Carences aide sociale à l’enfance : un signal d’alarme

Enfant tenu par ses parents.

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Une enquête du Défenseur des droits et du Dauphiné Libéré révèle les graves carences du système de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Manque de suivi, ruptures éducatives, et placements inadaptés sont dénoncés par des associations comme ATD Quart Monde ou La Défenseure des droits.

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Ces carences de l’aide sociale à l’enfance me choquent profondément. Trop souvent, une instabilité inacceptable et un manque de protection durable marquent leur parcours.
Fin 2022, plus de 208 000 mineurs étaient pris en charge par l’ASE, avec une augmentation continue depuis des années. Par ailleurs, près de 400 000 enfants bénéficient aujourd’hui d’une mesure ASE, selon la Défenseure des droits. Pourtant, ces chiffres cachent une réalité alarmante :

  • Des jugements de placement non exécutés,
  • Des enfants hébergés dans des hôtels ou lieux non adaptés,
  • Une pénurie d’éducateurs encadrant un nombre croissant de jeunes,
  • Un suivi désorganisé, notamment pour les jeunes majeurs menacés de rupture à 18 ans.

La moitié des enfants placés souffrent de troubles psychiques, un taux cinq fois supérieur à la moyenne nationale. Cette situation traduit un suivi insuffisant en santé mentale et démontre que le système n’est pas à la hauteur des besoins fondamentaux de ces jeunes. Selon le Défenseur des droits, les carences de l’aide sociale à l’enfance porte atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant. Le CESE et le rapport parlementaire de 2025 dénoncent, eux aussi, l’absence de stratégie nationale claire, le manque de coordination entre l’État et les départements, et l’insuffisance des moyens humains.

Je soutiens sans réserve la défense des enfants placés, nous devons agir immédiatement. La défense de nos enfants est un pilier fondamental de mon action parlementaire et de mon engagement pour la France.

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