La commission européenne contre les peuples

 

Jean-Claude Juncker est formel : « M. Orban n’a plus sa place au sein du Parti populaire européen (PPE) » a indiqué doctement le président de la Commission européenne à l’issue du sommet de Salzbourg le 20 septembre dernier. En cause ? Le refus des pays du Višegrad de se soumettre aux injonctions européennes en matière migratoire. « Les discours pernicieux qui disent que l’Europe est confrontée à une invasion islamique ne sont pas acceptables », accuse en sous-main ce membre du PPE. Lutte contre les populismes, combat contre les « nationalismes irréfléchis » : avec condescendance, Jean-Claude Juncker nie sans sourciller la volonté de peuples européens, hostiles aux vagues migratoires qui abondent en leur pays.

Condescendance et absence totale de diplomatie : tel semble être le nouveau paradigme des amoureux d’une Union Européenne noyant les identités des peuples dans une globalisation sans racines. Telles sont, également, les qualités de la proposition de résolution européenne visant prétendument au respect de l’état de droit dans l’Union Européenne qu’ont récemment déposé deux députés et qu’examinera bientôt la Commission des lois. « Dénon[çant] la dégradation de l’État de droit, motivée par un programme idéologique contraire aux valeurs européennes et démocratiques, en Hongrie et en Pologne », les rapporteurs du texte portent eux-mêmes un constat d’une teneur toute idéologique. Parce que la Hongrie ne souhaite, ainsi que le soulignait récemment Viktor Orban, « devenir un pays d’immigration », on déplore l’absence d’adhésion de Budapest au programme de l’Union Européenne. Or, en France, les chiffres soulignent pourtant que la population est majoritairement hostile à l’immigration massive. C’est donc la volonté portée par l’Union Européenne, s’élevant à l’encontre de celle des peuples européens, qui constitue un programme idéologique en soi.

Marie-France Lorho a proposé plusieurs amendements pour s’opposer à ce texte douteux, rappelant la légitimité des pays membres de l’UE et leurs peuples à disposer d’eux-mêmes, soulignant la nécessité d’endiguer les comités superflus visant à dénoncer les attitudes non conformes aux valeurs de la pensée unique prônée par les rapporteurs comme celle de ne pas mettre en place des sanctions éphémères à l’encontre de nos voisins, qui porteraient préjudice à nos producteurs exportant en ces pays.

Contrevenant à la plus élémentaire des courtoisies diplomatiques, ces députés dédaignent également la souveraineté dont devraient pouvoir encore bénéficier les pays du Višegrad, membres de l’Union Européenne au même titre que la France. A l’heure où l’Arabie Saoudite, partenaire de la France en de nombreux domaines, est soupçonnée de mener des raids d’une insupportable violence au Yémen et de torturer certains de ses ressortissants, la leçon dispensée par les membres de la majorité ou leurs proches semble particulièrement malvenue.

Produits phytosanitaires : une commission freinée !

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur la position de la France vis-à-vis des menaces et tentatives d’intimidation dont la commission spéciale PEST aurait fait l’objet au Parlement Européen. « Le gouvernement français fera-t-il entendre sa voix au Parlement Européen pour qu’il soit assuré la possibilité, pour les rapporteurs de cette commission spéciale, de perpétuer leur travail de manière à ce qu’une réelle évaluation sur les produits phytosanitaires soit faite et que les rapports d’expertise proposés à son issue se révèlent exacts ? », a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.