Loi Avia 2: le retour!

On pensait ne plus en entendre parler, et pourtant c’est le grand retour d’un projet de loi pourtant pulvérisé et quasi-intégralement censuré par le Conseil Constitutionnel en juin dernier : la loi Avia refait surface après la terrible nouvelle de la décapitation d’un professeur à Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre.

Outre le fait que la majorité rebondisse sur une actualité sordide pour remettre en avant ses propositions de loi refusées est particulièrement de mauvais goût, mais cela apparaît également comme une manipulation des faits assez malhonnête…

Selon eux, en effet, si cette mise à mort atroce a eu lieu c’est d’abord et avant tout à cause des « appels à la haine » qui ont été postés et diffusés sur les réseaux sociaux ! A aucun moment, les chantres de la bien-pensance ne remontent jusqu’aux origines réelles de ce mal qui s’insinue partout et fait des ravages : l’immigration subie depuis des années et toujours plus débridée, et l’islamisation de la société qui va de pair avec elle.

Par ailleurs, il est aberrant de constater que la seule réaction de la majorité est de remettre sur le tapis une loi qui porte gravement atteinte à la liberté d’expression, alors même que le professeur assassiné l’a été pour avoir donné un cours sur la liberté d’expression !

Avant de proposer des solutions qui n’en sont pas, car elles ne s’attaquent pas aux vrais problèmes, il serait grand temps que les têtes pensantes du gouvernement se penchent sur les vraies raisons qui font qu’aujourd’hui nous pleurons la perte de Samuel Paty, et avant lui celle du Père Jacques Hamel, et avant lui celles de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, et tant d’autres avant eux…

Il ne sert plus à grand-chose de faire de grandes déclarations non suivies de faits et d’actions effectives : les Français attendent aujourd’hui beaucoup plus de fermeté ! 

Rapatriement des djihadistes français : les États du Proche-Orient sont-ils encore souverains ?

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le rapatriement des djihadistes français sur le territoire national.

Dans un récent entretien, M. le garde des sceaux répétait sa déclaration de 2019, réitérant son souhait de voir rapatrier les djihadistes français prisonniers au Proche-Orient afin qu’ils soient jugés en France. Le ministre de la justice a ainsi indiqué : « Je serai un militant infatigable pour défendre des Français […] qui encourent la peine de mort ».

Le député de Vaucluse a indiqué au ministre de l’Europe et des affaires étrangères que, ” quelle que soit la position française sur la peine de mort, il [était] nécessaire de rappeler que les systèmes judiciaires de ces États du Proche-Orient sont souverains en leur pays ; il ne revient pas au gouvernement français de s’immiscer dans la politique juridictionnelle de ces États, notamment en regard des exactions proférées par ces terroristes sur les territoires concernés.”

Marie-France Lorho a demandé quelle position il comptait adopter quant au rapatriement des djihadistes français condamnés à la suite de décisions souveraines des États dans lesquels ils sont jugés.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Des terroristes islamistes au sein des autorités policières ?

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de l’Intérieur sur les risques d’immixtion de djihadistes islamistes au sein des effectifs policiers. ” Il conviendrait de mettre en œuvre une véritable enquête visant à s’assurer que la sécurité des Français n’est pas laissée aux mains de fanatiques islamistes militant pour l’Etat Islamique ou des réseaux djihadistes en France. Il conviendrait aussi de pouvoir promptement suspendre l’activité ou déchoir de ses fonctions, lorsque les faits sont avérés, un membre des autorités régaliennes convaincu d’affiliation à l’islam politique”, a souligné le député de Vaucluse.