La Jungle des “numéros verts”

Marie-France Lorho a interpellé le ministre chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques sur la multiplication des plateformes téléphoniques et en particulier sur les numéros verts.

Cette multiplication “laisse à penser que les solutions envisagées par le gouvernement servent davantage un objectif de communication que de réelle efficacité. […] En outre, on peut s’interroger sur le caractère « gratuit » de ces numéros verts: la facture liée à la mise en place du service d’information sur l’épidémie de Covid-19 a été estimée à 9 millions d’euros pour les quatre premiers mois de service, selon des chiffres révélés dans le rapport parlementaire du 27 mai 2020.”

En conséquence: “Quelles dispositions monsieur le ministre compte-t-il mettre en œuvre pour limiter la surmultiplication de ces numéros verts coûteux et dont l’utilité reste à prouver ? Quelles mesures compte-t-il prendre afin de mettre en place un moyen de communication de l’information efficace à disposition des français sans pour autant que ceux-ci aient à payer le prix fort ?” lui a-t-elle demandé.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho au Ministre chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques.

Sans-abris : les grands oubliés de la crise sanitaire !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur le sort réservé aux sans-abris à l’occasion de la crise sanitaire qui sévit en France. 

Comment ces populations vulnérables vont-elles pouvoir subvenir à leurs besoins alimentaires alors même que les distributions de denrées alimentaires ou d’accueil dans les foyers sont à l’arrêt ? Plusieurs activités associatives ont été contraintes, eu égard aux mesures sanitaires, de mettre un terme à leurs activités, privant ainsi indirectement les SDF de moyens de subsistance, a souligné le député de Vaucluse.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Face à l’état d’urgence sanitaire, quelle réponse du parlement ?

A l’occasion de la crise sanitaire qui affecte la France, le gouvernement a proposé à l’examen du parlement un projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et un projet de loi de finances rectificatives visant à le financer. Face à la gravité de la situation, engendrant une mise en tension des équipes hospitalières et menaçant gravement l’équilibre économique de notre pays, Marie-France Lorho a opté pour un vote favorable aux deux textes proposés. 

Estimant qu’il en allait de la responsabilité du parlement de débloquer les fonds nécessaires au soutien de nos entreprises gravement touchés par les mesures de confinement visant à endiguer l’épidémie, le député de la IVème circonscription de Vaucluse a d’abord apporté son soutien au texte de financement. De cette manière, elle espère que le meilleurs concours possible puisse être apporté à nos établissements de santé. Elle aspire également à ce que des dispositions diligentes soient prises afin que les entreprises françaises ne se voient obligées de déposer le bilan. Sans que ces outils de financement ne s’avèrent véritablement suffisants, ils sont une réponse temporaire apportée à une crise dont il faut espérer qu’elle prenne fin au plus vite. 

Face à l’épidémie, le texte autoritaire émis par l’Etat comprend ses lacunes et ses insuffisances : l’absence de soutien à certains secteurs industriels, l’oubli des entrepreneurs libéraux, l:es modifications outrancières du code du travail, en sont quelques exemples. Néanmoins, pour répondre promptement aux besoins de nos équipes hospitalières mobilisées depuis le premier jour de la crise et afin de subvenir à la subsistance de nombreuses PME françaises, le député Marie-France Lorho a apporté son soutien au projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie. 

Covid-19 : l’action du parlement bafouée


Alors que la crise engendrée par le Covid-19 bat son plein, semant catastrophe sanitaire et désastre économique sur son passage, le parlement se voit insidieusement rappelé pour voter un projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie. Insidieusement est le mot : car les 577 députés ne pourront effectivement se réunir, eu égard au risque sanitaire qu’un tel attroupement engendrerait. A ma grande surprise, j’ai appris qu’une réunion des présidents de groupes se tenait hier à l’Assemblée nationale, statuant sur la présence de ces quelques élus triés sur le volet pour voter des dispositions extrêmement graves, confiant peut-être au gouvernement des pouvoirs exceptionnels… 

Comme de coutume, le sort réservé aux députés non-inscrits apparaît comme subsidiaire : faute de transport, les députés de circonscriptions lointaines pourront-ils exprimer leurs voix ? Nos collègues malades pourront-ils prendre une position de vote ? Pourrons-nous prendre une délégation au parlement pour faire entendre la voix des ressortissants de notre circonscription quant à cette loi exceptionnelle ? Pourrons-nous décider ou non de « donner pouvoir au Premier ministre de prendre par décret […] les mesures générales limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout bien et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire » ? (Article 10).  

Face à la gravité de la situation, je m’étonne de l’opportunisme politique dont le gouvernement fait ici preuve, préférant bafouer le rôle légitime de contrôle du parlement pour s’arroger des prérogatives particulières. Je m’étonne, aussi, de l’absence de mesures prises pour permettre à l’ensemble des députés d’exprimer la voix de leurs administrés depuis leur territoire. 

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’augmentation du nombre de cas de personnes infectées par le Covid-19 est alarmant : tous les patients présentant des symptômes ne sont plus dépistés, pour ne pas saturer la filière. En seul Vaucluse, le nombre de cas se multiplie. Je tiens à exprimer ma sincère compassion aux victimes de cette pandémie ainsi qu’à leur famille, et tout particulièrement à la famille de la première personne morte de cette maladie en Vaucluse. Enfin, je tiens à apporter tout mon soutien aux courageuses équipes de soignants auxquelles le gouvernement se doit de délivrer au plus vite le matériel nécessaire aux soins qu’elles prodiguent ainsi qu’à leur propre sécurité.