Violences : 777 cas recensés par jour !

Marie-France LORHO a interrogé le ministère de l’Intérieur sur les faits de violences dites “gratuites”. Elle a indiqué qu’en “2017, un nouveau record a été atteint avec plus de 777 faits de violences « non crapuleuses » recensées par jour. « Recensé » car les dernières enquêtes de « victimation » attestent que seuls 20 % des cas tout au plus sont portés à la connaissance des autorités.”

Retrouvez la question écrite de Marie-France LORHO.

Agressions sexuelles : cette justice qui dénie le réel !

« Moins de 10% des faits commis ont l’objet d’un signalement en bonne et due forme auprès des autorités ». Christophe Soullez, directeur de l’Observatoire national de la Délinquance et des réponses pénales, révélait récemment dans les colonnes du Figaro une bien sombre vérité : alors que se multiplient les lois contre le harcèlement, alors que sont dépensés des millions pour les campagnes gouvernementales visant à lutter contre les infractions sexuelles, celles-ci se multiplient et s’accroissent.

Entre le 1er septembre 2016 et le 31 août 2017, ce ne sont pas moins de 53492 infractions sexuelles qui ont été relevées, soit une augmentation de 3,5% par rapport à l’année précédente. Chaque jour, ce sont donc 146 crimes et délits de cette nature qui sont commis et près d’une infraction sexuelle toutes les dix minutes qui sont perpétrées. La réponse du Président de la République en la matière s’est révélée particulièrement inadaptée : « donner la possibilité aux forces de l’ordre d’être plus présentes sur le terrain » n’atténuera pas ces agressions. Quelle victime d’atteintes sexuelles livrerait sciemment son bourreau à un agent de police ? Et tant que la victime demeure dans l’obligation d’apporter les preuves de la culpabilité de son agresseur, le taux de signalement des méfaits restera particulièrement bas.

Loin du réel, le chef de l’Etat plaide déjà en faveur de ses fidèles légions : laxistes, les magistrats reculent devant la condamnation de crimes graves. Et pourtant : près de 46 viols par jour sont commis ; de septembre 2016 à août 2017, le taux de viol a bondi de près de 10% … Emmanuel Macron dédouane le parquet : « les magistrats ont déjà énormément à faire » dans les quartiers difficiles dans lesquels se déroulent ces faits. N’en déplaise au Président et à sa secrétaire d’Etat de l’Hôtel du Petit Monaco, trop occupée à mesurer la taille des trottoirs : il existe une augmentation objective des atteintes sexuelles, et tant que ceux qui les perpètrent ne sont placés sous les verrous, leur croissance continuera.

Sous les regards condescendants des commissions féministes, à grands renforts de jugements formulés a priori à l’encontre des hommes, le gouvernement Macron continuera de multiplier des lois inutiles. L’exemple belge s’est fait l’écho d’un retentissant échec en la matière : ses lois pénalisant le harcèlement dans l’espace public (2012) et luttant contre le sexisme (2014) n’ont abouti qu’à trois plaintes seulement à ce jour… Gageons que ces législations feront bientôt une fracassante arrivée en France, avec un taux de réussite aussi élevé que chez nos voisins…