Marie-France

Lorho

Député de 

Vaucluse

Marie-France

Lorho

Mes félicitations à nos amis corses !

Le jacobinisme se défend mal mais il est tout puissant. Dans une continuité dont elle voudrait se départir, l’idéologie centraliste est piégée. A l’arasement des identités locales et terriennes proposé par l’idéologie républicaine succède le nivèlement cosmopolite. Chacun, consciemment ou non, en souffre. Nous savons la nature ingénieuse, capable de fournir le remède à tout poison.

Ainsi, l’éruption de projets politiques inscrits dans la vigueur des peuples et dans leurs différences est la réponde idoine au grand effacement à l’œuvre.

Les nationalistes corses ont réalisé une mue incroyable en une dizaine d’années. Les récents scrutins viennent assoir leur puissante capacité à chambouler l’ordre établi par des clans politiques associés à Paris parfois depuis des siècles. Voilà une proposition souvent jalousée en métropole par des Français qui aimeraient, eux aussi, que la défense des langues traditionnelles, de l’identité chrétienne ou encore de la sécurité soit aussi efficacement soutenue.

La victoire de la liste Pè a Corsica vient renforcer cette analyse. Et si nous ne sommes pas d’accord sur tout, j’admire le travail de mes collègues de l’île de Beauté : ils décortiquent chaque texte afin que leur peuple puisse en profiter. N’est-ce pas l’essence du rôle d’un député au service de sa terre ?

Je fus donc consternée ce matin en lisant les craintes d’un Jean-Pierre Chevènement alarmant ses lecteurs devant d’hypothétiques « concessions à faire à l’ethnicisme ».

La France est un composée de peuples qui s’unissent en une Nation qui accède à l’universel justement parce qu’elle est forte de tant de genres particuliers. Faire vivre la singularité de ces peuples, c’est bien aviver l’âme nationale. On voit d’ailleurs que ceux qui ont abaissé notre Nation, ceux qui ont galvaudé les héritages et les principes qui inventaient sa grandeur sont les mêmes qui s’inquiétaient. Devant une langue qui chante… et qui chante la Tradition, la foi et l’espérance.

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