Marie-France

Lorho

Député de 

Vaucluse

Marie-France

Lorho

La marque d’Emmanuel Macron

«Experts », avocats, « sachants » et autre consultants en communication de la sphère En Marche organisent leurs réseaux dans la grande finance. Mardi dernier, Les Echos informaient ses lecteurs du lancement de The Board Partners, cristallisation du réseau de stipendiés qui œuvrèrent consciencieusement à l’émergence d’Emmanuel Macron au trône élyséen. A la tête du réseau, l’ex président de Vivendi Jean-Marie Messier s’essaie à un nouveau bouleversement des règles du capital-risque, s’octroyant par là-même une nouvelle place de choix dans le monde des affaires. Une OPA sur le monde de la fusion acquisition qui serait incomplète sans la présence de mastodontes de la communication : la présence remarquée de l’ex numéro un des conseillers comm’ d’Emmanuel Macron, Bernard Mourad, a fini de marquer du sceau jupitérien le réseau de 70 conseillers français et internationaux.

Fort de son ouvrage auprès de Xavier Niel et du magnat égyptien Naguib Sawiris, Bernard Mourad a contribué à inscrire le réseau dans une nouvelle dynamique, génération agrégeant de grands noms du M&A, de Goldman Sachs, BNP Paribas, Rothschild ou Lazare. Un bastion de conseillers, dont quelques politiques qui « préfèrent rester discrets à ce stade », prêt à se mobiliser à tout moment pour les patrons du CAC 40. « Un dirigeant est finalement très seul dans sa réflexion, justifie Jean-Marie Messier. Avoir occupé de telles fonctions permet de mieux conseiller en toute discrétion », souligne l’ex enfant terrible du CAC. Et à ses grands acteurs, le réseau propose une confidentialité pleine et entière…

Occupant plus de 40% de part de marché en Europe, ce type de maisons de conseils indépendantes ne cessent d’accroître leur influence auprès des banques d’affaires. Si leur patron sont souvent d’anciens banquiers d’affaire, la proximité des têtes pensants de The Board Partners et du gouvernement soulève quelques interrogations sur l’indépendance de ce réseau vis-à-vis du pouvoir en place. Une question qui ne pourra cependant être posée dans l’enceinte du parlement, puisque le Président de l’Assemblée a explicitement refusé ma proposition de résolution visant à mettre en lumière les réseaux ayant œuvré à la campagne électorale du président de la République.

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