Le Macronisme engendre le pessimisme !

Engagée depuis le début du quinquennat du président Macron, la recomposition du paysage politique ne parviendra pas à raviver la confiance des Français dans l’avenir, selon une enquête réalisée par l’Ipsos[1]. Cette initiative enclenchée par La République En Marche a pour principaux enjeux le dépassement du clivage politique gauche-droite et la dévitalisation de sa signification. Pourtant considérée comme « profonde » et « durable » par une grande majorité des personnes interrogées, la mesure peine à satisfaire intégralement l’opinion publique. Son impact demeure assez marginal et les améliorations qu’elle était censée générer sont assez inexistantes.

En dépit de l’effort réformateur du gouvernement pour restructurer le paysage politique français, le clivage gauche-droite perdure en raison de son caractère historique.  Certes, 70 % des personnes ayant participé au sondage estiment que le clivage gauche-droite « ne veut plus dire grand-chose aujourd’hui ». Mais l’appartenance à l’idéologie de gauche ou de droite demeure significative pour 62 % des sondés, qui considèrent qu’il existe des deux grandes familles politiques. D’autre part, l’intention du chef de l’État de renforcer l’intégration de la France au sein de l’Union européenne ne suscite pas l’unanimité. Quasiment un Français sur deux juge que l’institution paneuropéenne provoque « des crises économiques, diplomatiques et environnementales ».

Bien que le parti macroniste se soit impliqué dans la déstructuration du clivage politique gauche-droite, force est de constater que ce même parti est assimilé à l’une ou l’autre de ces deux principales familles politiques. Ainsi, 5 % des personnes ayant voté considèrent que La République En marche se situe à gauche ou à l’extrême-gauche, 9 % pensent qu’il est de gauche et 21 % qu’il est du centre. En revanche, 20% estiment que le parti présidentiel est au centre droit et 5 % de l’extrême-droite. En résumé, un tiers des Français considéraient le parti comme inclassable dès lors qu’il venait de remporter les élections présidentielles. À l’heure actuelle, ils ne sont plus que 50%.

Ayant proclamé ses intentions de susciter un regain d’optimisme chez les Français, le président Macron peine à atteindre ses objectifs escomptés. Son ambition de recomposer le paysage politique français ne tend pas réellement à rehausser le bien-être de ses concitoyens…

[1] IPSOS PUBLIC AFFAIRS – Echantillon de 1505 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Sondage effectué du 19 au 22 mars 2018.