Euthanasie : l’ultime transgression en voie d’agrément

C’était la dernière transgression, l’étape ultime à franchir en matière de bioéthique : ce jeudi 8 avril, l’Assemblée nationale examinait à la suite de son dépôt dans la niche parlementaire du groupe Libertés et territoires une proposition de loi donnant « le droit à une fin de vie libre et choisie ». Une périphrase disputant la coquetterie à l’absurdité pour désigner la légitimation de l’euthanasie. 

A l’heure où les Français envisagent les lendemains avec incertitude, à l’heure où les personnes seules comme les personnes âgées sont confrontées à la solitude et à l’angoisse d’un cadre sanitaire pesant, quelques députés (dont beaucoup comptent parmi l’ancien Parti Radical de gauche) s’emploient à inscrire dans notre droit la légalisation de la mise à son terme de la vie de patients dans la détresse. 

Alors même que de telles législations n’ont pas fait leurs preuves dans les pays étrangers l’ayant légalisé, la France voudrait réparer son supposé « retard » en la matière. « En Belgique, le nombre d’euthanasies est passé de 235 cas en 2003 à 2655 en 2019 – soit une personne sur 50 mourant par euthanasie aujourd’hui, a souligné le député de Vaucluse dans l’un des amendements qu’elle a déposés sur la proposition de loi. Cette dérive s’est accentuée en ce pays puisque la Belgique a ouvert la voie à l’euthanasie des mineurs en 2014 et aspire désormais à ouvrir cette possibilité pour les personnes atteintes de démence ». 


Aspirant à prévenir le recours de l’euthanasie pour les personnes atteintes de handicaps ou pour les mineurs ; souhaitant faire prévaloir la promotion des soins palliatifs sur la mise à son terme de la vie ; jugeant, enfin, le texte constitutionnellement faible et fallacieux par son perpétuel appel à l’émotion : le député de Vaucluse a souhaité faire barrage à ce texte dont l’examen est aussi malvenu que l’adoption serait inique. Avec 63 amendements, Marie-France Lorho s’inscrit parmi les députés les plus actifs sur cette loi qui, si elle est examinée, sera débattue à la va-vite, sans réflexions profondes sur une question philosophique pourtant majeure. 

L’Assemblée s’est arrêté à l’examen du premier article de ce texte. Parce que la loi de la république n’a pas vocation à encadrer la mort des citoyens, Marie-France Lorho votera contre ce texte s’il venait à être examiné une nouvelle fois en Séance.

Euthanasie : l’ultime transgression en voie d’agrément

C’était la dernière transgression, l’étape ultime à franchir en matière de bioéthique : ce jeudi 8 avril, l’Assemblée nationale examinera à la suite de son dépôt dans la niche parlementaire du groupe Libertés et territoires une proposition de loi donnant « le droit à une fin de vie libre et choisie ». Une périphrase disputant la coquetterie à l’absurdité pour désigner la légitimation de l’euthanasie. 

A l’heure où les Français envisagent les lendemains avec incertitude, à l’heure où les personnes seules comme les personnes âgées sont confrontées à la solitude et à l’angoisse d’un cadre sanitaire pesant, quelques députés (dont beaucoup comptent parmi l’ancien Parti Radical de gauche) s’emploient à inscrire dans notre droit la légalisation de la mise à son terme de la vie de patients dans la détresse. 

Alors même que de telles législations n’ont pas fait leurs preuves dans les pays étrangers l’ayant légalisé, la France voudrait réparer son supposé « retard » en la matière. « En Belgique, le nombre d’euthanasies est passé de 235 cas en 2003 à 2655 en 2019 – soit une personne sur 50 mourant par euthanasie aujourd’hui, a souligné le député de Vaucluse dans l’un des amendements qu’elle a déposés sur la proposition de loi. Cette dérive s’est accentuée en ce pays puisque la Belgique a ouvert la voie à l’euthanasie des mineurs en 2014 et aspire désormais à ouvrir cette possibilité pour les personnes atteintes de démence ». 


Aspirant à prévenir le recours de l’euthanasie pour les personnes atteintes de handicaps ou pour les mineurs ; souhaitant faire prévaloir la promotion des soins palliatifs sur la mise à son terme de la vie ; jugeant, enfin, le texte constitutionnellement faible et fallacieux par son perpétuel appel à l’émotion : le député de Vaucluse a souhaité faire barrage à ce texte dont l’examen est aussi malvenu que l’adoption serait inique. Avec 63 amendements, Marie-France Lorho s’inscrit parmi les députés les plus actifs sur cette loi qui, si elle est examinée, sera débattue à la va-vite, sans réflexions profondes sur une question philosophique pourtant majeure. 

Parce que la loi de la république n’a pas vocation à encadrer la mort des citoyens, Marie-France Lorho votera contre ce texte. 

Soins palliatifs : il faut les développer !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la santé et des solidarités sur le développement des soins palliatifs.

Les soins palliatifs sont des soins actifs dont la visée est davantage la recherche de la qualité de vie que la survie. Ils concernent particulièrement les personnes atteintes de maladies graves évolutives et s’inscrivent dans la continuité des soins curatifs et le devoir de non abandon. Quelles sont donc les dispositions pour limiter l’euthanasie et promouvoir cette culture des soins palliatifs ?”, a-t-elle fait remarquer.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.

Euthanasie : stop !

Ils avaient promis que l’étape suivante n’était pas l’euthanasie lors des débats sur la loi Leonetti-Claeys sur « la fin de vie ». L’expérience politique donne une constante : il ne faut jamais croire aux promesses des prétendus progressistes, leur marche folle dans la destruction de l’anthropologie traditionnelle ne souffre aucun aménagement.

Ainsi l’ADMD, association aux réseaux très étendus, a scandaleusement exploité la suicide d’un écrivain pour faire pression sur l’assemblée nationale afin de faire passer ses volontés. Il suffit de se rendre sur leur site pour bien percevoir qu’ils ne souhaitent pas seulement une euthanasie dans des cas particuliers, mais le règne de l’individualisme le plus débridé face à la mort.

Il faut dire stop et que mes collègues les plus prudents s’engagent aussi dès maintenant à dire que la suppression programmée de nos anciens est en germe dans cette évolution de la loi.

Il faut dire stop à ces passages en force à grands renforts de bruit médiatique.

Alors que le premier ministre n’a pas condamné fermement une évolution du droit vers la possibilité de l’euthanasie, il nous appartient de refuser de fermer les yeux sur les tendances à l’œuvre !