Immigration : 150 immigrés illégaux de l’Ocean Viking accueillis en France …

On ne peut pas présenter un plan de lutte contre l’immigration illégale et en même temps accueillir 150 clandestins illégaux débarqués d’un navire humanitaire en situation de violation explicite de certaines lois nationales. C’est pourtant ce que propose le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui a annoncé il y a quelques jours par la voix de son ministre des Outre-mer la création d’un dispositif renforcé de lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte alors qu’il avait annoncé quelques jours plus tôt que la France, en vertu d’un accord européen, accueillerait 150 des 356 immigrés que transportait le bateau Ocean Viking.

Le gouvernement l’a annoncé : il aspire à lutter contre les flux migratoires illégaux. Ainsi, l’opération « Shikandra », ainsi qu’est appelé le plan de renforcement de lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte, doit engendrer 25 000 reconduites à la frontière en 2019. Elle prévoit, aussi, la mobilisation de 22 personnels supplémentaires pour consolider « la lutte en mer », ajoutant trois bateaux à sa flotte de navires intercepteurs. En ce sens, la surveillance aérienne serait également renforcée, pour détecter les embarcations illégales. Si les dispositifs sont ténus, leur seule existence doit être saluée.

Et pourtant : l’absence de cohérence de la politique menée par le gouvernement est notable. Car alors qu’elle renforce la lutte dans cette véritable passoire qu’est devenu le département français de Mayotte, le ministère de l’Intérieur se réjouit de la « solidarité » (forcée) dont la France fera preuve avec l’accueil des passagers d’un navire qui a clairement tenté d’amarrer en des pays souverains (Italie, Malte), refusant d’être le refuge d’une misère encouragée par de telles opérations de communication.

Car telle est bien sûr le problème de fond : les missions menées par les bateaux comme l’Ocean Viking encouragent les réseaux de passeurs à continuer leur sombre besogne. Le commandement du navire a d’ailleurs déclaré qu’il repartirait bientôt pour de nouvelles missions… Affermissant les flux migratoires illégaux, les ONG à l’origine de ces opérations sont en partie responsables de la traite que subissent ces clandestins. Il serait à l’honneur du gouvernement de ne pas encourager de telles exactions, au risque d’envoyer un message d’incitation à des passeurs jouissant sans vergogne de la misère migratoire.

L’accueil des mineurs non accompagnés en question

Marie-France Lorho interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’action du Gouvernement contre l’immigration illégale et le trafic d’êtres humains. “Une faille vient du système d’accueil des mineurs non accompagnés, a-t-elle souligné. Selon le rapport déposé le 15 février 2018 par l’IGA, l’IGAS, l’IGJ et l’ADF, “les mineurs non accompagnés étrangers (MNA) sont à 95 % des garçons. L’origine géographique des arrivants suggère que le facteur économique et linguistique joue un rôle important dans les motifs qui conduisent un jeune à s’exiler pour rejoindre la France. Il en résulte que peu de MNA en France sont éligibles au statut de réfugié ». Cet accueil offert sur le seul critère d’être mineur coûte selon les études au moins 50 000 euros par an et par MNA alors que le rapport relève que les conseillers départementaux estiment qu’environ la moitié d’entre eux est majeure mais on leur accorde le bénéfice du doute avec une faiblesse coupable“.

Retrouvez la question écrite de Marie-France LORHO.

L’accueil des mineurs étrangers en France coûtera 1.5 milliards d’euros par an

Le nombre de mineurs étrangers en France et le coût de ces derniers pour les collectivités est inquiétant, a fait remarquer Marie-France LORHO au ministre de l’Intérieur au détour d’une question écrite. “1,5 milliard d’euros, ce sera le coût annuel de l’accueil des mineurs étrangers sur le sol français en août 2018, alors que les estimations faites en septembre étaient de 1 milliard. Cette explosion des chiffres est explicable : ils croissent proportionnellement avec l’arrivée des mineurs étrangers sur le territoire”, a-t-elle fait remarquer.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.