Reprise des activités de SOS Méditerranée : je saisis le ministre de l’Intérieur !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur la reprise de l’activité illégale de SOS Méditerranée. À la fin du mois de juin 2020, après une période d’interruption liée à la crise sanitaire, l’équipage du bateau de l’Ocean Viking a repris son activité illégale, visant à soutenir l’immigration clandestine en prenant à son bord des immigrés illégaux en Méditerranée centrale pour les faire aborder sur les terres européennes.

Non seulement cette association encourage la pérennité des réseaux d’immigration clandestine, mais elle met en danger la vie de son équipage et de ses usagers. Mme la députée avait déjà interrogé le ministère sur les subventions publiques versées à cette association violant sciemment la loi (question écrite du 16 juillet 2019 n° 21513 à laquelle elle n’a pas eu de réponse). Elle lui demande s’il compte prendre quelconque disposition pour mettre un terme à l’activité illégale de cette association“, a souligné Marie-France Lorho au ministre de l’Intérieur.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho au Ministre de l’Intérieur.

Profanations, destructions, vols,… : face aux dangers qui menacent nos églises, je demande l’ouverture d’une commission d’enquête !

Qu’il s’agisse d’incendies volontaires, de vols de mobiliers liturgiques, de dégradations des signes religieux dans les cimetières, les lieux de culte chrétiens et les patrimoines qui y afférent font l’objet d’attaques récurrentes, représentant plus d’un millier d’actes par an, soit une moyenne de trois actes par jour. Depuis l’année 2008, les atteintes menées à l’encontre de nos lieux de culte chrétiens en France n’ont fait qu’augmenter. À la fin du mois de mars 2019, une étude de gendarmerie reprise par un quotidien national dressait d’ailleurs bilan inquiétant de 877 églises dégradées pour la seule année 2018. 


Des profanations volontaires, de nature anticatholique, aux incendies destructeurs jusqu’aux vols dont ils espèrent retirer profit, il existe un éventail d’attieintes dont nos églises font perpétuellement l’objet. Qu’il s’agisse d’atteintes aux patrimoines matériels chrétiens, c’est‑à‑dire un patrimoine français dont la communauté chrétienne a l’usage quotidien de par la foi vive de son Histoire, aux atteintes portées à l’encontre de cette communauté parce qu’elle est chrétienne, il est nécessaire d’établir un recensement stricte des actes menés à l’encontre de cette communauté d’une part, du patrimoine qui lui est affilié de l’autre. 

Marie-France Lorho a déposé une proposition de loi visant précisément à qualifier ces actes que le ministère de l’Intérieur peine à distinguer. « Force est de constater que la méthode de recensement du ministère de l’intérieur, qualifiant ces actes antichrétiens au sein d’évaluations ayant traits aux actes « antisémites, xénophobes ou racistes » est aussi insuffisante qu’elle est inexacte », a souligné le député de la IVème circonscription de Vaucluse. « Les actes menés à l’encontre des catholiques ne relèvent évidemment pas de l’antisémitisme. Ils ne peuvent relever de la xénophobie, eu égard à la présence chrétienne sur notre territoire français depuis plus de 1 500 ans. Ils ne peuvent, enfin, relever du racisme, n’ayant pas d’objet ethnique », a-t-elle ajouté. 

L’absence de qualification claire des actes menés à l’encontre des chrétiens rend difficile toute quantification rationnelle des chiffres donnés par le ministère, qui dresse un bilan visant plus particulièrement les actes « xénophobes, racistes et antisémites » sans évoquer le cas chrétien. C’est l’objet de cette proposition de résolution, qui entend créer une commission d’enquête visant à qualifier les actes menés à l’encontre des chrétiens et du patrimoine matériel comme immatériel qui leur est affilié, dont l’objet serait de créer au sein des évaluations ministérielles un volet dédié aux actes menés à l’égard des patrimoines affiliés à cette confession. Un tel volet pourrait, à termes, permettre de lutter plus efficacement contre les dégradations, les profanations, les vols et tous les dégâts dont les lieux de culte, tout particulièrement catholiques, et les différents patrimoines meubles y étant affiliés font perpétuellement l’objet.

Retrouvez la proposition de résolution de Marie-France Lorho.