Le gel a encore frappé ! Les députés mobilisés aux côtés des vignerons !

A l’initiative du groupe d’études sur le vigne, vin et oenologie, Marie-France Lorho a cosigné une tribune visant à affirmer le soutien des députés du groupe aux côtés des vignerons.

Le gel a été une catastrophe pour de nombreux secteurs : on se souvient de 2017 mais aussi de 1991 !

2021 vient s’ajouter à la liste des années que nous aimerions ne jamais avoir vécue. Cela fait deux nuits gélives de suite, et d’autres à venir : il n’y a pas de répit.

La perte de récolte est certaine car les bourgeons avaient pour la plupart débourré.

Certes, les contre-bourgeons vont quant à eux maintenant pouvoir démarrer mais la quantité de grappes est incertaine et elle sera clairement inférieure au rendement prévu initialement.

Il est difficile de donner des chiffres précis, les remontées sont en cours mais cela va de 30% à 60% et jusqu’à 100% sur certaines appellations. Le diagnostic final des préjudices sera établi d’ici deux semaines mais nous craignons vraiment le pire.

Deux fois en 5 ans et pour certains trois fois en 5 ans… Ces accidents climatiques ne sont plus ponctuels mais deviennent récurrents. Les aides seront les bienvenues, surtout dans le contexte actuel où les vignerons n’ont toujours pas retrouvé leur chiffre d’affaires (cafés- hôtels- restaurants fermés et salons annulés) !

On passe d’une semaine à 25 degrés puis la semaine d’après à -5 degrés. L’amplitude est énorme et nous devons aider les vignerons à s’adapter à ces changements.

C’est pour cela que des appels à projets dans le cadre de « France Relance » ont été mis en œuvre par le gouvernement et le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, pour des aides sur des investissements pour les aléas climatiques, mais ce sont des investissements très importants et ils ne couvrent pas tous les aléas (gel, grêle, sécheresse) ni toutes les surfaces.

Par ailleurs, les assurances à ce jour ne sont pas obligatoires et restent encore onéreuses pour les risques couverts et le montant des indemnités remboursé. C’est pour cela aussi qu’un travail est fait actuellement à l’Assemblée nationale, avec bientôt la remise d’un rapport de notre collègue-député Frédéric Descrozaille au ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, sur les assurances récoltes.

Quoi qu’il en soit, étant donné la situation, nous, députés du groupe d’études « Vigne Vin et Œnologie » à l’Assemblée nationale, par cette tribune, assurons de notre soutien, toutes les femmes et les hommes, vigneronnes et vignerons, dont les vignobles sont touchés de plein fouet et subissent ces intempéries.

Nous demandons au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, d’activer tous les outils collectifs qui existent permettant de diminuer l’impact d’une perte de production, mais aussi de réfléchir à des aides supplémentaires, afin d’éviter que des domaines disparaissent.

Il est indispensable de tenir compte de cet épisode douloureux dans le contexte actuel d’une crise sanitaire, nous le répétons, qui a encore des conséquences sur l’activité viticole.

Nous savons pouvoir compter sur vous, Monsieur le Ministre, pour soutenir la profession et pour trouver des solutions.

Nous sommes à vos côtés pour y travailler.

Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn et co-présidente du Groupe d’études « Vigne, vin et oenologie »
Jacques Cattin, député du Haut-Rhin et co-président du Groupe d’études « Vigne, vin et œnologie »

Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme
Jean-Philippe Ardouin, député de la Charente-Maritime et secrétaire Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle
Valérie Beauvais, Députée de la Marne et vice-présidente
Gregory Besson-Moreau, député de l’Aube
Florent Boudié, député de Gironde et vice-président
Danielle Brulebois, députée du Jura
Jean-René Cazeneuve, député du Gers
Anthony Cellier, député du Gard
Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire
Fabienne Colboc, députée d’Indre-et-Loire et secrétaire
Francois Cormier-Bouligeon, député du Cher et secrétaire
Charles de Courson, député de la Marne
Michèle Crouzet, députée de l’Yonne
Olivier Damaisin, député de Lot-et-Garonne et secrétaire
Typhanie Degois, députée de Savoie
Michel Delpon, député de la Dordogne
Benjamin Dirx, député de Saône-et-Loire
Christelle Dubos, députée de Gironde
Françoise Dumas, députée du Gard
Stella Dupont, députée de Maine-et-Loire
Jean-François Eliaou, député de l’Hérault
Jean-Luc Fugit, député du Rhône
Olivier Gaillard, député du Gard
Laurence Gayte, députée des Pyrénées-Orientales
Raphaël Gérard, député de Charente-Maritime
Eric Girardin, député de la Marne et vice-président
Valérie Gomez-Bassac, députée du Var
David Habib, député des Pyrénées-Atlantiques
Véronique Hammerer, députée de Gironde
Michel Herbillon, député du Val-de-Marne
Danièle Hérin, députée de l’Aude
Philippe Huppé, député de l’Hérault
Jacques Krabal, député de l’Aisne
Daniel Labaronne, député d’Indre-et-Loire
Célia de Lavergne, députée de la Drôme
Marie-France Lorho, députée du Vaucluse
Sandra Marsaud, députée de Charente
Didier Martin, député de la Côte-d’Or
Sereine Mauborgne, députée du Var et secrétaire
Stéphane Mazars, député de l’Aveyron
Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault
Ludovic Mendes, député de la Moselle
Sophie Mette, députée de Gironde et vice-présidente
Patricia Mirallès, députée de l’Hérault
Adrien Morenas, député du Vaucluse
Didier Paris, député de Côte-d’Or et vice-président
Alain Perea, député de l’Aude
Bernard Perrut, député du Rhône et secrétaire
Bénédicte Peyrol, députée de l’Allier
Jean-François Portarrieu, député de Haute-Garonne
Rémy Rebeyrotte, député de Saône-et-Loire

Véronique Riotton, députée de Haute-Savoie
Mireille Robert, députée de l’Aude et vice-présidente
Xavier Roseren, député de la Haute-Savoie
Laetitia Saint-Paul, députée de Maine-et-Loire
Jean-Marie Sermier, député du Jura et secrétaire
Nathalie Serre, députée du Rhône
Benoit Simian, député de Gironde
Jean Terlier, député du Tarn
Huguette Tiegna, députée du Lot
Alice Thourot, députée de la Drôme
Souad Zitouni, députée du Vaucluse
Sylvie Brunet, députée européenne
Laurence Farreng, députée européenne
Christophe Grudler, député européen
Irène Tolleret, députée européenne et présidente de l’intergroupe « Vin, spiritueux et produits de qualité »

Soutien aux vignerons indépendants : Marie-France Lorho interpelle le ministre de l’Agriculture

Marie-France Lorho a interpellé les ministres de l’Agriculture et de l’Economie quant à la situation particulièrement difficile que traversent les Vignerons indépendants à l’heure de la crise sanitaire. “Pour le seul mois de mars 2020, les vignerons indépendants de Vaucluse voient leur chiffre d’affaires s’affaisser de 51% par rapport au mois de mars 2019 ; pour le mois d’avril, ils accusent une chute de 72% de leur chiffre d’affaire“, a-t-elle souligné.

Ces professionnels du secteur viticole demandent la prise en charge des cotisations sociales de leurs salariés et chefs d’exploitation, ainsi que des intérêts d’emprunts en cas de négociation d’année blanche avec les banques. “Les exploitants viticoles indépendants ont formulé très tôt cette proposition aussi essentielle à la survie de ces structures de familiales et artisanales qu’au bon développement touristique et culturel de notre territoire. Monsieur le ministre compte-t-il regarder avec bienveillance cette demande de bon sens, qui assurera au moins aux viticulteurs la possibilité de continuer à travailler en cette période particulièrement difficile ?“, a demandé le député de la IVème circonscription de Vaucluse.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.

Définir le vin naturel c’est laisser l’authenticité de nos terroirs s’exprimer !

Reprenant la tradition française de défense des méthodes de production saines et respectueuses des vignes et de la terre, Marie-France Lorho s’engage pour la définition du vin naturel. Témoins de lieux, de terres et de climats différents, les vins sont la preuve vivante de la diversité de nos terroirs. Laissons-les s’exprimer en définissant législativement le vin naturel, encourageons et protégeons nos vignerons en leur donnant la possibilité de vivre de leur travail.

Le vin naturel est produit par des méthodes de travail particulières, par un assemblage d’arômes différents qu’il convient de reconnaître et de promouvoir au même titre que les autres vins. Le vin naturel, c’est l’ambition sur l’ensemble du processus de production de se plier à la plus noble des règles : celle de la simplicité. Simplicité à l’ouvrage et réappropriation de méthodes ancestrales, pour retrouver en bouche l’explosion de saveur que nous réservent nos territoires.

Définir le vin naturel, c’est reconnaitre sa particularité, œuvrer pour retrouver l’expression naturelle du terroir et préserver le caractère vivant du vin, où les arômes ne sont pas masqués par d’autres composants. C’est promouvoir des vins au plus près de la qualité de goût des raisins, c’est s’abstraire des règles de rendement et de rentabilité pour chercher la typicité du terroir et l’originalité des arômes. C’est se laisser la possibilité d’être surpris par des goûts atypiques ainsi que par le savoir-faire faire de nos vignerons. Enfin, définir le vin naturel c’est le rendre moins flou auprès du consommateur, c’est agir avant que la grande consommation ne s’empare de ses codes à des fins commerciales. A cette fin, Marie-France Lorho s’engage pour la définition du vin naturel.

Retrouvez la proposition de loi de Marie-France Lorho.