Face à l’état d’urgence sanitaire, quelle réponse du parlement ?

A l’occasion de la crise sanitaire qui affecte la France, le gouvernement a proposé à l’examen du parlement un projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et un projet de loi de finances rectificatives visant à le financer. Face à la gravité de la situation, engendrant une mise en tension des équipes hospitalières et menaçant gravement l’équilibre économique de notre pays, Marie-France Lorho a opté pour un vote favorable aux deux textes proposés. 

Estimant qu’il en allait de la responsabilité du parlement de débloquer les fonds nécessaires au soutien de nos entreprises gravement touchés par les mesures de confinement visant à endiguer l’épidémie, le député de la IVème circonscription de Vaucluse a d’abord apporté son soutien au texte de financement. De cette manière, elle espère que le meilleurs concours possible puisse être apporté à nos établissements de santé. Elle aspire également à ce que des dispositions diligentes soient prises afin que les entreprises françaises ne se voient obligées de déposer le bilan. Sans que ces outils de financement ne s’avèrent véritablement suffisants, ils sont une réponse temporaire apportée à une crise dont il faut espérer qu’elle prenne fin au plus vite. 

Face à l’épidémie, le texte autoritaire émis par l’Etat comprend ses lacunes et ses insuffisances : l’absence de soutien à certains secteurs industriels, l’oubli des entrepreneurs libéraux, l:es modifications outrancières du code du travail, en sont quelques exemples. Néanmoins, pour répondre promptement aux besoins de nos équipes hospitalières mobilisées depuis le premier jour de la crise et afin de subvenir à la subsistance de nombreuses PME françaises, le député Marie-France Lorho a apporté son soutien au projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie. 

Écriture « inclusive » : la langue française au service du politiquement correct

Depuis les recommandations formulées en 2015 par le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, l’emploi de l’écriture inclusive se fait de plus en plus fréquent. En dépit du cri d’alerte lancé par l’Académie française, tenant ce langage pour un « péril mortel », l’université fait fréquemment usage de cette réécriture que certains de ses professeurs tiennent pour un « langage non sexiste », à l’image du professeur Eliane Viennot. « Dans les institutions, les municipalités, les universités, les médias, les partis politiques ou les syndicats –de gauche – ça a pris de manière absolument extraordinaire », se réjouissait-elle sans égards pour l’avis de l’institution créée par le Cardinal Richelieu…

Cette déformation constante de la langue française n’a d’autres velléités qu’une affirmation idéologique de préceptes féministes… Par-delà les cercles fermés de l’université, quelques cabinets ministériels aspirent à sa mise en place ; en octobre dernier, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, et Muriel Pénicaud, ministre du travail, encourageaient l’utilisation d’un guide, Mon entreprise s’engage, pour former les TPE et les PME à l’usage de ce langage militant. Malgré la circulaire du Premier Ministre, qui préconisait qu’il n’en fût fait usage, les membres féminins du gouvernement s’entêtent à prôner ce discours, contrevenant directement aux préconisations d’Édouard Philippe soulignant que « les administrations relevant de l’Etat doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d’intelligibilité et de la clarté de la norme[1] ». Et pourtant : il n’est pas rare de voir certaines entreprises du service public y avoir recours dans des panneaux publicitaires faisant la promotion de leurs services.

Les rectifications orthographiques, si complexes fussent-elles, prônées par les idéologues français ont des répercussions importantes sur la francophonie. Différentes enquêtes menées entre 2006 et 2009 soulignent ainsi que seuls 10% des étudiants français appliquent [ces rectifications orthographiques] contre près de 60% des francophones[2]. « Si nous résistons à ces changements, commente à juste titre le linguiste Alain Bentolila, c’est parce que nous sommes très attachés, nous Français, au lien entre la langue et la pensée – une pensée forte et précise – quand les pays francophones ont un rapport plus utilitariste à la langue ». C’est ce que ne peuvent entendre les ayatollahs du progressisme du langage : cet attachement viscéral à la langue ne peut s’accorder au gré de la versatilité des idéologies.

Partout, la langue française est attaquée. Fustigée par les Belges, qui veulent au nom d’un principe de simplification fallacieux, métamorphoser les accords de l’auxiliaire avoir ; mise à mal par des militants féministes qui, à l’aide de ces « points médians » absurdes, en rendent l’usage disgracieux et épineux. Tout en affirmant y être opposés, les membres du gouvernement ne prennent aucune disposition à l’encontre de cette violation patentée de la langue française. Fruit de notre identité, notre langue se doit de conserver les règles rigoureuses qui participe de sa précision et de sa richesse.

[1] Edouard Philippe, circulaire du 22/11/2017.

[2] Le Figaro. Malgré les réticences, l’écriture inclusive progresse. 07/09/18.

Observatoire de la laïcité : j’en demande la suppression !

Marie-France Lorho a interrogé le Premier Ministre sur l’utilité de l’Observatoire de la Laïcité. “Répétant la nécessité d’une « grande rigueur d’analyse » concernant la laïcité, il est frappant que la question de sa définition ne soit pas abordée. Or, quand bien même l’Observatoire de la laïcité en donne une sur les pages lui étant consacrées sur le portail du gouvernement, il existe toujours en France un clivage important entre la laïcité vue comme stricte neutralité de l’Etat et liberté des personnes et la laïcité abordée comme gommage de tout signe d’appartenance religieuse, confinant la religion à l’intime. Le rapport déplore la « mauvaise compréhension à l’étranger » de la laïcité française, là où celle-ci fait débat en France même, ainsi la question est-elle peut-être celle de la mauvaise compréhension française de la laïcité”, a fait remarquer le député du Vaucluse.

Ainsi il est clair que l’Observatoire de la laïcité montre ici qu’il n’est pas pertinent et que son existence est superflue. Ne paraît-il pas utile et même nécessaire de le supprimer, d’autant que ses missions peuvent continuer d’être assurées et ce de façon plus efficace ?” a-t-elle ensuite indiqué.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO au Premier Ministre.

 

Rien ne va plus en Macronie !

Jupiter espérait sans doute que la bulle médiatique durât davantage.

Il y a environ un an, Emmanuel Macron réunissait banquiers et patrons de presse pour devenir le premier président officiellement désigné par le Système.

La chanson lancinante finit par se résumer en Une de Libération : « Faites ce que vous voulez mais votez Macron ». Depuis les Français regrettent leur choix.

Les chiffres du chômage régressent malgré les louanges précipitées des journaux. La République en Marche s’étiole entre élus candides et députés arrogants. Malgré une assemblée à sa botte, le gouvernement ne s’épargne aucune polémique ni à sa droite, ni à sa gauche.

Dans un sondage du vendredi 17 novembre, le Figaro révélait le rejet des Français pour le nouveau président du parti présidentiel Christophe Castaner.

Les promesses de changement, si matraquées soient elles, n’engageraient bien que les auditeurs. Plus que jamais, il nous faut combattre ce que Jacques Bompard appela l’arnaque Macron. Une arnaque à l’image écornée qui contenue néanmoins à abîmer la France et la démocratie.