La dette extérieure française : une dette mésestimée

Lorsqu’il d’agit de dresser un bilan de la situation économie française, la dette publique de l’État est très souvent mise en avant. Pourtant, celle du pays envers l’étranger : la dette extérieure, ne cesse de croître depuis désormais une dizaine d’années, au point d’atteindre un seuil déjà inquiétant. En effet, le cumul des déficits extérieurs du pays a atteint la somme de 461,5 milliards d’euros, ce qui représente à l’heure actuelle un peu plus de 20 % du PIB annuel.

La balance commerciale de la France accuse d’un déficit continu depuis 2006, qui trahit le manque de compétitivité des entreprises nationales vis-à-vis de leurs concurrentes sur le marché international. L’État ne parvient pas à effectuer des ventes de même acabit que ses achats auprès de ses partenaires étrangers. À cet effet, lors de la publication  de son bilan annuel de la balance des paiements, la Banque de France a révélé que ses transactions courantes (échanges de biens et de services de la France avec tous ses partenaires ainsi que les revenus financiers et salariaux des travailleurs internationaux et transfrontaliers) connaissent un déséquilibre notoire.

Si la dette extérieure du pays est en constante augmentation, c’est également en raison du refus de certains Français de régler le solde de leurs dépenses collectives auprès des investisseurs du monde entier. L’observation de l’origine de l’endettement extérieur net démontre que les comptes externes des banques et particuliers français sont dans un état négatif de l’ordre de 203 milliards d’euros. De plus, il est utile de constater qu’une majeure partie de la dette publique de l’État est en réalité externe : les administrations françaises doivent un montant de 1122 milliards d’euros à des investisseurs étrangers.

La situation est d’autant plus préoccupante que la stabilité économique du pays se trouve en déliquescence.  Le taux de 35% du PIB annuel a été fixé par la Commission européenne comme « seuil d’alerte à partir duquel la dette extérieure devient dangereuse pour un pays ». D’importantes réformes doivent par conséquent être entreprises par le gouvernement pour éviter une potentielle récession économique d’autant plus que le déficit extérieur a triplé en seulement 10 ans. À titre de comparaison, « la position extérieure » de l’Allemagne affiche des comptes externes positifs à l’échelle de 57% du PIB contre un déficit de 20 % en France[1].

[1] Dette du pays vis-à-vis de l’étranger. Sources : Eurostar, Banque de France, DGS .

Bayer – Monsanto : le mariage incestueux cautionné par la Commission Européenne !

C’est un accord désastreux entre deux géants de l’agrochimie, qui vont désormais contrôler plus d’un quart du marché mondial des semences et pesticides. La Commission Européenne vient de donner son aval pour la fusion entre l’allemand Bayer et le géant des pesticides Monsanto, dont le coût approche les 56 milliards d’euros. Les deux groupes sont pourtant dotés d’une réputation assombrie de polémiques ; promoteur de Gaucho, Bayer est accusé d’avoir produit un insecticide dont la particularité est de tuer les abeilles. Quant à Monsanto, son célèbre Roundup est un « cancérogène probable », dont la dangerosité varie au gré des relations du groupe agrochimique avec les autorités chargées d’examiner la toxicité des produits à l’échelle européenne.

« Le secteur agricole est déjà trop concentré, ce qui donne à une poignée de grandes entreprises une mainmise sur la production alimentaire, déplorait mercredi Bart Staes, porte-parole des Verts au Parlement Européen. La fusion de deux des plus grands acteurs ne fait qu’aggraver la situation ». Le monopole auquel aspirent les deux géants est malsain, en ce qu’il risque d’annihiler tout recours à des entreprises plus modestes et dont la qualité des produits n’aura que peu à voir avec les semences trafiquées et les pesticides toxiques pour l’homme que sont parfois accusés de produire Bayer comme Monsanto.

Sommets après sommets, réunions après réunions, la Commission Européenne l’assure : elle n’a qu’un objectif, celui de la préservation de l’environnement et du respect de l’écologie. En donnant son feu vert à la fusion de Monsanto et Bayer, elle prouve une fois de plus sa grande complicité avec les géants agrochimiques pollueurs qui jouent les bons élèves en donnant quelques gages de bonne volonté. « Nous avons autorisé le projet de rachat de Monsanto par Bayer parce que les mesures correctives proposées par les partis répondent pleinement à nos préoccupations en matière de concurrence », se dédouanait Mme Margrethe VESTAGER, commissaire européen à la Concurrence. Que ces entreprises cèdent leurs parts à coups de milliards d’euros à ses compatriotes n’est pourtant qu’un leurre grossier ; car une fois constituée, la fusion représentera un marché au résultat net de 9.14 milliards d’euros[1], écrasant par là-même toute potentielle émergence d’un marché alternatif.

Initialement prévu pour la fin de l’année 2017, le rachat devrait se produire avant le deuxième trimestre de l’année 2018. Mais la fusion reste suspendue à l’accord des autorités américaines, qui voit d’un œil méfiant le rachat par un nouveau monstre européen d’une officine qui réalise près de 80% de son chiffre d’affaires en Amérique du Nord et du Sud. Alors que la Commission Européenne ouvre sciemment ses portes à un mastodonte, il n’y a plus qu’à espérer que les autorités américaines mettent leur véto sur cette fusion désastreuse pour nos agriculteurs français !

[1] Si l’on cumule les résultats nets 2017 de Bayer (7.34 milliards) et Monsanto (1.8 milliards) conjoints.

Les associations pro-immigration méprisent la sécurité des Français !

 

Le début du mois de novembre a marqué la fin de l’état d’urgence en France. Une occasion inespérée pour les associations militantes de refaire parler d’elle. Il y a deux semaines, des associations saisissaient le Conseil d’Etat afin de faire part à l’autorité constitutionnelle de leur émoi : au goût de ces officines militantes, le rétablissement des contrôles aux frontières, que la France a prudemment souhaité renouveler, place notre pays en une situation d’irrégularité scandaleuse. « L’objectif premier, expliquent-elles dans un communiqué, est de limiter drastiquement la liberté de circulation des personnes migrantes au sein de l’Union Européenne ». De l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) au Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés) jusqu’à la Cimade (Comité intermouvements auprès des évacués), les plaignants déplorent la fouille systématique d’immigrés en situation irrégulière qui se voient, comme l’exige le respect du droit, intimés de rentrer chez eux…

Encourageant l’immigration massive, ces associations décrédibilisent la position officielle du pays en même temps qu’elles négligent la sécurité des Français. A l’heure où la menace terroriste guette, le maintien des contrôles aux frontières jusqu’au 30 avril prochain semble pourtant d’une évidente nécessité. Depuis le début de l’année, ce ne sont en effet pas moins de cinq attentats qui ont abouti, cinq qui ont échoué et douze qui ont été déjoués. « Le franchissement des frontières intérieures de l’Union Européenne demeure une stratégie des groupes terroristes », expliquait à raison la France au Conseil de l’Union dans une lettre datée du 3 octobre. Les pays européens victimes de flux migratoires massifs n’ont d’ailleurs que peu hésité, à l’instar de l’Allemagne, qui prolongera également le maintien des contrôles aux frontières.

Derrière des postures prétendument humanistes, ces associations militantes reprennent les arguments de commissionnaires européens chevronnés, certains que l’abolition des frontières constitue un impondérable de l’Union Européenne. « Schengen est vivant et doit le rester, car s’il meurt, c’est l’Europe qui mourra », avait ainsi affirmé Dimitris Avramopoulos. On rappellera à tout égard au commissaire aux affaires intérieures qu’il existait une Europe avant Schengen et que sa dissolution signerait moins la fin d’une UE déjà agonisante que celle de flux incontrôlables, comportant des risques d’immixtion de terroristes islamistes sur notre territoire.

 

 

 

Monsanto – Bayer : une consanguinité chimique !

Marie-France Lorho a interrogé le Ministre de l’Agriculture sur le mariage prochain des groupes Monsanto et Bayer. « La faiblesse des prix agricoles mondiaux pousse déjà les agriculteurs à réduire leurs dépenses, a-t-elle indiqué. Inquiète des risques de la concurrence des pesticides et les semences – où Monsanto et Bayer sont dominants- la Commission européenne a ouvert une commission d’enquête en ce sens, dont le rapport doit être rendu au 8 janvier. Quelle posture le Ministère de l’Agriculture français va-t-il adopter à cet égard ? ».

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO.