Sécurité des édifices cultuels : j’interpelle le ministre de la Culture !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la culture sur les dispositifs de sécurité qu’elle entend mettre en place au sein des édifices cultuels appartenant à l’État.

L’incendie volontaire de la cathédrale de Nantes a souligné les défaillances de l’État, du ministère de la culture et de la direction régionale des affaires culturelles en matière d’organisation de la sécurité au sein des édifices dont l’État est propriétaire et garant, la sécurité du monument n’était pas assurée puisque l’édifice ne bénéficiait pas de PC sécurité et que personne n’avait été formé à la sécurité de l’édifice“, a souligné le député de Vaucluse.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho au ministre de la culture.

Déremboursement de l’homéopathie : les grands perdants d’une opération juteuse pour l’État

C’est un petit profit dont L’État se doterait bien : s’il inquiète les professionnels du secteur, le déremboursement des médicaments homéopathiques (que recommanderait[1] la Haute Autorité de santé dans son avis provisoire) semble remporter l’adhésion de l’Etat. Et pour cause : avec, 2,1 % de TVA, les médicaments homéopathiques remboursables lui ont rapporté près de 5.1 millions d’euros. Dé-remboursés, les médicaments homéopathiques comporteraient désormais une TVA de 10 % et lui rapporteraient 40 millions d’euros ! Avec une plus-value de 35 millions d’euros, l’État risque donc d’encourager une manipulation qui porte préjudice aux officines pharmaceutiques.

Dans le secteur industriel, ce déremboursement engendrerait en effet près de 1 300 suppressions d’emploi, à en croire la directrice générale du laboratoire Boiron. La chute des prescriptions ainsi que la réduction de la production de ces boîtes de médicaments homéopathiques risquent de freiner la consommation d’une médicamentation douce. Par ailleurs, un tel déremboursement coûterait également aux pharmaciens, qui verraient leurs honoraires de dispensation sur ces produits disparaître. Résultat : ces rétributions perdues risquent de se transformer en marge et les prix risquent d’augmenter. Dans cette perspective, il convient de noter que les fabricants et les grossistes n’auront plus à respecter les prix que les autorités de santé auront négociés au préalable.

Pour l’heure, le coût exact généré par le remboursement des médicaments homéopathiques reste opaque. Sur les 19 milliards de dépense de la Sécurité Sociale, il ne coûterait que 55 millions d’euros chaque année. Une somme dérisoire, à laquelle il convient néanmoins d’ajouter les honoraires de dispensation des pharmaciens et les remboursements conditionnés par les préparations magistrales. L’absence de données précises sur le sujet laisse pourtant planer le doute sur le coût exact imputé à cette branche.

Mise à mal de la branche pharmaceutique, absence de connaissance du coût exact du remboursement de l’homéopathie : avant de préconiser un tel déremboursement, la Haute autorité de Santé doit s’interroger sur les risques que sa recommandation engendrerait. En dépit du manque à gagner pour l’Etat, celui-ci doit s’interroger sur ceux-ci avant d’opter pour une solution qui lui sera certes lucrative mais portera un coup important à nos pharmaciens !


[1] Le Figaro. 18.05.2019, Homéopathie les enjeux du déremboursement.

L’État joue-t-il un rôle dans la nomination des présidents-directeurs généraux ?

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’économie et des finances au sujet du rôle de l’État dans la nomination des présidents-directeurs généraux. “Alors que récemment un grand groupe de l’aviation française changeait radicalement de position quant à la nomination de son futur directeur général, le rôle du Gouvernement français dans la nomination des présidents du conseil d’administration d’entreprises privées dont l’État détient des parts, interpelle”, a-t-elle souligné.

Bercy mène-t-il une politique de blocage des nominations qui ne lui siéraient pas ? L’ex-futur PDG d’un groupe français mentionnait ainsi des interventions extérieures visant à bloquer le processus de nomination, qui s’était pourtant arrêté sur sa personne”, a-t-elle ajouté.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.