Le coût du dépistage du coronavirus en France

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des solidarités et de la santé sur le coût engendré par les facilités d’accès aux tests PCR destinés à dépister les cas de coronavirus en France. ” Depuis le 25 juillet 2020, des millions de tests PCR destinés à déceler les cas de coronavirus sont réalisés, proposés sans ordonnance, coût et avance de frais.” a souligné le député avant d’ajouter : “Cette surabondance du nombre de tests (estimé à 1 million par semaine) va coûter particulièrement cher à la sécurité sociale : d’aucuns avancent ainsi la somme de 250 millions par mois imputable à la sécurité sociale eu égard au remboursement à 100 % du test.”

Elle lui a demandé s’il comptait limiter la réalisation de ces tests PCR par personne et par semaine et quelles dispositions il comptait prendre pour que le coût engendré par la réalisation de ces tests ne creuse encore davantage le gouffre financier auquel est confrontée l’assurance maladie.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Sages-femmes : une profession méprisée !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des solidarités et de la santé sur le traitement réservé aux sages-femmes à l’occasion du « Ségur de la santé ».

À l’occasion du « Ségur de la santé », les sages-femmes espéraient une revalorisation de leur salaire et une reconnaissance de leur statut professionnel. “Alors que les sages-femmes se sont particulièrement illustrées par leur ténacité durant la crise sanitaire, ces professionnels n’ont retiré des dernières discussions qu’une mince revalorisation de leur salaire s’élevant à 183 euros net par mois“, a souligné le député de Vaucluse. “En l’absence de considération, ce corps médical risque de disparaître au même rythme que les gynécologues”.

Le député lui a demandé quelles dispositions supplémentaires le ministre comptait prendre pour que le statut professionnel de ces membres du personnel médical soit enfin reconnu et que la revalorisation de leur salaire soit réexaminée en conséquence.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho au ministre de la santé et des solidarités.

« Stratégie » de déconfinement : le règne de la confusion au sommet de l’Etat

Mise en garde sur un ton docte, sarcasmes sur l’opinion publique, revirements ponctuels sur les décisions de la veille : à bien des égards, le discours d’Edouard Philippe hier à l’Assemblée nationale a laissé un goût amer à de nombreux Français. L’incertitude face à un déconfinement strict le 11 mai sonne comme une menace pour nombre d’entre eux comme l’invitation à l’isolement volontaire des personnes âgées résonne comme une condamnation de leur vie sociale… Ce 28 avril, c’est l’absence de certitudes, une confusion certaine, que le Premier ministre a choisi comme fil rouge de son allocution dans l’hémicycle… 

Le « déconfinement » annoncé n’engendrera que peu de changements par rapport à la situation actuelle : la restriction de la liberté de circulation (interdiction de circuler à plus de cent kilomètres de chez soi), au même titre que la violation de la liberté de culte (pas de reprise des cultes avant le 2 juin), restent des mesures inquiétantes, d’une violence inédite, imposées par le gouvernement. L’accès aux données médicales des Français de la part d’organismes qui ne devraient y avoir accès constitue une autre inquiétude majeure, à l’heure où le vol des données informatiques reste un sujet peu maîtrisé par le service public. Enfin, la réouverture des crèches et des écoles à l’heure où l’on découvre que le Covid-19 affecterait également les enfants laisse particulièrement suspicieux. 

En dépit de toutes les interrogations que suscite la prise de parole du Premier Ministre, s’opposer à la réouverture de l’ensemble de nos commerces comme de certaines institutions culturelles (dont il serait heureux que le Ministre de la culture précise les caractéristiques exactes) ne semblait pas opportun. Parce qu’elle ne souhaitait en aucun cas s’opposer à l’allègement de cette loi d’urgence, qui lève par exemple l’obligation du port des attestations de déplacements, Marie-France Lorho a souhaité s’abstenir à l’occasion de son vote sur la déclaration du gouvernement. 

Le député de Vaucluse fonde ses espoirs sur les discussions entre les élus locaux et le gouvernement pour trouver un équilibre quant au déconfinement à venir. Consciente que ce sont ces élus de terrain qui sont les premiers intermédiaires auprès des Français, c’est pour leur laisser les mains libres et la possibilité de trouver des solutions constructives avec le gouvernement que Marie-France Lorho a préféré s’abstenir sur ce texte. C’est aussi au fait des lacunes que comportera sans nul doute le texte relatif à ce déconfinement que le député y interviendra par voie d’amendements. 

Les chirurgiens-dentistes dans l’attente de matériels !

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de la santé et des solidarités sur le manque de matériels dont les chirurgiens-dentistes faisaient l’objet. “Cette profession, qui appartient pleinement au corps médical, doit pouvoir assurer au plus vite son retour au travail au risque de voir les patients affluer dès la mise à son terme du confinement“, a souligné le député de Vaucluse.  

Si les cas d’urgence dentaire ne sont pas traités, nombreux peuvent être les Français à souffrir d’une aggravation infectieuse ; certains traumatismes dentaires, pris en charge trop tard, pourraient entraîner des séquelles graves. Il apparaît donc urgent de permettre aux professionnels du secteur dentaire de reprendre leurs activités au plus vite et dans des conditions sanitaires sécurisées“, a-t-elle ajouté.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Olivier Véran.


Les étudiants sages-femmes laissés pour compte ?

 Marie-France Lorho interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur le traitement des étudiants sages-femmes à l’occasion de la crise sanitaire. “En plus de manquer de matériels (surblouse, masques), les étudiants sages-femmes, garants de si nombreuses naissances, ne bénéficient d’aucune des dispositions spéciales mises en œuvre pour les soignants, a souligné le député de Vaucluse. “ Les étudiants de cette filière ne sont pas moins estimables que les autres et doivent être traités avec égard.”

In the Hospital Woman in Labor Pushes to Give Birth, Baby Comes out, Obstetricians Assist Delivery, Husband Holds Supports His Wife. Side View Footage.

Marie-France Lorho a demandé au ministre s’il comptait harmoniser les dispositions financières prises pour les étudiants soignants aux étudiants sages-femmes.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Covid-19 : respectons les derniers adieux aux défunts !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la santé et des solidarités sur les derniers adieux à nos défunts.

Qu’il s’agisse du respect dû aux défunts et à leur famille ou d’une disposition sanitaire de bon sens, le maintien de l’activité des thanatopracteurs – qui réalisent des soins sur le défunt – semble plus que légitime. Il en va de la déférence que nous portons à nos proches et nos anciens et aux derniers adieux que nous souhaitons leur adresser“, a souligné le député de Vaucluse. 

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho à Olivier Véran.

Municipales à Paris : ce que nous dit la candidature d’Agnès Buzyn

L’annonce se sera peu fait attendre. C’est au détour d’une discussion dominicale, qu’on devine aisément empreinte de confusion, que la sentence est tombée : à un mois des municipales, c’est à Agnès Buzyn qu’échoie la lourde tâche de sauver la tête de la République en Marche à Paris. L’ancien ministre de la santé n’a rien à y gagner. En bon agent de la Macronie, elle sauvera la face du parti, laissant parallèlement en friche un ministère secoué par les crises successives.

Cette nomination toute gouvernementale en dit long sur la considération prêtée aux Français par l’État macronien. Après la démission de plusieurs dizaines de médecins chefs de service des hôpitaux à travers l’ensemble du territoire, cet abandon de poste du ministre laissera un goût légitimement amer à un personnel hospitalier peu prompt à se satisfaire de calculs politiciens pour seule réponse à leur acte inédit.  Ce soudain intérêt pour un siège dont Agnès Buzyn admettait n’avoir que faire quelques jours plus tôt en dit long sur l’importance prêtée à la menace du coronavirus : les alertes répétées à l’égard de cette maladie sont-elles donc à minorer ? La désertion du ministre missionné pour encadrer son expansion endémique marque du sceau du mépris l’action gouvernementale envers les patients pris en charge.

Cette fuite à la tête d’une liste alors même que LaREM ne pourra, engluée qu’elle est dans les déboires partisans, emporter la victoire dans la capitale, en dit enfin particulièrement long sur les égards prêtés à la réforme du système de retraite et à la loi de bioéthique qui annonce son prochain retour dans l’hémicycle. Malgré le soutien apporté par le ministre à ce que je tiens pour des dérives éthiques au sein de cette dernière loi, il a fallu souligner la position parfois heureuse d’Agnès Buzyn, qui rappela en première lecture son opposition à l’extension du diagnostic préimplantatoire aux aneuploïdies (DPI-A), permettant de détecter les embryons porteurs d’une anomalie chromosomique. Au lendemain de la suppression de cet article dramatique au Sénat, quelle sera l’attitude du nouveau ministre de la santé vis-à-vis de la réintroduction de cette pratique de sélection embryonnaire ?

L’abandon de poste d’Agnès Buzyn m’inquiète. Il m’inquiète parce qu’il est un signe de mépris envoyé aux personnels hospitaliers, laissés comme de coutume pour compte aux mains d’un gouvernement versatile. Il m’inquiète parce qu’il est un affront fait aux Français inquiet d’une pandémie dont il serait bon de maîtriser l’expansion. Il m’inquiète, enfin, parce qu’il est un signe de mépris du gouvernement face à la réforme des retraites et qu’il risque d’encourager l’insinuation de dérives au sein d’une loi bioéthique dramatique.