Terrorisme : j’interroge le Commissaire européen à la sécurité !

Marie-France Lorho a écrit au Commissaire Européen à la sécurité. « Vous prétendez restreindre l’accès aux armes à feu alors même qu’il est simple de s’en procurer – 15 millions d’armes à feu circuleraient en France[1] – et qu’il est impossible de contrôler l’achat de tous les précurseurs desdites armes, puisqu’il s’agit de produits de la vie quotidienne (eau oxygénée). Vous dites mieux surveiller les frontières de l’espace Schengen, mais l’immigration illégale leur permet de passer en Europe sans être contrôlés« , a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre de Marie-France LORHO à Julian KING.

 

[1] Le 1 du 25 Avril 2018 France 15 millions d’armes à feu

Les peuples européens vent debout contre l’immigration massive !

Ainsi l’accord a été passé. Hier soir, à Bruxelles, les vingt-huit États membres de l’Union Européenne ont annoncé avoir trouvé un consensus quant à l’accueil des vagues d’immigrés qui se pressent à leurs portes. Partout, on annonce que la tractation, pourtant encore bien indistincte, laisserait la possibilité aux pays qui ne le souhaitent pas une plus grande liberté quant au refus de l’accueil. Une disposition étonnante, en vertu de la position des peuples européens, unanimement hostiles à ces pressions migratoires.

L’étude menée durant l’été 2017 par l’institut Ipsos était à cet égard sans appel. Les inquiétudes des Européens face à l’immigration massive sont croissantes. « La question identitaire est capitale pour comprendre l’attitude des peuples européens vis-à-vis de l’immigration, commentaient la semaine dernière deux membres de l’officine dans les colonnes du Figaro. De l’Allemagne à la France en passant par l’Italie, c’est « la majorité absolue » de ces peuples qui ne croient pas à l’intégration des vagues d’immigrés.

En dépit des discours politiques ambigus, tous l’affirment : il y a trop d’immigrés pour 53 % des Français, 88% des Italiens savent qu’il y a eu une hausse migratoire massive ces cinq dernières années…. Quant aux Allemands, « 40% la citent parmi leurs trois principaux sujets de préoccupations pour le pays ». Dans la plupart des pays, « le sujet est devenu plus sensible », remarquent encore les deux auteurs de la note. « Il existe incontestablement une véritable crispation des Européens à propos de la question migratoire ».

Si l’impact de l’immigration sur l’emploi et la protection sociale constituent deux interrogations majeures, c’est surtout la question du terrorisme qui apparaît en filigrane sous les inquiétudes des Européens. Si 64% des Français pensent qu’il « y a des terroristes qui prétendent être réfugiés », ils sont 70% des Italiens à le penser, contre 76% chez les Allemands… Et en dépit des haros médiatiques, interdisant les populations de l’affirmer, cette infiltration a déjà fait ses preuves et constitue, à l’heure du retour des djihadistes du Proche-Orient en Europe, un sujet de constante alarme.

L’accord passé hier soir par l’Union Européenne reflète encore une fois le choix de gouvernements idéologues. Si les Italiens pourront partiellement retrouver une maîtrise de leur territoire, les Allemands et les Français, pourtant largement inquiets de ces déferlements migratoires, n’auront qu’à subir les velléités de leurs chefs d’État violant constamment l’opinion des peuples qu’ils dirigent.

L’Albanie s’immisce dans l’Union Européenne !

L’Albanie est aux portes de l’Europe. Les autorités bruxelloises ont proposé l’ouverture des négociations d’adhésion du pays candidat depuis 2014. « Cette décision est un message d’encouragement à ces pays de poursuivre les réformes », a souligné la diplomate européenne Federica Mogherini. Ce premier pas désastreux devra s’accompagner d’une adhésion des trente-sept capitales européennes à l’issue du sommet de juin prochain. Si pour le pays le plus pauvre de l’Europe, les enjeux de l’entrée sont particulièrement alléchants, l’UE ne saurait envisager pire partenaire.

Alors même que l’Albanie est jugée « sûre », les flux migratoires drainés par ce pays en France ont atteint des sommets inacceptables à partir de l’année 2016. L’année suivante, près de 7 600 Albanais demandaient l’asile en France, taux considérable notamment en comparaison d’une population syrienne en guerre. Si le premier ministre albanais Edi Rama assure que son pays a pris toutes les mesures nécessaires à l’atténuation de ces flux massifs en France, une adhésion à l’Union Européenne faciliterait considérablement l’installation de ressortissants albanais en France.

« La France joue un rôle considérable » dans le processus d’adhésion, assénait le Premier Ministre de l’Albanie dans les colonnes du Figaro. « Si cet espace au milieu de l’Europe est laissé comme une zone grise où d’autres peuvent planter leurs propres arbres, ce sera très dommageable pour l’Europe », menace-t-il même. Jouant de sa position d’opposant à Moscou, Edi Rama tente maladroitement d’influencer les décisions parisiennes, sûr que les réformes supposées menées par son pays lui permettront d’inscrire son pays au sein de l’Union.

Pourtant, en dépit des assertions ministérielles, l’Albanie demeure un pays en parfaite contradiction avec ses voisins de l’UE. Parfois décrit comme un « narco-Etat », il reste un pays où s’épanouissent les trafics de drogues dures. Pays de corruption, il fait face à une magistrature politique, dont certains membres doivent être traduits en justice pour blanchiment d’argent. En dépit de ses efforts prétendus pour lutter contre sa criminalité, l’Albanie ne saurait être un allié des Etats de l’Europe. Il en va de l’honneur des Etats membres de refuser l’intégration d’un pays qui use de la menace pour s’immiscer dans une Union Européenne qui ne doit en aucun cas l’y accueillir.

L’Union Européenne a échoué à défendre les Européens !

Le 31 janvier dernier, Marie-France LORHO intervenait dans l’hémicycle pour une motion de rejet sur le texte de l’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité. « Le Général Pierre de Villiers disait en 2016 : « Il faut comprendre que le moindre décalage de cohérence entre les menaces, les missions et les moyens s’apparentent au grain de sable qui grippe le système et mènent à la défaite ». Je pense qu’il serait bon désormais de s’en rappeler », a-t-elle rappelé.

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

https://youtu.be/VF2cL2KsXfE

 

Le bilan contestable de l’Union Européenne

Marie-France Lorho est intervenue dans l’hémicycle sur l’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité. « En matière de sécurité l’Union Européenne possède un bilan des plus contestables. Accord diplomatique boiteux avec la Turquie ; abandon des frontières à des agences sans stratégie et moyens ; chape de plomb moralisante sur les discours de protection …. », a-t-elle souligné.

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

https://youtu.be/Pelnkcsux1c

 

Turquie : l’Union Européenne envoie 68 millions d’euros pour un pays qui soutient les rebelles islamistes !

Marie-France Lorho est intervenue en Séance sur le prélèvement sur recettes au profit de l’Union Européenne. « La Turquie a commis une grave erreur en soutenant les rebelles islamistes en Syrie, allant jusqu’à appuyer des attaques dans des villages neutres, a-t-elle indiqué. Les réfugiés syriens passent en outre par des territoires où un conflit interne turc oppose des Kurdes et l’armée. Nous envoyons donc 68 millions d’euros sans capacité de contrôle à un État qui durcit la répression des journalistes et la répression de la société civile. Il ne suffit pas de signer 68 millions d’euros à Paris ou à Bruxelles pour que cela aille aux réfugiés en Syrie« .

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho en Séance.

https://youtu.be/FjVe2pFeb2Y