Loi Avia 2: le retour!

On pensait ne plus en entendre parler, et pourtant c’est le grand retour d’un projet de loi pourtant pulvérisé et quasi-intégralement censuré par le Conseil Constitutionnel en juin dernier : la loi Avia refait surface après la terrible nouvelle de la décapitation d’un professeur à Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre.

Outre le fait que la majorité rebondisse sur une actualité sordide pour remettre en avant ses propositions de loi refusées est particulièrement de mauvais goût, mais cela apparaît également comme une manipulation des faits assez malhonnête…

Selon eux, en effet, si cette mise à mort atroce a eu lieu c’est d’abord et avant tout à cause des « appels à la haine » qui ont été postés et diffusés sur les réseaux sociaux ! A aucun moment, les chantres de la bien-pensance ne remontent jusqu’aux origines réelles de ce mal qui s’insinue partout et fait des ravages : l’immigration subie depuis des années et toujours plus débridée, et l’islamisation de la société qui va de pair avec elle.

Par ailleurs, il est aberrant de constater que la seule réaction de la majorité est de remettre sur le tapis une loi qui porte gravement atteinte à la liberté d’expression, alors même que le professeur assassiné l’a été pour avoir donné un cours sur la liberté d’expression !

Avant de proposer des solutions qui n’en sont pas, car elles ne s’attaquent pas aux vrais problèmes, il serait grand temps que les têtes pensantes du gouvernement se penchent sur les vraies raisons qui font qu’aujourd’hui nous pleurons la perte de Samuel Paty, et avant lui celle du Père Jacques Hamel, et avant lui celles de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, et tant d’autres avant eux…

Il ne sert plus à grand-chose de faire de grandes déclarations non suivies de faits et d’actions effectives : les Français attendent aujourd’hui beaucoup plus de fermeté ! 

Bioéthique : nous saisissons le Conseil Constitutionnel !

Avec ses collègues non-inscrits Emmanuelle Ménard, Jean Lassalle et Agnès Thill, Marie-France Lorho a saisi le Conseil Constitutionnel pour faire part de l’iniquité dans le temps de parole attribué aux députés non-inscrits concernant le projet de loi bioéthique.

Il en résulte un déséquilibre grave dans le édbat parlementaire, portant atteinte à la clarté et à la sincérité de celui-ci, ces instances parlementaires ne respectant pas la forte réserve d’interprétation qui conditionne la constitutionnalité de cet article du Règlement de l’Assemblée Nationale“.

Retrouvez la lettre ouverte d’Emmanuelle Ménard, Jean Lassalle, Agnès Thill et Marie-France Lorho au Conseil Constitutionnel.