Le 26 mai 2025, l’Assemblée nationale a rejeté la proposition de loi dite “Duplomb”, visant à assouplir certaines réglementations sur les pesticides. Cette décision, obtenue par une motion de rejet préalable, a provoqué des réactions divergentes entre les syndicats agricoles et les défenseurs de l’environnement.
Le texte prévoyait, entre autres, la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit depuis 2020. Face à plus de 3 500 amendements déposés, principalement par les groupes écologistes et de gauche, une motion de rejet préalable a été adoptée, renvoyant le texte en commission mixte paritaire (CMP) sans débat en séance publique.
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Les syndicats agricoles, tels que la FNSEA, ont salué cette décision, la considérant comme une avancée pour la profession. Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a déclaré que le texte allait « simplifier le quotidien et relever l’acte de production ».
En revanche, les associations écologistes et certains parlementaires ont dénoncé un « scandale démocratique », estimant que le recours à la motion de rejet empêchait un débat nécessaire sur des sujets majeurs pour la santé publique et l’environnement.
En tant que députée du Vaucluse, département très agricole, je soutiens cette loi qui vise à redonner une marge de manœuvre. Dans un contexte de tension économique et de concurrence internationale déloyale, il est indispensable de soutenir le monde agricole plutôt que de le fragiliser davantage. Je continuerai à me mobiliser pour défendre une agriculture française productive, souveraine et respectueuse du bon sens paysan.