Mayotte : l’impunité des bandes criminelles organisées

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur le climat d’impunité qui règne sur le territoire de Mayotte. “Le 15 août 2020, Mayotte était le théâtre d’affrontements entre bandes organisées : les affrontements ont engendré la mort d’un homme (bilan qui pourrait s’alourdir) et provoqué plusieurs blessés“, a souligné le député de Vaucluse.

La population se sent abandonnée des pouvoirs publics et le Gouvernement tarde à répondre à cette atmosphère“, a ajouté le député de Vaucluse avant de lui demander quels dispositifs il comptait mettre en œuvre pour enliser la violence qui règne sur l’archipel mahorais et comment il comptait mettre un terme à l’impunité totale dont jouissent les bandes organisées qui sévissent sur ce département français.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Immigration : 150 immigrés illégaux de l’Ocean Viking accueillis en France …

On ne peut pas présenter un plan de lutte contre l’immigration illégale et en même temps accueillir 150 clandestins illégaux débarqués d’un navire humanitaire en situation de violation explicite de certaines lois nationales. C’est pourtant ce que propose le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui a annoncé il y a quelques jours par la voix de son ministre des Outre-mer la création d’un dispositif renforcé de lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte alors qu’il avait annoncé quelques jours plus tôt que la France, en vertu d’un accord européen, accueillerait 150 des 356 immigrés que transportait le bateau Ocean Viking.

Le gouvernement l’a annoncé : il aspire à lutter contre les flux migratoires illégaux. Ainsi, l’opération « Shikandra », ainsi qu’est appelé le plan de renforcement de lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte, doit engendrer 25 000 reconduites à la frontière en 2019. Elle prévoit, aussi, la mobilisation de 22 personnels supplémentaires pour consolider « la lutte en mer », ajoutant trois bateaux à sa flotte de navires intercepteurs. En ce sens, la surveillance aérienne serait également renforcée, pour détecter les embarcations illégales. Si les dispositifs sont ténus, leur seule existence doit être saluée.

Et pourtant : l’absence de cohérence de la politique menée par le gouvernement est notable. Car alors qu’elle renforce la lutte dans cette véritable passoire qu’est devenu le département français de Mayotte, le ministère de l’Intérieur se réjouit de la « solidarité » (forcée) dont la France fera preuve avec l’accueil des passagers d’un navire qui a clairement tenté d’amarrer en des pays souverains (Italie, Malte), refusant d’être le refuge d’une misère encouragée par de telles opérations de communication.

Car telle est bien sûr le problème de fond : les missions menées par les bateaux comme l’Ocean Viking encouragent les réseaux de passeurs à continuer leur sombre besogne. Le commandement du navire a d’ailleurs déclaré qu’il repartirait bientôt pour de nouvelles missions… Affermissant les flux migratoires illégaux, les ONG à l’origine de ces opérations sont en partie responsables de la traite que subissent ces clandestins. Il serait à l’honneur du gouvernement de ne pas encourager de telles exactions, au risque d’envoyer un message d’incitation à des passeurs jouissant sans vergogne de la misère migratoire.

Mayotte : un texte qui ne répond pas aux objectifs soulevés !

L’ambition de préservation de l’environnement me semble pourtant difficilement compatible avec l’objectif de développement économique et de mise à niveau des infrastructures qui plus est à un horizon de trois, six, ou dix ans selon les opérations.

Mayotte : le département propose 70 000 euros de subventions pour organiser des pèlerinages à la Mecque

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur l’utilisation de l’argent public par le département de Mayotte. “Le département de Mayotte a accordé un total de 70 000 euros de subventions à quatre associations dont l’objectif est d’organiser les pèlerinages à la Mecque, a-t-elle indiqué

Le 11 juin dernier, il a ainsi voté en faveur de cette subvention, soulignant que ces demandes répondaient à la nécessité de la population mahoraise, qui avait besoin d’être encadrée dans le cadre des départs des pèlerins pour l’Arabie Saoudite. Les quatre associations bénéficiaires ont reçu près de 70 000 € pour la prise en charge des billets d’avion, le transport interurbain et l’hébergement de l’équipe d’encadrement des pèlerins. Le département financera donc un peu moins de la moitié des voyages”. Elle a demandé au Ministre de l’Intérieur s’il allait mettre un terme à ces subventions “exorbitantes et démagogiques, qui constituent une utilisation injustifiée de l’argent public sur le territoire mahorais ?”

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Christophe Castaner.