Violences policières : quand l’émotion prend le pas sur le droit

 « [Les manifestations] ne sont pas autorisées dans les faits […] mais l’émotion mondiale, qui est saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent ». Face aux rassemblements illégaux organisés pour dénoncer les violences policières, le ministre de l’Intérieur conçoit sans sourciller bafouer le droit français au profit de l’émotion de quelques groupes communautaires. Une posture délicate de la part du « premier flic de France », dont le soutien à ses troupes s’avère particulièrement relatif. Cibles récurrentes, les forces de l’ordre sont devenus des boucs-émissaires faciles…

Après avoir, des mois durant, soumis les Français à des contraintes éminemment sévères et restreint leurs libertés au nom de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement admet faire preuve d’un laxisme qui ne manque pas de saveur ! Alors même que les manifestations de plus de dix personnes restent interdites, alors que mariages et funérailles sont soumis à d’invraisemblables contraintes soulignant encore davantage les aspirations de l’Etat à s’immiscer dans la vie privée des personnes, cette absence d’interdiction relève d’une inquiétante préférence de traitement pour des groupes de pression aussi bruyants qu’ils sont minoritaires.

L’importation du cas « Georges Floyd » sur notre territoire n’est qu’un canal dont profitent les indigénistes chevronnés pour défendre leurs causes en France. La France, qui n’a jamais été raciste, ne saurait tolérer être la cible d’importations de problématiques étrangères. Jouant sur ces indignations sélectives, les associations communautaires, rêvant d’un retour d’un mouvement Black, blanc, beurre qui a fait la preuve de toutes ses limites, incitent sciemment à violer la loi…

Faut-il rappeler au ministre de l’Intérieur qu’il n’est de place réservée à l’émotion en politique et que l’application du droit français sur notre territoire ne saurait être tributaire du caractère versatile de « l’émotion mondiale » ?  Le choix arbitraire des indignations étatiques demeurera comme une incompréhension légitime pour des Français en permanence pris en étau entre les engouements médiatiques et son heureuse complice que constitue la démagogie gouvernementale.

Profanations, destructions, vols,… : face aux dangers qui menacent nos églises, je demande l’ouverture d’une commission d’enquête !

Qu’il s’agisse d’incendies volontaires, de vols de mobiliers liturgiques, de dégradations des signes religieux dans les cimetières, les lieux de culte chrétiens et les patrimoines qui y afférent font l’objet d’attaques récurrentes, représentant plus d’un millier d’actes par an, soit une moyenne de trois actes par jour. Depuis l’année 2008, les atteintes menées à l’encontre de nos lieux de culte chrétiens en France n’ont fait qu’augmenter. À la fin du mois de mars 2019, une étude de gendarmerie reprise par un quotidien national dressait d’ailleurs bilan inquiétant de 877 églises dégradées pour la seule année 2018. 


Des profanations volontaires, de nature anticatholique, aux incendies destructeurs jusqu’aux vols dont ils espèrent retirer profit, il existe un éventail d’attieintes dont nos églises font perpétuellement l’objet. Qu’il s’agisse d’atteintes aux patrimoines matériels chrétiens, c’est‑à‑dire un patrimoine français dont la communauté chrétienne a l’usage quotidien de par la foi vive de son Histoire, aux atteintes portées à l’encontre de cette communauté parce qu’elle est chrétienne, il est nécessaire d’établir un recensement stricte des actes menés à l’encontre de cette communauté d’une part, du patrimoine qui lui est affilié de l’autre. 

Marie-France Lorho a déposé une proposition de loi visant précisément à qualifier ces actes que le ministère de l’Intérieur peine à distinguer. « Force est de constater que la méthode de recensement du ministère de l’intérieur, qualifiant ces actes antichrétiens au sein d’évaluations ayant traits aux actes « antisémites, xénophobes ou racistes » est aussi insuffisante qu’elle est inexacte », a souligné le député de la IVème circonscription de Vaucluse. « Les actes menés à l’encontre des catholiques ne relèvent évidemment pas de l’antisémitisme. Ils ne peuvent relever de la xénophobie, eu égard à la présence chrétienne sur notre territoire français depuis plus de 1 500 ans. Ils ne peuvent, enfin, relever du racisme, n’ayant pas d’objet ethnique », a-t-elle ajouté. 

L’absence de qualification claire des actes menés à l’encontre des chrétiens rend difficile toute quantification rationnelle des chiffres donnés par le ministère, qui dresse un bilan visant plus particulièrement les actes « xénophobes, racistes et antisémites » sans évoquer le cas chrétien. C’est l’objet de cette proposition de résolution, qui entend créer une commission d’enquête visant à qualifier les actes menés à l’encontre des chrétiens et du patrimoine matériel comme immatériel qui leur est affilié, dont l’objet serait de créer au sein des évaluations ministérielles un volet dédié aux actes menés à l’égard des patrimoines affiliés à cette confession. Un tel volet pourrait, à termes, permettre de lutter plus efficacement contre les dégradations, les profanations, les vols et tous les dégâts dont les lieux de culte, tout particulièrement catholiques, et les différents patrimoines meubles y étant affiliés font perpétuellement l’objet.

Retrouvez la proposition de résolution de Marie-France Lorho.

Drapeaux maghrébins sur le toit d’une église : Marie-France Lorho écrit au ministre de l’Intérieur !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur la banalisation des actes antichrétiens en France. “ Le 9 février 2020, à Albi, des drapeaux maghrébins sont hissés sur le toit d’une église. Cet acte symbolique constitue une provocation portée à la chrétienté française“, a-t-elle souligné avant de demander : “ comment il comptait recenser puis définir de manière rationnelle les actes menés à l’encontre des chrétiens et de leur patrimoine afin de lutter de manière concrète contre la banalisation des actes antichrétiens“.

Retrouvez la question écrite de Marie-France LORHO.

Immigration : sur les six premiers mois de l’année 2018, seules 12,6 % des décisions d’éloignement ont été exécutées !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’intérieur sur les questions soulevées par le rapport du Sénat relatif à la politique migratoire menée par le Gouvernement. “Quelles mesures M. le ministre compte-t-il prendre face à l’essor du nombre de clandestins en situation irrégulière bénéficiant de cette aide, alors même que les crédits de l’AME s’élèvent à près d’un milliard d’euros à l’échelle annuelle ?”, a-t-elle demandé au Ministre. “Comment se fait-il que le règlement de Dublin ne soit pas appliqué ? Depuis le début de l’année 2018, ce sont moins de 12 % des étrangers qui ont été transférés dans un autre État, constate le rapport. Comment expliquer que le nombre de mesures d’obligation à quitter le territoire français soient en constante baisse d’exécution ? En 2017, 17,5 % seulement des 103 940 mesures d’éloignement prononcées ont été mises en œuvre ; sur les six premiers mois de l’année 2018, seules 12,6 % des décisions ont été exécutées”, a-t-elle encore souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho à Christophe Castaner.

Essonne : l’ensauvagement de la société bat son plein !

Ils se développent, répétitifs et violents, dans l’indifférence d’un gouvernement trop occupé à placer les bons soldats d’Emmanuel Macron au sein de ses ministères : dans la région Ile-de-France, et notamment dans le département de l’Essonne, les guet-apens à l’encontre des forces de l’ordre se multiplient. D’abord conséquences des interventions policières à l’encontre de bandes organisées, ces pièges tendus contre les policiers sont devenus des initiatives spontanées. Si les très nombreux précédents auraient dû encourager la Place Beauvau à intervenir promptement, le jeu de chaises musicales auquel s’adonne le gouvernement au Ministère de l’Intérieur aura eu raison de la violence qui s’est installée dans le département.

En quelques jours, les nombreux échos de ces violences viennent clairement signifier l’ensauvagement dont l’Essonne est l’objet : vendredi 26 octobre, alors que Police Secours avait été appelée à la suite d’un attroupement singulier dans le quartier de la Croix-Blanche, une voiture de police s’est fait caillasser par une bande organisée ; deux membres des forces de l’ordre ont été blessés. Le lendemain, dans le quartier de Nacelles (Corbeil-Essonnes), trois véhicules étaient la cible de cocktails molotov ; les personnels des pompiers et des forces de l’ordre venus pallier aux dégâts ont été accueilli par une trentaine de personnes, prêtes à en découdre. Seules deux coupables des violences commises à leur encontre ont été arrêtées et placées en garde à vue.

L’intervention du 27 octobre faisait suite à l’interdiction par la commune d’un tournage d’un clip de rap aux propos jugés déplacés. « La mairie avait refusé le tournage à l’oral et par écrit à cause des propos jugés violents, explique le secrétaire départemental du syndicat de police Unité SGP 91. Dès qu’on ne leur donne pas ce qu’ils veulent, ils finissent par le retourner contre les bâtiments publics ou les forces de sécurité », remarque-il encore. Et de fait : les forces de l’ordre ont dû intervenir dans trois villes (Corbeil-Essonnes, Boussy-Saint Antoine et à Vigneux-sur-Seine) de l’Essonne pour des tournages illégaux de clip de rap.

Harassés, les personnels policiers déplorent le manque de moyens et de personnel déployés face à de telles attaques. Régulièrement victimes de guet-apens, ils font désormais l’objet d’appels à la « purge », à l’instar du « règlement » véhiculé par les réseaux sociaux appelant à en découdre avec la police la nuit du 31 octobre prochain. « C’est la première fois qu’un appel à la violence prend une ampleur nationale » a décrété Olivier Michelet[1]. Relayé dans tout le département, ces appels sont en train d’essaimer sur l’ensemble de la région Ile-de-France. Et face à un ensauvagement de notre société aussi manifeste que croissant, le gouvernement répond par dépôt de plaintes, geste de communication qui, à l’inverse du renforcement des moyens appelé de leurs vœux par les forces de l’ordre, n’aura que peu d’effets…

[1] Secrétaire départemental du syndicat de police Unité SGP 91.

L’immigration clandestine s’accentue en France !

 

« Je m’inquiète de la pression qui s’exerce à la frontière espagnole » : les mots du premier entretien de Christophe Castaner en qualité de ministre de l’Intérieur laissent peu de doutes sur les incertitudes qui planent sur le ministère de l’Intérieur. Après le bilan peu fourni de son prédécesseur, quelles mesures va prendre le nouveau ministre face à l’augmentation de la pression migratoire en France ? Car sa croissance est patente : depuis le début de l’année, les entrées irrégulières en provenance du Maroc sur le territoire espagnol connaissent un pic de 155 % ! « En un an, les non-admissions à la frontière franco-espagnole ont augmenté de près de 60 % dans les Pyrénées-Atlantiques », concède l’ancien porte-parole de la République en Marche.

Le constat des autorités policières est accablant : alors qu’en 2017, le pôle national d’analyse migratoire de la Place Beauvau avait recensé 11 403 refoulements d’immigrés illégaux à la frontière entre la France et l’Espagne, ce sont près de 15 000 recensements en à peine dix mois qui ont été comptabilisés depuis le début de l’année dans cette zone. Le délégué d’Unsa-Police est pessimiste quant à l’évolution de la situation : « On est dépassé, explique Frédéric Ivanier. Il y a quatre à cinq ans, on nous demandait d’interpeller au moins 15 illégaux par mois et par équipe. Aujourd’hui, c’est 15 arrestations de clandestins par heure ! ».

Essentiellement francophones, les nouveaux arrivants souhaitent désormais s’implanter durablement sur le sol français. Ce sont tant des Maliens que des Guinéens ou des Marocains profitant de la confusion pour se mêler aux flux. Et alors que les censeurs des sphères médiatiques soulignaient à l’envi la présence massive de femmes et d’enfants dans les vagues migratoires, il semblerait que cette population tente seulement maintenant un passage des frontières. « Alors qu’il n’y avait que des jeunes hommes avant, indique le même policier, des femmes et des enfants arrivent depuis peu ».

A l’occasion de la discussion du projet de loi sur l’immigration, Marie-France Lorho avait à plusieurs reprises alerté le rapporteur du texte sur le rôle des associations dans l’augmentation des flux migratoires illégaux. Force est de constater que cette croissance ne leur est pas inconnue : « les associatifs côté espagnol font miroiter aux migrants que la France va les accueillir, expliquait récemment un agent de la police aux frontières dans les colonnes du Figaro[1]. Ils leur donnent 70 euros, un billet de train, et, à leur arrivée, les malheureux sont refoulés conformément à la loi ». Une conduite inacceptable, qui encourage les passages des clandestins sur notre territoire. A l’issue du passage de la loi immigration, le rapporteur LREM du texte avait souligné au député de Vaucluse « ne pas partager sa suspicion à l’égard des associations ». Voilà les Français rassurés.

[1] Le Figaro. La France face à une nouvelle crise migratoire. 23.10.2018. p. 12.

Oui-Oui au pays de l’immigration

Le socialisme est une vision déformée de la réalité, nous le savons depuis longtemps. Il est intéressant de noter les étapes de la rémission que certains effectuent. Ainsi Christophe Castaner. Il rappelle que les gros partis politiques se sont pliés au cosmopolitisme le plus ultra refusant d’entendre les cris d’alerte des Français devant les méfaits de l’immigration et du laxisme envers les clandestins.

Ainsi, depuis 2010, les demandes d’asile ont augmenté de 80%, a rappelé Christophe Castaner. Et le porte-voix de La République en Marche d’ajouter que seuls 4% des déboutés du droit d’asile sont effectivement expulsés…

Nous encourageons Christophe Castaner dans sa convalescence ; si elle est bien tardive, espérons qu’elle soit le premier pas vers une politique de réduction croissante et massive de l’immigration et de la tolérance zéro pour les clandestins.

En marche, le parti du superficiel !

La République en Marche piétine depuis des mois déjà. Elle rejoint d’une certaine manière la cause du groupe Altice de Patrick Drahi, du firmament de l’influence médiatique à la réalité de boursouflures liées aux performances réelles.

Le maintien au gouvernement de Christophe Castaner et le débauchage d’Olivier Dussopt très semblable à celui d’Emmanuelle Cosse sont encore là pour le prouver. C’est la superficialité qui devrait retenir l’attention des observateurs dans ces premiers mois d’exercice du pouvoir.

Superficialité, déjà, des réjouissances sur les chiffres du chômage à l’été alors que les enquêtes récentes montrent qu’aucune amélioration durable n’est à l’ordre du jour.

Superficialité sur une prétendue rigueur budgétaire quand nous demeurons parmi les très mauvais soldes budgétaires au sein des grandes Nations. Avec une dette publique à 96.9 % du PIB, la France est entre les mains de toutes les oligarchies financières.

Superficialité enfin sur le front de l’emploi. Les rodomontades sur les travailleurs détachés masquent à peine la réalité bien médiocre des résultats.

« Et en même temps » Arcelormittal et Petroplus n’en finissent plus de se désagréger sur le territoire national.

Peut-être Emmanuel Macron aurait-il pu obtenir quelques succès s’il s’était concentré sur l’économie réelle s’il avait été moins obsédé pour les entreprises de la Libye et le Brexit.

Mais pour cela, il eut fallu qu’En Marche n’entrât plus dans le vieux monde des partis politiques obèses : celui de la superficialité.