Immigration : le sursaut du Višegrad essaime !

Alors que les Italiens ont voté en faveur du frein à la politique migratoire de masse menée par l’Union Européenne, les gouvernements des pays du Višegrad persistent dans leur lutte pour la préservation de leur identité. De Budapest à Varsovie, de Bratislava à Prague, les Etats de cette union pluri séculaire ont une pleine conscience de l’urgence : il faut fermer les frontières. Et leur stratégie essaime : en Autriche, Herbert Kickl, ministre de l’Intérieur, a récemment annoncé la tenue d’exercice grandeur nature de fermeture de la frontière austro-slovène, quelques mois seulement après l’ouverture de la Route des Balkans. L’enjeu : éviter d’encourir tout risque de débordement migratoire. La perspective d’un tel corridor, transitant par l’Albanie, le Monténégro, la Bosnie et la Croatie, a en effet soulevé les inquiétudes à l’Est : le Monténégro, suivant un accord entendu avec l’Albanie, a ainsi encouragé le renforcement du dispositif de sécurité à la frontière.

Aux abords de la coalition orientale, les résultats dans les urnes viennent couronner la politique pragmatique du Višegrad : en Slovénie, c’est le parti de Janez Janša, qui s’inscrit dans les pas de la politique hongroise de Viktor Orbán, qui est arrivé en tête des élections législatives. Le leitmotiv de la campagne ? Réfréner les vagues migratoires qui menacent d’assaillir le pays. En Autriche, c’est le parti de Sebastian Kurz, l’ÖVP, qui commence à mettre en œuvre sa stratégie de défense. Face à l’ombre terroriste, le chancelier a d’ailleurs pris des mesures : vendredi dernier, il annonçait faire fermer sept mosquées radicales, dissoudre une association confessionnelle et expulser près d’une soixantaine d’imams dérogeant à la loi nationale en matière d’exercice du culte.

A l’heure où près de 80 000 migrants se prépareraient à rejoindre l’Europe occidentale depuis les Balkans, l’Autriche se prépare donc à défendre ses frontières, afin d’éviter que ne se reproduise, comme ce fut le cas à Röszke en 2015, la prise d’assaut des postes-frontières par les migrants. « Je veux être préparé pour le cas, tout en espérant que cela ne se reproduise pas », a ainsi déclaré le ministre de l’Intérieur autrichien. Lucides, les politiques en faveur de la préservation de la civilisation européenne déployées à l’Est incarnent l’espoir de l’Europe, qui devra faire preuve de cet ultime sursaut dans l’espoir de son Salut.

 

Le gouvernement turc à l’assaut de la politique européenne !

Marie-France Lorho a déploré l’intrusion politique du gouvernement turc dans les affaires européennes.

« L’immixtion d’un membre de l’exécutif turc dans les affaires européennes devient de plus en plus récurrent : Ömer Celik, ministre turc en charge des affaires européennes, s’y était déjà essayé, dénonçant par l’intermédiaire des réseaux sociaux les ennemis de la Turquie en les personnes des ministres des affaires étrangères allemand et autrichien », a-t-elle fait remarquer au Ministre des affaires étrangères au détour d’une question écrite.

Retrouvez la question écrite du député de Vaucluse.