Quel avenir pour l’armée française au Mali ?

Mme Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la persistance des troupes armées françaises sur le territoire malien. 

Pour l’ancien général de l’armée française Bruno Clément-Bollée, la prise de pouvoir par les militaires au Mali constitue le « pire scénario possible, le plus redouté ».

Le député de Vaucluse a demandé au ministre quelle va précisément être l’orientation politique choisie par le Gouvernement français quant à l’inscription des forces nationales au Mali. Elle souhaite connaître quel va être le sort réservé aux 5 000 militaires aujourd’hui mobilisés dans le cadre de l’opération Barkhane.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Près d’une centaine de djihadistes libérés entre 2020 et 2021 : j’interroge le Garde des Sceaux !

Marie-France Lorho a interrogé le Garde des Sceaux sur la libération des djihadistes.

Retrouvez l’allocution complète du député de la IVème circonscription de Vaucluse :

Madame le ministre,

« Les détenus radicalisés qui seront condamnés pour terrorisme sont 56 % à sortir de prison d’ici 2020. » Le 21 novembre 2018, Thibault de Montbrial, avocat au Barreau de Paris et membre du conseil scientifique de l’École de Guerre, tirait la sonnette d’alarme : les terroristes islamistes qui vont être libérés sont, selon cet intervenant, des français ou francophones que l’on dénombre par milliers. « La grosse crainte, disait alors Maître Montbrial, c’est sur les années 2018, 2021, 2022, [où nous risquons d’assister à] une « montée en gamme des attaques, qui s’apparente à ce qu’il se passe au Mali, en Syrie et en Afghanistan ».

Officiellement, une quarantaine de djihadistes ont retrouvé la liberté depuis 2018. Demain, le nombre de terroristes islamistes libres ne va faire qu’augmenter : ce sont 43 djihadistes qui devraient sortir de prison en 2020 et une soixantaine en 2021. De plus, depuis quelques jours, la Turquie ne retient plus des flux de migrants qui cherchent à rentrer en Europe… [Quel sera l’impact de ces flux en Europe?]

Madame le Garde des Sceaux : vous évoquiez la possibilité d’un retour des djihadistes en France le 11 janvier dernier. Votre cabinet ministériel démentant cette information, soulignait que « les djihadistes doivent être jugés dans les endroits où ils ont commis leurs exactions ».

La loi du 30 octobre 2017, qui a assorti les sorties de prison des terroristes islamistes d’un arsenal de surveillance administrative et d’assignation à résidence, n’est évidemment pas suffisante. Comment nos services de renseignement vont-ils pouvoir surveiller chacune des personnalités suspectes 24 heures sur 24 ?

Madame le ministre : quelles dispositions fortes va prendre le gouvernement pour empêcher la sortie de plusieurs dizaines de détenus dangereux dans les prochaines années à venir ? Comptez-vous frapper ces détenus qui haïssent viscéralement notre Nation d’une déchéance de nationalité légitime, alors même qu’en 10 ans, la France n’en a prononcé que 13 ? Comptez-vous laisser les Etats souverains juger les terroristes français qui ont agi sur leurs terres ?

Je vous remercie.