Depuis la loi du 24 août 2021, l’instruction en famille est gravement restreinte. Marie-France Lorho alerte sur cette atteinte à une liberté fondamentale, en dénonçant l’injustice et l’arbitraire qui frappent de nombreuses familles françaises.
La loi n°2021-1109 du 24 août 2021, censée lutter contre le radicalisme islamiste, a porté un coup sévère à l’instruction en famille. Or, l’IEF ne constitue en rien le terreau de ce fondamentalisme[1]. Avant cette réforme, les familles n’avaient qu’à déclarer leur choix. Depuis, elles doivent obtenir une autorisation. Ce basculement de régime a entraîné des inégalités inacceptables. En effet, certaines académies acceptent des demandes que d’autres rejettent sans aucune explication.
Résultat : Un aîné a bénéficié de l’IEF, mais ses frères et sœurs en ont été exclus.
Cette liberté est essentielle pour la pérennité de nos familles. D’abord, elle offre un cadre sécurisant aux enfants victimes de harcèlement scolaire. Ensuite, elle permet aux familles rurales, abandonnées par l’école publique, de continuer à instruire leurs enfants. Enfin, elle consacre le droit légitime des parents à choisir l’éducation qu’ils jugent la plus adaptée.
Pour toutes ces raisons, j’ai redéposé le 20 septembre 2022 une proposition de loi visant à restaurer pleinement ce droit.
👉 Voir la proposition de loi déposée par Marie-France Lorho
Par cette démarche, je réaffirme le droit fondamental des parents à choisir l’éducation de leurs enfants. La défense de nos libertés est un pilier primordial de mon action parlementaire et de mon engagement pour la France.
[1] Enquête P. Bongrand et D. Glasman dans la Revue française de pédagogie. Cité dans Cafepédagogie. 9/12/2020. Séparatisme : l’instruction en famille soumise au régime de l’autorisation.