Lutte contre les groupuscules prônant la violence : c’est la gauche qui a agressé Robert Ménard

Marie-France Lorho est intervenue en commission des lois sur la proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête relative à la lutte contre les groupuscules prônant la violence. « C’est la gauche qui a agressé Robert Ménard devant des forces de l’ordre sans consignes. A l’inverse, elle s’égosillait pour une affaire de tarte à la crème« , a-t-elle déclaré.

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

 

Le cirque reprend ses droits !

Je suis un tout nouveau député du Vaucluse et de la Nation.J’ai eu la chance de grandir politiquement à mesure de mes mandats locaux et de conserver une prise directe avec les effets concrets des décisions politiques. Je m’inquiète gravement néanmoins des évolutions actuelles du débat public.

Les Français ont exprimé à chacun des scrutins récents une exaspération croissante devant le jeu des partis et la mainmise de Paris sur les évolutions intellectuelles et morales du pays. Abusés, pour beaucoup, par la rhétorique financière d’Emmanuel Macron, ils déchantent en constatant son incapacité à gérer les crises et les hommes comme ils désapprouvent son adhésion au politiquement correct.

Toutefois, aucune perspective ne leur est offerte. Les Républicains s’écharpent sans discontinuer depuis la faillite de la candidature de François Fillon : les uns brocardent Sens Commun avec de forts relents de christianophobie, les autres jurent ne jamais discuter avec leur droite, tandis que chacun sait qu’ils le font sans aucune difficulté au quotidien.

Le Front National, lui aussi, est occupé par ses affaires internes. C’est son droit. Mais on l’aimerait attelé à la définition renouvelée autour de la défense de la civilisation européenne et de l’identité de la France. Pour l’instant, les observateurs remarquent surtout des conflits incessants et une absence de clarification politique. Ajoutons que les justes remarques de Robert Ménard, Philippe de Villiers ou Patrick Buisson sur les aléas de la direction du parti de Marine Le Pen sont constamment traitées par le mépris.

Au total, la droite dont chacun perçoit les avancées dans le paysage social est plus morcelée que jamais. La faute, sans doute, à une angoisse incompréhensible lorsqu’il s’agit pour elle d’énoncer des accords majeurs : contre le Grand Remplacement, contre la déconstruction de l’anthropologie chrétienne, contre l’omnipotence de l’Etat.

Il existe également une question de génération autour de cette question : les troupes de La Manif Pour Tous, les militants engagés dans les grands mouvements sociaux, les courageux montés sur le pont du C STAR cet été, tous parviennent à s’assembler autour de projets cohérents et courageux.

Leurs aînés continuent à s’exclure entre stipendiés et à chercher à savoir si un personnel de gauche dans des partis de droite est la meilleure des idées pour accéder au pouvoir. Comme je le disais récemment à Minute : « le scandale, c’est l’incapacité de la droite à s’unir. » Voilà ce que je prônerai à l’assemblée !

Parce qu’il ne faut pas se leurrer : hors de Paris, dans les mairies et les cantons, l’union sociologique des droites est déjà une évidence. Il faut sans doute le rappeler aux Parisiens déconnectés du reste du pays !