Musées en danger : j’interpelle le ministre de la Culture !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la culture sur la perte de recettes à laquelle doivent faire face certains musées français à la suite de la crise sanitaire. Les musées français, quelle que soit la nature de leur statut, ont vivement souffert de la crise sanitaire.

Récemment, c’est le musée Rodin qui a annoncé faire l’objet de restrictions budgétaires sans précédent. Pour compenser ses pertes financières, ce musée – qui s’autofinance par sa billetterie et reçoit des visiteurs essentiellement étrangers et devrait perdre cette année près de 3 millions d’euros – devra vendre certains des bronzes dont il est garant en qualité d’ayant droit et de gérant de l’œuvre du sculpteur. Le directeur de cette institution n’a d’autre choix que de se tourner vers des galeries, notamment des galeries étrangères, pour vendre ses propres collections. Cette fuite des collections françaises à l’étranger est aussi insupportable que la cession d’œuvres issues d’une institution culturelle garante d’un trésor patrimonial français.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Nos églises catholiques sont en péril !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur les périls qu’encourent nos églises.

Retrouvez ci-dessous la question au gouvernement de Marie-France Lorho.

Ma question s’adresse au ministre de l’Intérieur.

Les faits ont eu lieu le 4 novembre dernier. Dans la nuit du dimanche au lundi, une bande de malfaiteurs a forcé, à l’aide d’une voiture bélier, la porte de la Cathédrale d’Oloron –Sainte-Marie. Les individus ont emporté une partie du trésor de l’édifice, classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. De telles affaires sont devenues presque banales, quotidiens dans notre pays. La semaine dernière, une église de Tarbes était profanée !

Notre patrimoine religieux est la cible de pillards sans vergogne. La cible d’individus qui volent et dévastent notre patrimoine religieux en toute impunité.

Lorsque nos églises ne sont pas pillées, elles sont désormais victimes d’incendies volontaires.

  • Le 17 juillet 2019, un homme a été interpellé à Sées dans l’Orne, bidons d’essence à la main, alors qu’il s’apprêtait à mettre le feu à la cathédrale. Le procureur de la République a expliqué que le coupable « a[vait] une absence totale de discernement » avant d’ajouter qu’il était « totalement irresponsable et qu’aucune mesure pénale ne [pouvait] donc être prise » [contre lui].

donc être prise » [contre lui].

  • Dans l’Eure, au début du mois de juillet 2019, deux incendies se sont déclarés en moins d’une semaine dans l’église de Bourg-Achard, brûlant une partie de l’autel et détruisant l’orgue. Les enquêteurs ont établi la nature volontaire de ces incendies.
  • En février 2019, ce n’était pas moins de cinq églises qui étaient ciblées par des profanations et dégradations de leur mobilier liturgique dans le Tarn, les Yvelines et en Bourgogne.
  • Et que dire de Saint-Sulpice, trésor de notre patrimoine, incendié intentionnellement en mars dernier ?

Énumérer les actes anti-chrétiens et les actes de vandalisme des lieux de culte catholiques serait ici long et fastidieux. Un bilan de la gendarmerie a recensé 129 vols et pas moins de 877 dégradations ciblant des édifices catholiques en 2018. Le ministère de l’intérieur établissait en 2017 un nombre de 978 atteintes à nos édifices religieux et aux sépultures, dont 878 contre des lieux chrétiens. Le bilan de l’année 2019 risque d’être encore plus élevé. Il est temps de reconnaître l’état alarmant de la christianophobie dans notre pays et de prendre de véritables mesures à son encontre.

Monsieur le ministre, quelles dispositions le ministère de l’Intérieur va-t-il prendre pour protéger efficacement nos églises et prendre des sanctions pénales fortes contre les criminels qui portent non seulement atteinte à des lieux de foi mais aussi à notre patrimoine français ?

Incendies d’églises : le ministère de l’intérieur reste muet !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur la croissance des incendies volontaires d’églises catholiques et la hausse du nombre d’actes proférés à leur encontre. “Le 17 juillet 2019, un homme a été interpellé à Sées dans l’Orne, bidons d’essence à la main, alors qu’il s’apprêtait à mettre le feu à la cathédrale. Le procureur de la République a expliqué qu’« il y a[vait] une absence totale de discernement » avant d’ajouter :  « Il est totalement irresponsable Aucune mesure pénale ne peut donc être prise »“, a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Pitié pour Notre-Dame de Paris !

En séance, Marie-France Lorho est intervenue en dernière lecture sur le texte relatif à la restauration et la conservation de la cathédrale Notre-Dame de Paris. “Les experts se succèdent et leur avis se ressemblent, sans que vous ne jugiez bon de les entendre. Vous assurez les entendre, mais n’en faites rien. Une prétendue modernisation de ce joyau n’aurait aucun sens : tous vous disent combien restaurer à l’identique s’impose. Je n’en citerai qu’un : Jean-Michel LENIAUD, ancien Directeur de l’Ecole des Chartes, qui nous rappelait en avril dernier « qu’à Notre-Dame, la vraie modernité nous impose de transmettre l’icône, avec piété et dans la joie: n’ajoutons pas au déshonneur de n’avoir pas su garder la faiblesse de ne pas savoir transmettre »“, a souligné le député de Vaucluse.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

Sites classés : un décret dangereux à l’horizon !

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de la transition écologique et solidaire, au sujet du projet de décret portant déconcentration de la délivrance des autorisations de travaux en site classé. ” L’adoption d’un tel décret, visant à confier aux préfets départementaux un pouvoir jusque-là réservé au ministère, aura indubitablement pour effet d’augmenter le nombre d’autorisations délivrées et donc le nombre d’infrastructures bétonnées au cœur des sites classés, a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Loto du patrimoine : les joueurs trompés !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la culture sur la récolte par l’État des taxes générées par le loto du patrimoine. “Le ministre de l’action et des comptes publics a souligné que les taxes « sont objectivement peu nombreuses, ce n’est pas du tout la poule aux œufs d’or que certains veulent évoquer ». Or un hebdomadaire a pu estimer que les taxes approcheraient les 14 millions d’euros, soit près de l’intégralité des recettes générées par le loto”, a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Lutte contre les addictions : le gouvernement effleure la prohibition !

Le gouvernement, dans sa volonté de lutter contre les addictions, présente un plan national de Santé Publique qui vise à dénormaliser la consommation de vin.  Ce plan de lutte, qui diabolise le vin, est particulièrement inquiétant. Il risque d’être néfaste, tant à l’identité de nos territoires qu’à la filière viticole, d’autant plus que les producteurs proposent un plan cohérent et à moindre coût pour les pouvoirs publics.

Le gouvernement annonce un plan national de Santé Publique « priorité prévention » pour une « révolution de la prévention ». Ainsi, un prix plancher de 5 euros pour toute bouteille d’alcool sera obligatoire. Des logos vont être ajoutés sur les bouteilles de vin : un logo indiquant un 18 barré, pour signifier au mineur qu’ils n’ont pas le droit d’acheter de l’alcool, sera désormais obligatoire. Par ailleurs, le logo symbolisant une femme enceinte barrée, visant à lutter contre l’alcoolisation des femmes en ceinte, déjà obligatoire, devra maintenant faire deux centimètres de diamètre, il prendra donc 25 fois plus de place sur les étiquettes qu’avec la dernière loi. Enfin, la publicité concernant ces produits devrait être interdite à proximité de tout établissement scolaire.

 D’abord, ces mesures ne sont pas efficaces : le prix plancher de cinq euros ne devrait pas dissuader les jeunes de consommer et, pire, inciter à la contrebande ou à l’approvisionnement dans les pays limitrophes, les femmes enceintes qui consomment de l’alcool ont majoritairement un problème d’addiction avant leur grossesse. Comment appliquer la loi concernant la publicité dans des villes comme Paris où les établissements scolaires sont partout ? Ensuite, ces mesures donnent une mauvaise image de la consommation du vin : le but recherché est la « dénormalisation » de la consommation du vin, voire la diabolisation. Le vin est un élément central de la culture française et la filière viticole une filière très importante économiquement qu’on ne peut risquer d’affaiblir.

Le repas gastronomique à la Française est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Chaque région revendique ses appellations : vins de Bordeaux, les vins alsaciens…. Les habitants du Vaucluse ne peuvent-ils pas se vanter de quelques excellents vins ? Sur 96 départements Français, 66 sont viticoles. Pour 86% des Français le vin est une composante de l’art de vivre à la Française[1]. Dénormaliser la consommation de vin, c’est déconstruire la culture française, c’est s’attaquer aux territoires, c’est couper nos racines. La filière viticole est aussi un poumon économique français : deuxième secteur d’exportation excédentaire français il rapporte près de 8 milliards d’euros à la France, la filière du vin compte près de 500 000 acteurs. Il y a en France chaque année 10 millions d’œnotouristes dont 4 millions de visiteurs étrangers. [2]

La filière viticole, qui était en concertation avec le gouvernement, défendait une prévention plus pertinente. Elle s’était engagée à mobiliser 2 millions d’euros sur 4 ans pour participer à une campagne de responsabilisation des consommateurs. A l’heure actuelle, il n’est pas sûr que cette participation soit toujours d’actualité. Rappelons que l’alcool n’est pas mauvais pour la santé, c’est une mauvaise consommation qui est mauvaise pour la santé. La responsabilité et la modération sont donc plus à développer, et non pas la diabolisation de l’alcool.

 

[1] 5ème édition du baromètre IFOP/Vin & Société

[2] Atout France 2016

Palmyre doit renaître !

Marie-France LORHO a interrogé le ministre de la Culture sur les initiatives  à prendre  à l’UNESCO en matière de restauration du patrimoine de la ville de Palmyre. “La prise de guerre de l’Etat islamique, a souligné le député de Vaucluse, a été catastrophique pour le patrimoine architectural de la ville : les temples de Bêl et de Baalshamin ont été réduits à néant par des explosifs. Le portique du théâtre, les tours funéraires de la nécropole, l’arc monumental… La liste des merveilles détruites est particulièrement longue et les pertes considérables”.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO à Françoise NYSSEN.

 

 

Patrimoine : le gouvernement méprise l’avis des professionnels !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la culture sur les dispositions prises à l’encontre des architectes des bâtiments de France. A l’heure où l’avis de ces professionnels risque ainsi de ne plus être exigé sur les sites immeubles non classés et considérés par les pouvoirs publics comme “insalubres ou en péril”, le député lui a demandé quelles dispositions elle comptait prendre afin que ces professionnels du secteur puissent prévenir la détériorations de témoignages prestigieux du patrimoine français.

Retrouvez la question écrite de Marie-France LORHO.