alimentation s’est dégradée, le niveau d’exercice physique a baissé et l’exposition aux polluants chimiques a augmenté et s’ils ne se traduisent pas encore sur la mortalité c’est que leurs conséquences ne se manifestent qu’au bout d’une dizaine d’année.

                De fait, les effets de la malbouffe, de la sédentarité et de l’exposition aux polluants chimiques restent encore mal connus même si plusieurs facteurs sont déjà préoccupants. L’incidence du diabète a par exemple augmenté de 5,4% par an de 2006 à 2009 et de 2,8% par an de 2012 à 2015. D’autres maladies jadis rares ou inconnues, telles que la maladie d’Alzheimer qui touche aujourd’hui près de 1 millions de personnes en France et Parkinson près de 150 000 personnes ou encore la stéatose hépatique non alcoolique (ou plus simplement « maladie du soda ») qui toucherait 20 à 30% de la population européenne[3] , sans symptômes spécifiques et actuellement incurable.

                On peut déjà observer que l’espérance de vie en bonne santé ou sans incapacité n’augmente plus depuis une quinzaine d’années (64 ans pour les femmes et 62 pour les hommes) ce qui signifie que de plus en plus de personnes vont avoir besoin de soins et d’attention et pour un temps de plus en plus long. Il est également important de noter l’influence de la catégorie sociale et du niveau de diplôme, il y a en France un écart de treize ans d’espérance de vie en moyenne entre les 5% des hommes les plus aisés et les 5% des hommes les moins aisés et de sept ans entre les diplômés de l’enseignement supérieur et les non-diplômés.

                Il y a là un défi majeur pour le système de santé publique et il existe un risque d’être dépassé si ces problématiques ne sont pas prises en compte. Il apparait nécessaire d’améliorer ce système pour pouvoir prendre en charge toutes ces personnes quelques soient leurs ressources. La feuille de route du ministère des Solidarités et de la Santé « pour relever le défi du vieillissement à court et moyen termes » va en ce sens, prévoyant par exemple d’augmenter la présence d’infirmiers de nuit en EHPAD ou de soutenir l’aide à domicile. Il est prioritaire d’améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie, à l’hôpital, en EHPAD ou à domicile, or il est frappant de voir la promotion de l’euthanasie qui est faite comme s’il s’agissait d’une solution acceptable pour se débarrasser d’encombrants malades.

[1] « Longévité, les limites d’une espérance », le Monde diplomatique, juin 2018, page 18, Claude Aubert,

[2]« Espérance de vie, le grand écart », le Monde diplomatique, juin 2018, Cécile Marin

[3] « Stéatose hépatique non alcoolique et stéatohépatite non alcoolique » (PDF), World Gastroentology Organisation, Milwaukee, juin 2012

Téléphones à l’école : l’État doit se tenir à sa place !

Marie-France Lorho est intervenue en Séance sur l’interdiction des téléphones portables dans les écoles. « Il n’y aurait rien de plus troublant que de faire croire à nos enfants que l’État est dispensateur de la vérité. L’État n’a aucune vérité à procurer, il n’est que le fonctionnaire de la société et des idées, des débats et des désaccords qui le traversent », a-t-elle souligné.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

https://youtu.be/qUTbkV20MjQ

 

Le garde des sceaux plaide en faveur du gouvernement des juges !

Marie-France Lorho a interrogé le Garde des Sceaux sur le projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace. « Il existe un lien puissant entre votre ministère et les magistrats. Un lien que la révolution notamment avait voulu en supprimant la propriété des charges en 1790« , a-t-elle d’abord indiqué avant d’ajouter : « Entre volonté générale et conservation d’une nécessaire indépendance, pensez-vous que le texte ne soit pas un pas de trop en direction « du gouvernement des juges « alors même que dans une décision du 8 décembre 2017, le conseil constitutionnel jugeait l’indépendance du parquet  suffisamment garantie ?« .

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

https://youtu.be/tlTc0oyQvkg

Iran : la France doit garder son indépendance à l’égard des sanctions américaines !

Le mois dernier, les Etats-Unis se sont retirés du « Joint Comprehensive Plan of Action » ou « Plan d’action global commun », l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Cette décision s’est accompagnée du rétablissement de sanctions économiques contre l’Iran, qui visent notamment le secteur pétrolier. La reprise de l’embargo américain contre l’Iran aura évidemment des répercussions sur plusieurs entreprises françaises. En effet, les Etats-Unis ont annoncé qu’ils puniraient les entreprises qui entretiennent des liens avec l’Iran, au premier rang desquelles on trouve des groupes français. Ils risquent de subir de plein fouet la décision du gouvernement américain puisque le président Donald Trump a donné un délai de 90 à 180 jours à ces entreprises pour se retirer d’Iran.

Total était ainsi impliqué dans un projet gazier majeur en Iran. Le groupe détenait la majorité des parts du consortium pour le développement de la phase 11 du champ gazier offshore particulièrement important de « Pars Sud ». L’entreprise va devoir obtenir une exemption des autorités américaines pour pouvoir poursuivre son projet. Le ministre iranien du pétrole a donné un délai de deux mois à Total pour l’obtention d’une exemption américaine. Celle-ci est cependant peu probable et le PDG de Total Patrick Pouyanné estime que la probabilité d’obtenir une exemption est très faible.

PSA et Renault pâtissent également de cet embargo. En 2015, la fin des sanctions américaines avait permis aux deux entreprises de préparer des plans d’investissements majeurs en Iran et le pays devait représenter un marché majeur pour les deux entreprises. PSA, qui écoulait plus de 400 000 véhicules par an sur le marché iranien, a annoncé lundi 4 juin son retrait. De même Renault a peu de chance d’obtenir une exemption américaine et risque de subir la politique hostile menée par les Etats-Unis contre l’Iran.

Cette situation ne peut que rappeler la politique de sanctions menée par les Etats-Unis contre la Russie, qui a porté et porte toujours préjudice à nos agriculteurs. L’embargo russe dirigé contre l’UE et provoqué par la diplomatie américaine avait frappé nos exportations agroalimentaires, notamment dans le secteur de la viande bovine. Les sanctions prises contre la Russie ont eu peu d’effets sur les Etats-Unis mais les membres de l’Union Européenne, au premier rang desquels la France, en subissent l’essentiel des conséquences.

Ce n’est donc pas la première fois que la politique américaine entraine des contrecoups néfastes pour l’économie française. Dans le cas iranien aussi, les sanctions pèseront peu sur l’économie américaine mais auront des conséquences importantes sur nos relations économiques avec l’Iran. Il est évidemment insupportable que des entreprises françaises se retrouvent prises en otage par la politique agressive des Etats-Unis.  Nous espérons évidemment que la France prendra les mesures nécessaires pour protéger nos relations économiques avec l’Iran qui se trouvent entachées par les décisions idéologiques des dirigeants américains.

 

Yémen : l’île de Socotra est occupée par l’armée émiratie !

Marie-France Lorho écrit au Ministre de la Transition écologique et solidaire concernant l’île yéménite de Socotra. « Abou Dabi a déployé 300 soldats ainsi que plusieurs blindés et véhicules de combat. Pour étendre leur présence militaire, les Emirats Arabes Unis occupent aussi les installations vitales de l’île, notamment l’aéroport et les ports. Ils ne se contentent pas d’y installer de nombreuses infrastructures militaires mais y entrainent également leurs forces spéciales. Il va sans dire que cette pression militaire pèse sur la flore et la faune locales », a-t-elle indiqué au Ministre avant d’ajouter : « J’espère que vous saurez prendre en compte l’état critique dans lequel se trouve l’environnement de Socotra et je m’interroge sur les projets que vous comptez mener pour protéger l’écosystème de l’île ».

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO.

 

Malus énergétique : une mesure contestable !

Marie-France Lorho a écrit au Ministre de la Transition écologique quant à la volonté de créer un malus pour les habitations en fonction de leurs dépenses énergétiques. Cette disposition « suscite de vives interrogations de la part de nombreux propriétaires et inquiète les professionnels du bâtiment et de l’immobilier. Non seulement les propriétaires de ces logements énergivores n’ont souvent pas eu connaissance des problèmes écologiques suscités par leur habitation, mais cette mesure serait de toute façon difficilement applicable dans de nombreux cas », a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO à Nicolas HULOT.

Observatoire de la laïcité : j’en demande la suppression !

Marie-France Lorho a interrogé le Premier Ministre sur l’utilité de l’Observatoire de la Laïcité. « Répétant la nécessité d’une « grande rigueur d’analyse » concernant la laïcité, il est frappant que la question de sa définition ne soit pas abordée. Or, quand bien même l’Observatoire de la laïcité en donne une sur les pages lui étant consacrées sur le portail du gouvernement, il existe toujours en France un clivage important entre la laïcité vue comme stricte neutralité de l’Etat et liberté des personnes et la laïcité abordée comme gommage de tout signe d’appartenance religieuse, confinant la religion à l’intime. Le rapport déplore la « mauvaise compréhension à l’étranger » de la laïcité française, là où celle-ci fait débat en France même, ainsi la question est-elle peut-être celle de la mauvaise compréhension française de la laïcité », a fait remarquer le député du Vaucluse.

« Ainsi il est clair que l’Observatoire de la laïcité montre ici qu’il n’est pas pertinent et que son existence est superflue. Ne paraît-il pas utile et même nécessaire de le supprimer, d’autant que ses missions peuvent continuer d’être assurées et ce de façon plus efficace ? » a-t-elle ensuite indiqué.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO au Premier Ministre.

 

Loi ÉLAN : « Sortez-nous de ce texte et de son jacobinisme maladif ! »

Marie-France Lorho est intervenue sur le texte de loi ÉLAN. « Je vous propose de revenir  avec un texte qui supprime cette absurdité intellectuelle, sociale et politique qu’est le diktat idéologique de la loi SRU. Sortez nous de ce texte et de son jacobinisme maladif, redonnez leurs libertés aux communes et donc aux gens, d’organiser la vie urbaine en fonction de leurs expériences et leurs ambitions locales, et vous serez, vraiment, dans un texte novateur, propre à nous sortir des ornières ».

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

https://youtu.be/1WnSAa3r7pM