Financement des lycées agricoles privés : j’interpelle le ministre

Tracteur dans un champ

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Dans un contexte de crise agricole profonde et de départ massif à la retraite d’agriculteurs, la question de la formation des jeunes est cruciale. Or, le financement des lycées agricoles privés, qui assurent une part essentielle de cette mission, se trouvent aujourd’hui fragilisés par un désengagement de l’État. Marie-France Lorho interroge le ministre de l’Agriculture sur les conséquences concrètes de cette situation.

La formation des futures générations d’agriculteurs est un pilier essentiel de notre souveraineté alimentaire et de la vitalité de nos territoires. Pourtant, les établissements privés de l’enseignement agricole font aujourd’hui face à une crise lourde de conséquences.
En effet, depuis 2022, le gouvernement a engagé une réforme en modifiant les critères de calcul des dotations publiques. Cette réforme a entraîné une baisse significative des subventions allouées aux lycées agricoles privés. Selon les estimations du Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP), le manque à gagner atteindrait près de 40 millions d’euros à l’échelle nationale.

Dans un contexte où plus de la moitié des agriculteurs partira à la retraite d’ici dix ans, il est impératif de soutenir ceux qui assurent la relève. Ce désengagement financier risque d’affaiblir durablement un réseau d’établissements ancrés dans le monde rural, souvent plus souples et adaptés aux réalités du terrain que les structures publiques.

Par conséquence, j’ai demandé au ministre quelles dispositions il entend prendre afin de garantir un financement de ces établissements.

Par cette démarche, je rappelle l’importance de protéger nos agriculteurs et le dynamisme de nos régions. La défense de notre agriculture et par conséquent de notre souveraineté est un pilier fondamental de mon action parlementaire et de mon engagement pour la France.

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