Etat d’urgence sanitaire : de lacunes en concessions

COMMUNIQUE DE PRESSE
Marie-France LORHO
Député de la IVème circonscription de Vaucluse 

En cette fin de semaine, le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire a été discuté et adopté à l’Assemblée nationale. Après avoir voté en défaveur du texte à l’occasion de sa première lecture, Marie-France Lorho a préféré adopté la neutralité lors du vote définitif au regard des concessions opérées par le Gouvernement et de l’impérieuse nécessité de prudence engendrée par l’état sanitaire fragile de notre pays. En dépit de cette position de vote, le député de la IVème circonscription de Vaucluse a estimé nécessaire de dénoncer par voie d’amendements les lacunes et les dangers que soulevait un tel texte. 

Outre l’allongement illégitime de la restriction de liberté de circulation, le caractère liberticide du projet de loi est, selon le député, particulièrement sensible au sein de l’article 6 du projet de loi, dont l’élu a tenté de limiter le champ. Intimant le consentement des personnes dans l’accès à leurs données médicales, Marie-France Lorho a également déposé un amendement pour  définir plus précisément les voies de recours s’offrant aux patients comme le cadre de la consultation des données et de leur partage par les différentes autorités sanitaires concernées. Consciente de la primauté de la préservation de la santé des Français, le député a néanmoins tenu à modérer les interdictions faites aux personnes susceptibles d’être infectées par le virus, conditionnant leur isolement à la connotation de leur état de santé par un médecin. 

Les amendements de Marie-France Lorho, dont l’intégralité a été défendue par l’intermédiaire de l’une de ses collèges mais rejetée par le Gouvernement, visaient également à mettre un terme à l’iniquité frappante d’un texte encourageant la reprise de l’activité commerciale tout en interdisant le retour d’une reprise des cultes. Le député de Vaucluse a souhaité à plusieurs reprises alerté les autorités sur le caractère grave de l’interdiction faite aux autorités ecclésiastiques de pouvoir donner la messe. « Il revient aux ministres des cultes, seuls maîtres en leurs églises, « d’ordonner la fermeture provisoire » ou d’en « réglementer l’ouverture » tels qu’ils l’entendent », a souligné le député de Vaucluse

Si l’impérieuse nécessité de mettre un terme à cette crise sanitaire dramatique a intimé le député de Vaucluse à adopté une position de neutralité à l’évaluation de ce texte, il est néanmoins nécessaire d’en souligner ses plus importantes lacunes. Certaines dispositions prises par le Gouvernement risquent, en dépit de la situation exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvons, de se voir frappées d’inconstitutionnalité….

Sans-abris : les grands oubliés de la crise sanitaire !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur le sort réservé aux sans-abris à l’occasion de la crise sanitaire qui sévit en France. 

Comment ces populations vulnérables vont-elles pouvoir subvenir à leurs besoins alimentaires alors même que les distributions de denrées alimentaires ou d’accueil dans les foyers sont à l’arrêt ? Plusieurs activités associatives ont été contraintes, eu égard aux mesures sanitaires, de mettre un terme à leurs activités, privant ainsi indirectement les SDF de moyens de subsistance, a souligné le député de Vaucluse.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Drapeaux maghrébins sur le toit d’une église : Marie-France Lorho écrit au ministre de l’Intérieur !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur la banalisation des actes antichrétiens en France. “ Le 9 février 2020, à Albi, des drapeaux maghrébins sont hissés sur le toit d’une église. Cet acte symbolique constitue une provocation portée à la chrétienté française“, a-t-elle souligné avant de demander : “ comment il comptait recenser puis définir de manière rationnelle les actes menés à l’encontre des chrétiens et de leur patrimoine afin de lutter de manière concrète contre la banalisation des actes antichrétiens“.

Retrouvez la question écrite de Marie-France LORHO.

Fichiers de la police : un inextricable imbroglio !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur les fichiers mis à disposition de la police pour leurs enquêtes. “Le nombre de personnes recensées dans ces fichiers laisse quelque peu interrogateur sur l’efficacité d’un tel inventaire : 19 millions de personnes sont recensées dans le fichier de traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), plus de 6 millions composent le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) et environ 3 millions pour celui des empreintes génétiques (FAEG). Il est particulièrement difficile aux personnes recensées dans ce fichier d’en sortir, notamment pour les celles ayant commis des infractions mineures et dont les sollicitations au parquet sont généralement ignorées.”, a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.

Armement des personnels de sécurité privée : il faut exprimer les conditions !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur l’armement des personnels de sécurité privée. “Comment éviter l’immixtion de certaines entreprises de sécurité privée étrangères sur le sol français ? En effet, de nombreuses entreprises de ce secteur à l’étranger, qui ont déjà recours à des agents armés, ont pris leurs dispositions dans ce domaine ; comment s’assurer qu’il ne leur reviendra pas le monopole de cette branche de la sécurité en France ?”, a souligné le député de Vaucluse.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Gérard Collomb.

Cocaïne : un marché qui pèse entre 3 et 4 milliards d’euros en France !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur la hausse de la consommation de cocaïne en France. “L’année passée, les douanes françaises ont saisi 9.2 tonnes de cocaïne, 17 tonnes si l’on prend en compte les résultats de la police et de la gendarmerie. En un an, la saisie de cocaïne a augmenté de 142.1%. On estime désormais qu’il faut entre 12 à 20 tonnes de cocaïne par an pour satisfaire le marché français. Le Service d’Information de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée indique que ce marché pèse entre 3 et 4 milliards d’euros à l’heure actuelle”, s’est-elle alarmée.

Retrouvez ci-dessous la lettre ouverte de Marie-France Lorho au Ministre de l’Intérieur.