Le 17 mai dernier, l’Assemblée nationale adoptait la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie. Favorable à ce texte, j’ai pu y porter différents amendements visant à le perfectionner.
J’y ai en premier lieu défendu une meilleure concertation entre les services de l’État et des acteurs majeurs de terrain, à l’image de l’Office National des forêts. « Cet acteur de terrain, dont le gouvernement rappelait au détour d’une réponse à une question écrite (XVème législature, n°39908) qu’il était éminemment attaché à la pérennité, pourrait apporter son expérience essentielle à la protection des forêts contre les incendies », ai-je ainsi défendu. Dans la même perspective, j’ai souligné la nécessité de faire appel à ces experts pour la création d’une carte répertoriant le risque d’incendies de forêt, de surfaces agricoles et de végétation, de manière à éviter le recours à des prestataires extérieurs moins qualifiés sur ces problématiques.
Si ces propositions n’ont hélas pas retenu l’attention du Gouvernement, j’ai pu, à l’occasion d’un nouvel amendement, insinuer une hiérarchisation dans l’intervention des pouvoirs publics quant à la gestion des travaux de débroussaillement d’office. Parce que le maire est l’édile le plus qualifié pour mener la bonne gestion de sa commune, mon amendement proposait de privilégier son intervention sur celle du groupement de communes ou celle du syndicat mixte. Cette primauté de l’élu local sur des instances moins proches de leur terroir me semblait primordial et c’est pourquoi je me réjouis que cet amendement ait été adopté.
Parce que les acteurs de proximité, qu’ils soient des professionnels ou des élus, restent les meilleurs gardiens de nos terroirs, je m’engage à poursuivre mon travail à leur service !