Protéger les enfants contre les attaques sexuelles !

Marie-France Lorho, député de Vaucluse a établi une proposition de loi visant à requalifier les faits d’atteintes sexuelles en agressions sexuelles ou viol. De cette manière, cette notion d’ « atteinte » ne pourra plus être utilisée comme une issue de secours par ceux qui agressent des enfants mineurs, comme ce fut le cas en novembre 2017, lorsqu’un un professeur a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour « atteinte » sexuelle sur un mineur de 14 ans.

Depuis la loi du 5 aout 2013, il a été introduit dans le droit Français (en application du droit de l’union européenne) la notion d’ « atteinte sexuelle ». Cette notion a pour but de juger un adulte ayant commis un acte sexuel sur un mineur de moins de 15 ans avec le « consentement » de ce dernier.  Outre le problème que soulève l’idée même du consentement à avoir un rapport sexuel chez un enfant de moins de 15 ans, cette notion nouvelle est une fois de plus la preuve du laxisme de l’Etat en matière pénale.

D’abord, rappelons que pour qu’il y ait consentement, il faut qu’il y ait discernement. Et comment savoir si l’enfant avait le discernement nécessaire au moment de l’agression ? Et bien il convient au juge d’en décider. C’est ainsi qu’un  homme de 28 ans sera jugé en février à Pontoise pour « atteinte sexuelle » pour avoir eu une relation sexuelle avec une enfant de 11 ans, des faits que la famille veut voir requalifiés en « viol ».

Cette loi devait à l’origine protéger les mineurs ayant des rapports sexuels consentis, et punir les adultes qui s’en prendraient aux enfants. Le résultat est qu’aujourd’hui, beaucoup d’ « agressions » sexuelles perpétrées par des mineurs sont désignées comme étant des « atteintes » sexuelles : la peine de prison qui en résulte est donc amoindrie.

Jacques Bompard notait déjà en 2012 que « Les sentiments d’injustice et de honte partagés par les victimes témoignent du laxisme de la justice en matière de sanctions pénales ». C’est ce que nous voulons éviter sur des sujets aussi sensibles et douloureux que les cas d’agressions sexuels sur mineurs. Ce laxisme de l’Etat ne saurait plus être supporté par les familles des victimes.

Retrouvez la proposition de loi de Marie-France LORHO.

Troisième journée pour la vie à l’Assemblée Nationale !

Paris, le 12 décembre 2017

Chers amis,

Le mercredi 17 janvier prochain aura lieu la troisième journée parlementaire pour la vie.

Elle portera sur le sujet suivant : affronter le transhumanisme. Ecclésiastiques, dirigeants du monde associatif, juristes et philosophes s’assemblent pour produire une réponse intellectuelle et morale de qualité aux zélateurs du « changement de civilisation ».

Alors que les états généraux de la bioéthique sont annoncés, et quatre jours avant la Marche pour la Vie, cette journée s’inscrit dans une lutte politique pour la préservation de la vie de son commencement à son terme naturel.

Vous pouvez vous y inscrire en envoyant un courrier électronique à Marie-France.Lorho@assemblee-nationale.fr qui devra contenir les nom et prénom de votre carte d’identité, ainsi que la date et le lieu de votre naissance.

Je vous prie de croire, chers amis, en l’expression de mes sentiments courtois.

Marie-France LORHO

Retrouvez le programme de la journée !

AFFRONTER LE TRANSHUMANISME

            3ème édition de la journée pour la vie organisée par Marie-France LORHO   17 janvier 2018          

Qu’est-ce qu’un homme ?

Abbé de Tanouarn, de l’Institut du Bon Pasteur
Philippe Maxence, rédacteur en chef de l’Homme Nouveau
Guilhem Golfin, docteur en philosophie

Modérateur : Laurent Dandrieu, rédacteur en chef chez Valeurs Actuelles

 10h. La valeur de la fragilité

Cécile  Edel, Présidente de Choisir la Vie
Claire de Gatelier, Présidente de Famille & Libertés
Stanislas de Larminat, ingénieur agronome à l’INA

Modérateur : Charlotte d’Ornellas, journaliste chez Valeurs Actuelles

11h30. Pause.

12h-12h30. Le point de la Fondation Lejeune

14h30. Economie & Transhumanisme
Joël Hautebert, professeur de droit à l’Université d’Angers
Charles de Meyer, collaborateur parlementaire

15h15. Qu’est-ce que le transhumanisme ?
Jean Marie Le Méné, Président de la Fondation Lejeune
Guillaume Bernard, maître de conférences HDR à l’ICES

Modérateur : Gabrielle Cluzel, rédacteur-en-chef chez Boulevard Voltaire

 16h30. Le transhumanisme dans le droit  

Jean-Frédéric Poisson, ancien député
Marie-Pauline Deswarte professeur émérite de l’Université d’Artois (droit administratif, droit constitutionnel, libertés publiques et idées politiques)

Modérateur : Marc Eynaud, journaliste sur Boulevard Voltaire

17h30. Survivre au transhumanisme

Guillaume de Thieulloy, rédacteur en chef de Riposte Catholique
Guillaume de Prémare, auteur de la Résistance au meilleur des mondes

Modérateur : Philippe Mesnard, rédacteur-en-chef de l’Action française 2000

18h30. Fin du colloque.

Inscriptions avant le 11 janvier 2018:

Envoyer un courrier électronique à Marie-France.Lorho@assemblee-nationale.fr comprenant les nom et prénoms ainsi que le lieu et la date de naissance du participant.

En Marche à l’assemblée : la République des copains.

Emmanuel Macron a bénéficié d’un beau récit médiatique pour asseoir son élection et celle de ses ambassadeurs à l’assemblée nationale. En marche ! allait révolutionner le fonctionnement parlementaire, l’équité, la transparence devaient être les nouveaux habits du Parlement.

Je suis donc arrivée dans cette nouvelle législature en accordant le bénéfice du doute à la majorité et à ses donneurs d’ordre. Je dois admettre néanmoins avoir ressenti une surprise contenue quand les artifices habituels furent employés au plus grand mépris d’une assemblée sérieuse : mise au pas des groupes d’amitié parlementaire, arnaques lors de l’élection des questeurs, faux-semblant chez les opposants socialistes transformés en secrétaire d’Etat. Et j’en passe.

 

La ficelle était trop grosse et sans le soutien de l’oligarchie médiatique- La France est l’un des pays développés ou la concentration des médias entre quelques mains est la plus élevée- les électeurs liraient des pages et des pages sur l’hypocrisie de la république en marche.

Un nouvel évènement vient confirmer mes impressions : la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi pour un État au service d’une société de confiance vient de décider qu’elle accueillerait un seul député non-inscrit. Elle a voté sur le nombre : en désignant un seul. Elle a voté sur l’affiliation politique : et c’est le candidat du parti radical de gauche qui a été élu.

J’invite donc les Français à la plus grande attention, couplée à une saine inquiétude, sur les travaux en cours pour « moderniser » l’assemblée nationale.

Rien n’a changé au Palais Bourbon, rien n’a changé dans les évolutions récentes : le caporalisme partisan a pris la place du service des habitants de nos circonscriptions et la séduction des caciques prime largement sur la poursuite du bien commun.

Immigration : donnons la parole aux Français !

Je suis intervenue il y a quelques semaines sur le crédit immigration du projet de loi de finances.

Je rappelais alors la phrase célèbre de Jaques Bompard à propos de ces crédits : leur suppression serait la seule à être majoritairement plébiscitée par les Français.

Le rapport du sénateur François-Noël Buffet vient encore renforcer cette certitude. En effet, les Français savent qu’on leur ment effrontément au sujet de la submersion migratoire dont ils sont victimes.

L’année dernière, 75 000 clandestins connus de nos services n’ont pas été expulsés. Les régularisations augmentent, les mesures d’éloignement sont sous financées, les placements en rétention sont politiquement combattus par la magistrature.

A quand l’organisation d’un référendum sur l’immigration pour qu’enfin s’applique le bon sens pour protéger nos frontières et notre civilisation ?

De l’ancien au nouveau monde : la blague du renouvellement !

Chaque jour passé en Macronie amène son nouveau lot d’impressions de « déjà-vu » : de l’ancien au nouveau monde, les gouvernements se succèdent et se ressemblent. D’hier à aujourd’hui, les tours de passe-passe se répètent, vaguement copiés sur ceux d’un quinquennat Hollande qui n’en était pas en reste. A l’exemple de l’amendement « contestable » déposé par les députés macronistes de la région lyonnaise, jeudi 16 novembre dernier : au détour de la discussion sur le projet de loi de finances de 2018, les députés macronistes de la région lyonnaise ont soutenu un amendement de l’ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, et tenté d’allouer « des ressources ‘’dynamiques’’ supplémentaires à la métropole par une modification de la quote-part de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ». Discrètement, les parlementaires tentaient une augmentation des dotations à leur région, privant dans le même temps celles allouées à la région de Laurent Wauquiez, l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Le tour est grossier ; tellement, qu’il avait même été employé sous le précédent mandat, dans cette législature tant conspuée par les membres d’un nouveau monde juste capable de singer l’ancien. Le 14 novembre 2016, le même amendement avait été déposé et rejeté. C’est peut-être là l’unique différence : avec le renouvellement parlementaire, l’amendement partisan rejeté hier a été … adopté ! Du côté du gouvernement, Gérald Darmanin défend maladroitement l’amendement Collomb dont il se serait servi la vieille dans les rangs des Républicains pour fustiger la politique gouvernementale.

On mettra la prestidigitation sur le compte de l’habitude : chez Gérard Collomb, les tours de magie sont si fréquents que les chiffres annoncés par le ministère de l’Intérieur se métamorphosent au gré des velléités gouvernementales. Après avoir affirmé qu’il n’y avait « aucun mystère dans les chiffres de l’immigration », le ministre de l’Intérieur s’est félicité de l’augmentation, pour cette année, des éloignements des étrangers en situation irrégulière. Une information bientôt contredite par le Sénateur LR François-Noël Buffet : « en 2017, a-t-il fait remarquer, 19.3% des étrangers placés en Centre de rétention administrative (CRA) ont été libérés dès les quarante-huit premières heures de rétention alors qu’en 2016 seuls 6.35% des retenus avaient été libérés pendant les soixante-douze premières heures de rétention ». Soit trois fois plus d’étrangers libérés que ce n’était le cas l’année passée. En somme, c’est un nouveau tour de passe-passe du gouvernement, auquel il faudrait rappeler qu’il y a une condition à la réussite d’un tour de magie: il ne faut pas que le truc se voit !

Les associations pro-immigration méprisent la sécurité des Français !

 

Le début du mois de novembre a marqué la fin de l’état d’urgence en France. Une occasion inespérée pour les associations militantes de refaire parler d’elle. Il y a deux semaines, des associations saisissaient le Conseil d’Etat afin de faire part à l’autorité constitutionnelle de leur émoi : au goût de ces officines militantes, le rétablissement des contrôles aux frontières, que la France a prudemment souhaité renouveler, place notre pays en une situation d’irrégularité scandaleuse. « L’objectif premier, expliquent-elles dans un communiqué, est de limiter drastiquement la liberté de circulation des personnes migrantes au sein de l’Union Européenne ». De l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) au Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés) jusqu’à la Cimade (Comité intermouvements auprès des évacués), les plaignants déplorent la fouille systématique d’immigrés en situation irrégulière qui se voient, comme l’exige le respect du droit, intimés de rentrer chez eux…

Encourageant l’immigration massive, ces associations décrédibilisent la position officielle du pays en même temps qu’elles négligent la sécurité des Français. A l’heure où la menace terroriste guette, le maintien des contrôles aux frontières jusqu’au 30 avril prochain semble pourtant d’une évidente nécessité. Depuis le début de l’année, ce ne sont en effet pas moins de cinq attentats qui ont abouti, cinq qui ont échoué et douze qui ont été déjoués. « Le franchissement des frontières intérieures de l’Union Européenne demeure une stratégie des groupes terroristes », expliquait à raison la France au Conseil de l’Union dans une lettre datée du 3 octobre. Les pays européens victimes de flux migratoires massifs n’ont d’ailleurs que peu hésité, à l’instar de l’Allemagne, qui prolongera également le maintien des contrôles aux frontières.

Derrière des postures prétendument humanistes, ces associations militantes reprennent les arguments de commissionnaires européens chevronnés, certains que l’abolition des frontières constitue un impondérable de l’Union Européenne. « Schengen est vivant et doit le rester, car s’il meurt, c’est l’Europe qui mourra », avait ainsi affirmé Dimitris Avramopoulos. On rappellera à tout égard au commissaire aux affaires intérieures qu’il existait une Europe avant Schengen et que sa dissolution signerait moins la fin d’une UE déjà agonisante que celle de flux incontrôlables, comportant des risques d’immixtion de terroristes islamistes sur notre territoire.

 

 

 

D’ici 2025, le coût des médicaments du cancer risque d’atteindre 10 milliards!

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé sur le coût des médicaments visant à traiter les cancers. « Le coût des médicaments augmente d’un milliard par an. Et alors qu’en 2000, le coût du traitement du cancer s’élevait à 15 milliards, il est passé à 16.5 milliards – dont 3.5 milliards pour les seuls médicaments. D’ici 2025, le coût des médicaments du cancer risque d’atteindre la somme de 10 milliards« , a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

La marque d’Emmanuel Macron

«Experts », avocats, « sachants » et autre consultants en communication de la sphère En Marche organisent leurs réseaux dans la grande finance. Mardi dernier, Les Echos informaient ses lecteurs du lancement de The Board Partners, cristallisation du réseau de stipendiés qui œuvrèrent consciencieusement à l’émergence d’Emmanuel Macron au trône élyséen. A la tête du réseau, l’ex président de Vivendi Jean-Marie Messier s’essaie à un nouveau bouleversement des règles du capital-risque, s’octroyant par là-même une nouvelle place de choix dans le monde des affaires. Une OPA sur le monde de la fusion acquisition qui serait incomplète sans la présence de mastodontes de la communication : la présence remarquée de l’ex numéro un des conseillers comm’ d’Emmanuel Macron, Bernard Mourad, a fini de marquer du sceau jupitérien le réseau de 70 conseillers français et internationaux.

Fort de son ouvrage auprès de Xavier Niel et du magnat égyptien Naguib Sawiris, Bernard Mourad a contribué à inscrire le réseau dans une nouvelle dynamique, génération agrégeant de grands noms du M&A, de Goldman Sachs, BNP Paribas, Rothschild ou Lazare. Un bastion de conseillers, dont quelques politiques qui « préfèrent rester discrets à ce stade », prêt à se mobiliser à tout moment pour les patrons du CAC 40. « Un dirigeant est finalement très seul dans sa réflexion, justifie Jean-Marie Messier. Avoir occupé de telles fonctions permet de mieux conseiller en toute discrétion », souligne l’ex enfant terrible du CAC. Et à ses grands acteurs, le réseau propose une confidentialité pleine et entière…

Occupant plus de 40% de part de marché en Europe, ce type de maisons de conseils indépendantes ne cessent d’accroître leur influence auprès des banques d’affaires. Si leur patron sont souvent d’anciens banquiers d’affaire, la proximité des têtes pensants de The Board Partners et du gouvernement soulève quelques interrogations sur l’indépendance de ce réseau vis-à-vis du pouvoir en place. Une question qui ne pourra cependant être posée dans l’enceinte du parlement, puisque le Président de l’Assemblée a explicitement refusé ma proposition de résolution visant à mettre en lumière les réseaux ayant œuvré à la campagne électorale du président de la République.

OPA : les Anglais se défendent !

Pendant que Macron invente des fraternités européennes pour justifier l’abandon de nos entreprises, le Royaume-Uni décide à se protéger.

Le gouvernement britannique a lancé une consultation pour abaisser son droit de regard sur la vente de société réalisant 1 million de livres de chiffre d’affaire.

Theresa May s’investit d’ailleurs dans la question des IDE sur les secteurs stratégiques. C’est son histoire : le Royaume-Uni défend pourtant le libre-échange sauf chez lui.

C’est le drame des naïfs de nos gouvernements : ils écoutent sagement des maîtres qui pratiquent l’inverse de leurs belles promesses.

L’économie n’est plus pacificatrice, elle est devenue une bataille. Ne laissons pas les Anglais se protéger les premiers !