Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), instauré pour évaluer la performance énergétique des logements, est devenu un sujet de controverse. À l’origine, les pouvoirs publics avaient conçu le DPE pour informer les propriétaires et les locataires. Cependant, de nombreux acteurs le critiquent désormais pour ses effets sur le marché immobilier et le pouvoir d’achat des ménages.
Depuis la réforme de 2021, le DPE est devenu opposable, conditionnant la vente et la location des logements. Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, suivis des F en 2028 et des E en 2034. Par conséquence, cette réglementation entraîne une baisse de la valeur des biens concernés, avec une dévaluation pouvant atteindre 20 %. De plus, les propriétaires doivent engager des travaux de rénovation coûteux pour améliorer la classification énergétique de leurs logements.
La Cour des comptes a récemment publié un rapport soulignant les lacunes du DPE. En effet, elle pointe une fiabilité insuffisante des diagnostics. Les diagnostiqueurs, contrôlés par la DGCCRF, ont eu un taux d’anomalie de 70 % en 2023.
👉 Rapport de la Cour des comptes
Entre 2021 et 2023, le stock de biens à louer a chuté de 33 % pour les logements classés F et G. Cette diminution de l’offre locative accentue la pression sur les loyers et complique l’accès au logement pour les foyers modestes.
En tant que députée du Vaucluse, les conséquences du DPE me préoccupent profondément. La protection du pouvoir d’achat des Français est un pilier fondamental de mon action parlementaire et de mon engagement.