Projet de loi de finances : je vote contre !

Le 19 novembre, le parlement était appelé à voter l’ensemble du projet de loi de finances pour 2020. Après avoir déposé plus de quarante amendements sur ce texte dont elle ne peut approuver la globalité, Marie-France Lorho a voté contre ce projet aux failles trop nombreuses.

[Retrouvez les amendements de Marie-France Lorho sur le projet de loi de finances pour 2020].

La gestion des crédits affectés à la mission « Asile, immigration, intégration », constitue l’un des points les plus contestables du projet. Car ce texte prouve à quel point le gouvernement se méprend sur sa gestion des flux migratoires pour les années à venir : en envisageant une stabilisation des demandes d’asile à 0 % à partir de 2020 et en niant le record historique du nombre de demandeurs du statut de réfugié pour l’année 2019 (le sénateur LR François-Noël Buffet envisage au minimum 138 000 demandeurs d’asile[1]), le gouvernement fait preuve d’une perception erronée du phénomène migratoire.

La distribution des crédits de la mission, avoisinant les 2 milliards d’euros, est par ailleurs regrettable en ce qu’elle affuble des moyens importants pour l’intégration – qui va d’ailleurs renforcer les politiques d’accueil des étrangers primo-arrivants – au lieu de privilégier la lutte contre l’immigration illégale. Le député de la 4ème circonscription de Vaucluse avait d’ailleurs posé une question au gouvernement sur ce volet de la loi, soulignant qu’une « lutte en demi-mesure contre l’immigration irrégulière conjuguée à l’arrivée de quotas d’immigrés économiques [allait] encourager encore un peu plus le taux d’immigration sur notre territoire ! ».

[Retrouvez la question orale de Marie-France Lorho sur le volet « Asile, immigration, intégration » du projet de loi de finances pour 2020.]

 

D’autres volets de la loi sont éminemment contestables. Les rétractations de l’Etat, notamment perceptibles à l’occasion de la lecture du projet de loi de finance rectificative pour 2019, laissent encore augurer la démission de l’Etat dans certains domaines qui lui reviennent pourtant en matière budgétaire. C’est notamment le cas de la Mission Culture, qui s’est vue ponctionner 25 millions de crédits du patrimoine (sur un total de 370 millions), somme qui revient ni plus ni moins aux revenus perçus dans le cadre du loto du patrimoine.

En votant contre ce projet de loi de finances, Marie-France Lorho entend dénoncer les défaillances d’un texte auquel elle ne peut en l’état adhérer !


[1] Le Figaro. Asile : le seuil historique des 140 000 demandeurs se profile en 2019. 20.11.2019.

Immigration : donnons la parole aux Français !

Je suis intervenue il y a quelques semaines sur le crédit immigration du projet de loi de finances.

Je rappelais alors la phrase célèbre de Jaques Bompard à propos de ces crédits : leur suppression serait la seule à être majoritairement plébiscitée par les Français.

Le rapport du sénateur François-Noël Buffet vient encore renforcer cette certitude. En effet, les Français savent qu’on leur ment effrontément au sujet de la submersion migratoire dont ils sont victimes.

L’année dernière, 75 000 clandestins connus de nos services n’ont pas été expulsés. Les régularisations augmentent, les mesures d’éloignement sont sous financées, les placements en rétention sont politiquement combattus par la magistrature.

A quand l’organisation d’un référendum sur l’immigration pour qu’enfin s’applique le bon sens pour protéger nos frontières et notre civilisation ?

A quand une vraie lutte et un renforcement des moyens contre l’immigration illégale ?

En Séance, Marie-France Lorho est intervenue sur la mission “immigration” du projet de loi de finances. “A quand une vraie lutte et donc un renforcement des moyens contre l’immigration illégale et pour l’exclusion des clandestins délinquants de notre territoire ?” a-t-elle souligné.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

Toujours plus de taxes !

Nous connaissons la technique de la République en Marche : habiller de fripes charmeuses les plus vieux réflexes de la gauche.

Le gouvernement présente un budget douteux ? Il ressort donc les vieilles techniques hollandaises : augmenter les taxes sur le tabac et l’alcool. Chacun sait que cela ne fonctionne pas mais les médias adhèreront bien volontiers une envolée hygiéniste du ministre de la santé.

Il faut combattre les maux qui affligent la santé de nos familles. Toutefois, l’arme fiscale ne concerne en rien cette lutte.

Elle est un vieux réflexe socialiste : le racket fiscal des pauvres quand le gouvernement supprime une partie de la taxe sur les produits financiers.