Sages-femmes : une profession méprisée !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des solidarités et de la santé sur le traitement réservé aux sages-femmes à l’occasion du « Ségur de la santé ».

À l’occasion du « Ségur de la santé », les sages-femmes espéraient une revalorisation de leur salaire et une reconnaissance de leur statut professionnel. “Alors que les sages-femmes se sont particulièrement illustrées par leur ténacité durant la crise sanitaire, ces professionnels n’ont retiré des dernières discussions qu’une mince revalorisation de leur salaire s’élevant à 183 euros net par mois“, a souligné le député de Vaucluse. “En l’absence de considération, ce corps médical risque de disparaître au même rythme que les gynécologues”.

Le député lui a demandé quelles dispositions supplémentaires le ministre comptait prendre pour que le statut professionnel de ces membres du personnel médical soit enfin reconnu et que la revalorisation de leur salaire soit réexaminée en conséquence.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho au ministre de la santé et des solidarités.

Sages-femmes : pour une reconnaissance du statut !

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de la Santé et des Solidarités sur le statut des sages-femmes. ” En dépit des menus avantages tirés de ces discussions, comprenant une revalorisation de leur salaire de près de 183 euros net par mois, il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour que ces membres du corps médical bénéficient d’un salaire juste et de la reconnaissance de leur statut “, a-t-elle souligné au ministre.

Quelles dispositions monsieur le ministre compte-t-il mettre en œuvre pour que ces professionnels de santé soient reconnus comme des membres du corps médical à part entière ? Quelles mesures financières compte-t-il déployer pour permettre aux sages-femmes de recevoir un salaire à la hauteur des lourdes responsabilités incombant à leur métier ? “, a-t-elle demandé à Olivier Véran.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.

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Loi de finances 2020 : pourquoi j’ai voté non !

Le Vaucluse, à l’image de la France, est un territoire agricole. L’état de notre agriculture doit d’autant plus être la priorité du gouvernement qu’il se dégrade au fil des années. Depuis longtemps nos agriculteurs vivent dans une situation intenable. Ils sont pourtant garants de notre besoin le plus primaire : l’alimentation.

Consciente de cette réalité des plus concrètes et de la situation difficile de nos agriculteurs depuis bien longtemps, j’ai déposé plusieurs amendements[1] visant à, par le biais de la Loi de finances pour 2020, améliorer cette situation intenable.

Le gouvernement considère de son côté que « les chambres d’agriculture doivent participer à l’effort de réduction des dépenses publiques », comme nous l’a signifié Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et justifie ainsi la réduction du budget pour les chambres d’agricultures à hauteur de 1,8 millions d’euros pour la seule région PACA. Les modestes efforts consentis pendant les débats sont insuffisants.

Les agriculteurs font partie de ces catégories, comme les retraités, les infirmières et le personnel médical, qui son méprisés et à qui l’on demande de faire toujours plus d’efforts. Cela n’est pas acceptable et c’est pourtant ce qui transparait dans le projet de loi de finance pour 2020, en l’état actuel de sa rédaction. C’est pourquoi je me suis opposée à ce texte lors du vote ayant eu lieu le 22 octobre 2019 à l’Assemblée nationale.


[1] http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1684

http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1687
http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1689
http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1693
http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1680
http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1686