Marie-France

Lorho

Député de 

Vaucluse

Marie-France

Lorho

Avortement à 14 semaines : contre une extension misérable !

Hier soir, sans surprise, l’Assemblée adoptait la proposition de loi Gaillot visant à étendre l’avortement à quatorze semaines. Une proposition de loi qui fera date, tant le déshonneur de l’assemblée y fut remarquable : ce sont donc 79 députés qui ont décidé du sort de milliers de familles, condamnant mères et enfants à un destin funeste. « Un enfant à naître n’est pas un « droit », c’est un enfant. A trois mois, il pèse 100 grammes. Il mesure 14 centimètres », ai-je rappelé aux rapporteurs à l’occasion de cette discussion. J’ai voté contre ce texte inique, comme 35 de mes collègues.

L’acharnement avec lequel certains ont décidé, au nom du respect d’un « droit des femmes » factice, à octroyer la possibilité de mettre un terme à une vie de trois mois suscite une incompréhension mêlée d’effroi. Faut-il rappeler le caractère macabre de l’opération que le législateur a autorisé ? Faut-il rappeler qu’il s’agit de dilacérer un petit être de trois mois, littéralement de le mettre en pièces ? Un acte que refusent de pratiquer 72 % des médecins, se rappelant peut-être d’un serment d’Hippocrate qui dispose « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Un acte dont les sages-femmes, dont ce n’est pas le rôle, ne veulent pas davantage entendre parler.

Les rapporteurs, dont l’imagination mortifère n’a désormais plus de limites, ne se sont appuyés sur aucune source sérieuse ; elles ne remplissent que leur cahier des charges, aspirant à violer les derniers remparts des défenseurs de la vie plus qu’à satisfaire des droits supposés de femmes qui demeureront à jamais traumatisées par la nature de l’acte subi. A l’heure où la France compte en moyenne plus de 220 000 avortements par an, à l’heure où elle constitue l’un des premiers pays européens en la matière, il est urgent de résorber et non d’étendre encore un peu plus ce qui constitue un drame irréparable.

Avec l’avortement à 14 semaines, les rapporteurs ont réassuré leur volonté de ne matérialiser la vie de l’enfant à naître que par le projet parental qu’il représenterait pour ses géniteurs. Il n’y a désormais plus de limites : si demain, une mère décide que son enfant ne constitue plus un projet viable, va-t-elle pouvoir mettre un terme à sa vie jusqu’à la veille de sa naissance ? Cette extension misérable mérite d’être condamnée et il faut maintenant espérer que le Sénat aura le courage de ne pas remettre ce texte aberrant à son ordre du jour.

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