Dans le cadre de la réflexion sur la fin de vie en France, Marie-France Lorho a interrogé le Centre national des soins palliatifs (CNSPFV) sur les lacunes persistantes dans l’accès aux soins. Malgré les annonces du gouvernement, l’offre reste très inégalement répartie sur le territoire.
Lors de cette audition, j’ai exprimé plusieurs préoccupations majeures sur le déploiement réel des soins palliatifs en France. Ce centre, chargé de piloter les travaux de la Convention citoyenne sur la fin de vie, a souligné dans son rapport que « l’accès aux soins palliatifs est encore perfectible en France ».
La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) estime que seuls 30 % des patients qui en ont besoin accèdent effectivement à ces soins. Ce chiffre, déjà préoccupant, met en lumière une défaillance grave dans l’accompagnement des patients en fin de vie.
Le gouvernement annonce vouloir doter chaque département d’une unité de soins palliatifs (USP) d’ici 2025. Pourtant, vingt départements en restent encore dépourvus aujourd’hui. De plus, le rapport du Sénat publié en 2021 pointait déjà un essoufflement inquiétant dans le développement de ces structures. Cette tendance laisse penser que l’objectif gouvernemental pourrait bien rester lettre morte.
👉 Lire le rapport du Sénat sur l’état des soins palliatifs en France
Face à ces constats, j’ai adressé deux questions claires au CNSPFV :
« Pensez-vous que le projet du gouvernement de pourvoir tous les départements en USP d’ici 2025 soit crédible ? »
« Observez-vous, comme le rapport du Sénat le soulignait, un certain essoufflement dans le développement des unités de soins palliatifs ? »
Par cette démarche, je réaffirme mon attachement à une politique de santé humaine, équitable et cohérente avec les besoins du terrain. Le combat contre les politiques fondées uniquement sur les chiffres, et qui vont fi de toute réalité humaine, est un pilier primordial de mon action parlementaire et de mon engagement pour la France.