Le Monde est incapable de penser l’immigration !

Alors que la question migratoire inquiète de plus en plus les Français et les peuples d’Europe, Le Monde ne cesse de publier des articles sous la plume de journalistes incapables de penser l’immigration. Les questions de l’identité culturelle, de la mobilité des pauvretés, de l’insécurité ne sont jamais abordées, le quotidien y préfère des appels incessants à plus d’immigration et des critiques continues sur son contrôle.

Le journal Le Monde publie de nombreux articles à propos de l’immigration, axés autour de la politique migratoire de la France mais aussi de l’Europe. Ainsi, le journal se fait le relais de commentateur de la politique du gouvernement « la politique migratoire menée par Macron paraît incohérente. Les mesures en faveur des migrants s’ajoutent à des mesures dissuasives [1]». Pire, il tente d’analyser cette politique migratoire en rapportant les mots de Jean-François Dubost, d’Amnesty International : « ce n’est pas parce que l’environnement s’affaisse que la position de la France prend de la hauteur ». [2] En conséquence, plus que l’immigration, c’est le gouvernement et sa politique qui sont pensés.

Pour prendre un peu de hauteur, on nous propose des articles sur l’immigration à l’échelle européenne. Du moins, des critiques des récents accords de l’Union européenne « Si les modalités sont floues, la philosophie, elle, est claire. L’accord auquel sont parvenus les 28 (…) consacre un tournant dans l’approche européenne de la gestion des flux migratoires (…) l’U-E s’organise pour fermer ses portes et dissuader les candidats à l’immigration clandestine [3]». En fait, la position de l’Europe sur l’immigration est le sujet central des articles comme Hubert Védrine le résume : « le sentiment que l’Europe est une passoire, alors même que l’islamisme progresse partout chez les musulmans sunnites et que le terrorisme islamiste sévit, est peut-être exagérée ou injuste, mais il est obsédant [4]».

Finalement, c’est bien le problème : que la politique d’immigration européenne soit obsédante puisque, par-là, elle monopolise les articles au sujet de l’immigration. Dès lors, celle-ci n’est pas pensée. Le Monde ne propose aucun article qui puisse amener à développer une pensée sur l’immigration, sur les enjeux culturels, sécuritaires ou encore de mobilité de la pauvreté qui sont sous-jacent au grand déménagement du monde.

[1] Macron souffle le chaud et le froid, Le Monde du 29 juin 2018, Hervé Le Bras

[2] Flux migratoires : la constante prudence de la France, Le Monde du 1er juillet 2018, Julia Pascual

[3] Editorial du Monde du 2 juillet 2018

[4] Contrôler davantage les flux migratoires, Le Monde du 29 juin 2018, Hubert Védrine

Les activités des eurodéputés prouve l’inutilité du non cumul des mandats !

Alors que la loi du 14 février 2014 entendait « moraliser » la vie publique en interdisant le cumul des mandats, les faits nous montrent qu’il n’en est rien, et c’est pourquoi Marie-France Lorho a récemment proposé de l’abroger.

Selon l’ONG Transparency International, 31% des députés du Parlement européen ont ainsi touché des revenus en plus de leur salaire d’élu : que ce soit en occupant le poste de directeur d’entreprise, administrateur de société ou en participant à des émissions de télévision. Leurs emplois parallèles mettent ainsi à mal une loi censée augmenter la disponibilité des députés. Les révélations de 2011 quant à l’argent reçu par trois eurodéputés en échange de dépôt d’amendements alourdissent le constat, un code de bonne conduite à dut être introduit par l’administration du parlement afin d’éviter tout lobbying. Mais comment l’empêcher alors que les députés représentent leurs propres intérêts financiers ? En 2013, 200 amendements venant directement de groupes d’intérêts étaient encore proposés par un eurodéputé. L’inutilité du non cumul des mandats est ainsi attestée, c’est pourquoi Marie-France Lorho a proposé un retour au cumul, pour des députés plus proches des localités et de l’intérêt réel des habitants.

Entre les députés proposant des amendements pour des groupes d’intérêts et ceux défendant l’intérêt des localités ; entre les députés présents dans leurs entreprises et ceux occupés à écouter les revendications de leurs électeurs ; entre les députés hors-sols motivés par leurs revenus et ceux honnêtement rémunérés pour leur travail : Marie-France Lorho défend l’intégrité de la fonction de député, en proposant le retour au cumul des mandats.

Des suspects moins contrôlés et une sécurité fragilisée !

Alors que la loi du 30 octobre relative à la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme réduit la marge de manœuvre de nos forces de sécurité pour contrôler les individus suspects, Marie-France Lorho dénonce le manque d’efficacité d’une loi trop restreinte par les procédures mises en place.

Alors que 4600 perquisitions administratives ont été effectuées entre novembre 2015 et novembre 2017 dont 73 dans les trois derniers mois, seulement 31 visites domiciliaires administratives ont été menées à la suite de la levée de l’état d’urgence entre novembre 2017 et juin 2018. Nous sommes ainsi bien loin de la « montée en puissance » du dispositif qu’évoquait le ministre de l’intérieur Gérard Collomb.

Alors même que selon lui « le niveau de menace reste extrêmement élevé », les contrôles à domicile sensés lever le doute sur les agissements d’un suspect s’en trouvent réduits et assujettis à l’avis préalable du procureur de Paris et à l’autorisation du juge des libertés. Bien qu’ « il était inconcevable de se priver d’une telle mesure » du fait d’ « une menace qui devient endogène », toujours selon Gérard Collomb, nous nous privons d’un outil hautement important pour le contrôle d’individus souvent sous les radars des services de renseignement.

Entre des personnes assignées à résidence qui peuvent dorénavant circuler et des méthodes de contrôle des suspects rendues inefficaces par les démarches qu’elles nécessitent, Marie-France Lorho condamne un appauvrissement de nos moyens de lutte et de surveillance des potentiels terroristes. Alors que les contrôles permettaient auparavant de « lever le doute », ceux-ci sont aujourd’hui une démarche préjudiciaire prenant le risque d’arriver trop tard…

Condamné par la France, le pharmacien défend l’objection de conscience à la CEDH

Condamné en 2016 pour avoir refusé de vendre un stérilet en raison des effets potentiellement abortifs du produit, le pharmacien Bruno Pichon vient de déposer une requête auprès de la Cour Européenne des droits de l’homme (CEDH) « pour faire respecter sa liberté de conscience ». Alors que les pharmaciens sont associés à ce qu’ils considèrent comme des crimes du fait du refus qu’il leur est fait de respecter leur liberté de conscience, il n’existe pas de médicament pour apaiser la douleur du fardeau qu’il porte. Comme mon prédécesseur Jacques Bompard l’avait formulé, les pharmaciens sont victimes d’une injustice insupportable qu’il faut relever.

En France, à la différence des autres professions médicales, le droit à l’objection de conscience n’est pas reconnu aux pharmaciens alors qu’ils sont en première ligne dans la délivrance des produits abortifs et, demain peut-être, euthanasiques. Ils sont donc contraints par la loi de vendre des produits allant à l’encontre de leur conscience. Ainsi, le refus de Bruno Pichon quant à la vente d’un stérilet lui a valu une interdiction d’exercer la pharmacie durant une semaine. Comme le souligne l’ECLJ (European Court of Law and Justice) « l’interdiction d’exercer la pharmacie pendant une semaine peut sembler une peine légère, la véritable portée de cette condamnation est l’obligation qu’elle impose à M. Pichon de devoir vendre à l’avenir des stérilets, et tout autre produit similaire, c’est-à-dire que cette condamnation le place devant l’obligation de violer sa conscience ou de quitter sa profession ».

Or, la France est censée « garantir l’exercice effectif de la liberté de conscience des professionnels de la santé » comme le rappelait une décision de la CEDH en 201 qui avait condamné la France. En effet, des résolutions de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ont confirmé « le droit à l’objection de conscience dans le cadre des soins médicaux légaux ». Comme le rappelle l’ECLJ « protéger la liberté de conscience des professions médicales, en particulier des pharmaciens, implique de garantir leur droit de ne pas participer à une action susceptible de porter atteinte à la vie humaine ».

La France est donc coupable. Face à cette culpabilité, Jacques Bompard, proposait déjà une proposition de loi relative à la clause de conscience des pharmaciens pour étendre cette dernière à la profession. Il écrivait ainsi « la liberté de conscience ne peut se limiter à quelques professions et doit comprendre l’ensemble des acteurs confrontés à des actes susceptibles d’affecter la vie humaine. Comme le disait Pierre Rabhi dans son Manifeste pour la Terre et l’Humanisme « La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie. [1]» » Il est nécessaire d’apporter notre soutien à Bruno Pichon et de continuer à lutter pour la liberté de conscience.

[1] http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion4006.asp

« On est réalistes, pas racistes » : même la gauche suédoise s’y met !

Après des années de politiques d’ouverture à l’immigration et de leçons de morales données à l’ensemble de l’Europe, la Suède, le parti social-démocrate en tête, entame un revirement de situation. La municipalité d’Eskilstuna s’est alliée à la droite conservatrice pour voter une motion de censure afin de mieux contrôler la mendicité, mettant en lumière la prise en considération des problèmes liés à l’immigration dans un pays jusqu’ici très permissif : cohésion de la société, violence, drogue…. Cette expérience locale est très suivie par les instances nationales du parti, qui dirige l’Etat et qui s’inquiète de plus en plus du manque d’ordre dans son pays.

La majorité municipale d’Eskilstuna, composée de sociaux-démocrates, centristes et de conservateurs, a voté une motion de censure, avec le soutien de la droite, visant à soumettre la collecte passive d’argent sur la voie publique à une autorisation obtenue en commissariat contre le paiement d’un droit après que les mendiants ont investi la ville.

Cette expérience locale, bien qu’elle ne sera pas mise en œuvre puisque la motion devrait être annulée par le conseil régional, est le symbole d’une prise de conscience dans un pays ou la politique d’immigration a été permissive depuis bien trop longtemps. Des mots même de Jimmy Jansen, membre du parti social-démocrate au pouvoir et à la tête de la municipalité, la Suède est restée trop longtemps « aveugle » aux problèmes en marge de la société qu’il résume ainsi « ce n’est pas une exagération de dire que la quasi-totalité des jeunes qui se tirent dessus, se font exploser et se battent pour le marché de la drogue sont d’origine étrangère[1] ».

La Suède a longtemps mené une politique permissive en termes d’immigration : ils ont par exemple accueilli 163 000 demandeurs d’asile en 2015. La cohésion de la société a souffert de cet accueil « l’ouvrier, l’employé, le prof, qui travaille s’use la santé, paie ses impôts, voit la société s’enrichir, mais n’en touche pas les bénéfices qui vont aux 35% de personnes nées à l’étranger et au chômage à Eskilstuna [2]». Ajoutons ce scandale humain et moral : le grand déménagement du monde implique aussi la mobilité des pauvretés et mutile la charité spontanée des peuples.

Cette prise de conscience paraît surprenante venant d’une gauche suédoise qui a tenu un discours différent il y a encore quelques années. Pourtant, comme le dit Maria Alias, 33 ans, née en Irak et arrivée en Suède à 6 ans comme réfugiée et candidate au Parlement l’assume « on s’est réveillés. On a pris conscience des problèmes. Nous sommes un parti qui promeut l’ordre. On n’est pas racistes, on est réalistes ! » Si la gauche suédoise peut le faire, les politiques français le peuvent aussi.

[1] Le virage anti-immigration de la gauche suédoise, Le Monde le 12 juillet 2018

[2] Jimmy Jansen

L’indépendance de la France quant à sa vente d’armes : ouvrons une commission d’enquête !

C’est un marché florissant, dont l’essor est mondial et constant : l’armement fait l’objet d’une demande forte, qui s’est traduite par une progression de 14% entre 2011 et 2015. Les dépenses militaires mondiales atteignaient pour la seule année 2016 les 1 544.3 milliards d’euros, soit 2,2% du PIB mondial. Troisième marchand d’armes mondial, la France constitue un acteur incontournable du marché, connaissant une hausse de 27% de son taux de vente entre 2013 et 2017. Les ventes pour l’année 20108 devraient atteindre les 10 milliards d’euros, en regard des derniers contrats juteux ratifiés.

De l’Arabie Saoudite au Koweït en passant par la Qatar, la clientèle orientale de la France constitue la part la plus importante du marché. « Pour la seule année 2017, cinq pays de la zone totalisent 3.9 milliards sur les 6.94 milliards d’euros de commandes d’armement que reçoit la France. Parmi les cinq meilleurs clients de ce marché lucratif ? En première position, le Koweït, suivi du Qatar, avec 1.089 milliard d’euros d’achats militaires, les Emirats arabes Unis, en troisième position, avec 701.5 millions d’euros et l’Arabie Saoudite, avec 626.3 millions d’euros », expliquait Marie-France Lorho dans son dernier communiqué.

L’utilisation faite de ces armes au Proche-Orient soulève d’importantes questions éthiques, relevant d’une responsabilité nationale sur laquelle il semble difficile de faire toute la lumière. Car en dépit du traité sur le commerce des armes adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2013, c’est bien au gouvernement que revient la décision de vente. Et l’absence de transparence quant aux résultats de celles-ci, au même titre que le retard avec lequel l’information parvient au Parlement, induisent une grave responsabilité gouvernementale. Les assauts quotidiens menés par l’Arabie Saoudite au Yémen, qui assure agir au nom de la communauté internationale pour régler ces différends avec l’Iran, relèvent-ils de la responsabilité française ?

Houleux débat éthique, la question de l’indépendance politique française dans la perspective de la vente d’armes est soulevée au parlement par Marie-France Lorho, qui a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de résolution visant à faire un état des lieux sur les ventes d’armes des entreprises françaises et notre indépendance politique à cet égard. « Ces ventes, bien qu’essentielles commercialement, sont aussi le terreau de relations stratégiques que la France souhaite entretenir avec certains pays. Ces relations stratégiques posent des questions de dépendance politiques : qui, du client ou du vendeur, à le plus besoin de l’autre à l’heure actuelle ? De là, les orientations et choix politiques sont-ils véritablement indépendants ? », s’y interroge-t-elle. Tant de questions auxquels se devrait de répondre l’Assemblée Nationale !

Retrouvez la proposition de résolution de Marie-France LORHO.

Fisc : un pouvoir étendu au détriment des droits des contribuables!

 

Les dispositifs se multiplient, les prérogatives n’en finissent pas de s’accroître : comme celui de ses prédécesseurs, le gouvernement Macron étouffe les contribuables, octroyant des pouvoirs illimités au Fisc à leur détriment. « Sur les 103 mesures de procédure fiscale votées depuis 2008, seules 13% protègent les droits du contribuable, les mesures restantes créant ou renforçant les droits de l’administration », rapportent l’EY Société d’avocats dans un récent rapport édifiant. Saisies facilitées pour le fisc, sanctions pénales alourdies pour les contribuables : le constat est sans appel.

Si le gouvernement pouvait se cacher derrière l’efficace d’une telle extension des prérogatives accordées à cette branche de l’administration, il reste pour l’heure muet, incapable de prouver qu’une telle puissance du Fisc comporte des résultats probants. Sans évaluation officielle, l’absence de résultats obtenus ne semble pourtant pas perturber Bercy alors que Gérald Darmanin a fait examiner par les Sénateurs la semaine passée un nouveau projet de loi antifraude. Non, l’enjeu pour le gouvernement, répond à des aspirations plus simples : la communication. « La question fiscale, explique les rapporteurs de l’étude, est passée d’un débat entre techniciens à un enjeu de société politique et donc de communication ».

S’il devait se reposer sur l’observation des résultats, le gouvernement serait en effet rattrapé par les quelques chiffres dramatiques qui circulent quant à l’efficience de l’administration. Car les « résultats du contrôle fiscal sont loin d’avoir crû en proportion », remarque encore les rapporteurs. Si les pénalités prononcées à la suite d’un contrôle se sont accrues de 18% depuis 2008, elles ne sont que le résultat du succès du service de traitement des déclarations rectificatives. Par ailleurs, le taux de contrôles débouchant sur la découverte d’une fraude effective est passé de 27% à 29%, prouvant l’inefficacité des vérifications.

Inefficace, déraisonnable, le pouvoir accordé à l’administration en matière fiscale n’en finit pas d’étouffer des contribuables harassés par des procédures chronophages. L’accroissement des procédures de contrôle risque à cet égard d’alourdir le travail de gestion des petites entreprises, sur lequel le gouvernement Macron s’acharne, leur infligeant un prélèvement à la source désastreux pour la maîtrise de leur chiffre d’affaire à long terme. Avec des propositions ridiculement ténues concernant le droit à l’erreur, ce sont encore les PME et TPE françaises qui vont être sacrifiées sur l’autel de l’administration.

Éoliennes : une atteinte à l’harmonie de la perspective !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la transition écologique et solidaire, sur les mensonges et nuisances de l’éolien industriel. « L’éolien industriel est présenté comme une solution dans le cadre de la loi sur la transition énergétique de 2015. Or l’éolien industriel est porteur de nombreuses problématiques. D’abord, ses nuisances et retombées sur l’environnement constituent une menace pour les habitants des campagnes. En effet, les éoliennes sont une atteinte à l’harmonie de la perspective, non seulement des paysages, mais aussi du patrimoine culturel et architectural des campagnes françaises », a-t-elle souligné au Ministre.

Retrouvez la question écrite de Marie-France LORHO.

Plan banlieues : entre démagogie et gaspillage

A l’origine du plan sur les banlieues, les « deux mâles blancs », ainsi que les dénommait le président Macron, ont détaillé les grands axes de leur texte. Jacques Mézard et Jean-Louis Borloo l’assurent : ils ont longuement planché sur l’action du gouvernement en direction des banlieues. Au sortir du « rendez-vous de mobilisation nationale pour les habitants des quartiers politique de la ville », organisé le 11 juillet, le Ministre de la Cohésion des Territoires annonçait fièrement les partenariats menés pour favoriser des ressortissants de banlieues auxquels ira donc systématiquement la préférence.

La création de « pactes d’engagements sur mesure » menée avec les entreprises en constitue le premier ressort. Disposition d’une démagogie éhontée, ceux-ci visent à encourager des entreprises à embaucher stages et contrats d’apprentissage suivant un système de dénonciation curieux, où l’entreprise ne se conformant pas au plan sera pointée du doigt et dénoncée. « C’est le même principe que celui du « name and shame » appliqué au testing », explique sans rougir le ministre. « Il s’agit d’une amicale pression », assure-t-il encore avec condescendance. Plutôt un chantage déguisé, qui sera prétexte au blâme des entreprises ne se prêtant pas au jeu.

Non content d’octroyer les « bons points » aux entreprises, le ministre annonce sans tressaillir qu’il arrosera les associations qui œuvrent à l’insertion. « Quinze millions d’euros sont déjà fléchés dans le budget de 2019 ». Les jeux sont déjà faits : bientôt, des associations correspondant aux aspirations du gouvernement bénéficieront d’une manne exorbitante sous un quelconque prétexte démagogique – « je crois beaucoup en l’insertion professionnelle en touchant les jeunes par le sport », souligne béatement Jacques Mézard. Le projet, s’il ne constituait une terrible preuve de la politique économique dispendieuse du gouvernement Macron, prêterait à sourire. Pour l’heure, il apparaît comme une veille rémanence de la politique associative mitterrandienne. Et en place de Touche pas à mon pote, ce seront bientôt les membres de ces associations « d’insertion par le sport » qui se bousculeront sous les plafonds moulurés de l’Elysée…

Chantage aux entreprises, gâchis de l’argent public : Jacques Mézard ne s’arrête pas là. Adepte de la novlangue et des réunions de travail infructueuse, le ministre de la Cohésion des Territoires promet de « rassembler les élus locaux, les associations, les PME et les bailleurs sociaux » à l’occasion d’un « tour de France », opération qu’on nommera sans pouffer « les territoires en action ». Dans la même perspective, on promet la création d’une « Agence nationale pour la rénovation urbaine » et on se réjouit de la ratification d’une convention avec Action Logement dont qui coûtera la modique somme de 10 milliards d’euros. Tout cela sous l’œil un peu retors des Maires, dont l’avis, s’il est demandé, se réduira à peau de chagrin…

GPA : « la justice française n’intervient pas pour des raisons politiques et idéologiques »

Marie-France Lorho a interrogé le Garde des Sceaux sur l’absence de condamnations effectives de la gestation pour autrui. « En 2015, le Tribunal de Marseille a jugé des hommes qui avaient vendu leurs nourrissons pour quelques milliers d’euros ; les coupables reconnus n’ont reçu qu’une peine superficielle de dix-huit mois à cinq ans de prison ferme. Pire encore : ces sanctions légères sont rares, tant ce type de cas ne fait habituellement même pas l’objet d’un signalement. En 2015 encore, un couple d’hommes a fait venir une mère porteuse bulgare pour accoucher sur le territoire français ; et ce n’est que par la vigilance de l’équipe des médecins accoucheurs que ce cas a pu être traduit en justice, écopant d’une amende avec sursis de 7500 euros seulement ! », a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.