Insulte contre les catholiques sur le service public : j’interpelle le Garde des Sceaux !

Marie-France Lorho a envoyé une lettre ouverte au Garde des Sceaux visant à l’alerter des diffamations réitérées de certaines officines du service public à l’encontre des catholiques.

Dans une récente question relative à l’usage de la liberté d’expression, le Garde des sceaux indiquait à Mme le député que « la liberté d’expression n’est pas absolue et des limitations sont nécessaires afin d’assurer le respect de l’ordre public, que ce soit dans la presse écrite ou sur internet qui, comme tout média, peut être également véhicule de propagande haineuse ».

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho au ministre de la justice.

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Nos églises catholiques sont en péril !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur les périls qu’encourent nos églises.

Retrouvez ci-dessous la question au gouvernement de Marie-France Lorho.

Ma question s’adresse au ministre de l’Intérieur.

Les faits ont eu lieu le 4 novembre dernier. Dans la nuit du dimanche au lundi, une bande de malfaiteurs a forcé, à l’aide d’une voiture bélier, la porte de la Cathédrale d’Oloron –Sainte-Marie. Les individus ont emporté une partie du trésor de l’édifice, classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. De telles affaires sont devenues presque banales, quotidiens dans notre pays. La semaine dernière, une église de Tarbes était profanée !

Notre patrimoine religieux est la cible de pillards sans vergogne. La cible d’individus qui volent et dévastent notre patrimoine religieux en toute impunité.

Lorsque nos églises ne sont pas pillées, elles sont désormais victimes d’incendies volontaires.

  • Le 17 juillet 2019, un homme a été interpellé à Sées dans l’Orne, bidons d’essence à la main, alors qu’il s’apprêtait à mettre le feu à la cathédrale. Le procureur de la République a expliqué que le coupable « a[vait] une absence totale de discernement » avant d’ajouter qu’il était « totalement irresponsable et qu’aucune mesure pénale ne [pouvait] donc être prise » [contre lui].

donc être prise » [contre lui].

  • Dans l’Eure, au début du mois de juillet 2019, deux incendies se sont déclarés en moins d’une semaine dans l’église de Bourg-Achard, brûlant une partie de l’autel et détruisant l’orgue. Les enquêteurs ont établi la nature volontaire de ces incendies.
  • En février 2019, ce n’était pas moins de cinq églises qui étaient ciblées par des profanations et dégradations de leur mobilier liturgique dans le Tarn, les Yvelines et en Bourgogne.
  • Et que dire de Saint-Sulpice, trésor de notre patrimoine, incendié intentionnellement en mars dernier ?

Énumérer les actes anti-chrétiens et les actes de vandalisme des lieux de culte catholiques serait ici long et fastidieux. Un bilan de la gendarmerie a recensé 129 vols et pas moins de 877 dégradations ciblant des édifices catholiques en 2018. Le ministère de l’intérieur établissait en 2017 un nombre de 978 atteintes à nos édifices religieux et aux sépultures, dont 878 contre des lieux chrétiens. Le bilan de l’année 2019 risque d’être encore plus élevé. Il est temps de reconnaître l’état alarmant de la christianophobie dans notre pays et de prendre de véritables mesures à son encontre.

Monsieur le ministre, quelles dispositions le ministère de l’Intérieur va-t-il prendre pour protéger efficacement nos églises et prendre des sanctions pénales fortes contre les criminels qui portent non seulement atteinte à des lieux de foi mais aussi à notre patrimoine français ?

Religieuse refusée dans un foyer logement : une décision indigne et grave !

Profanation de tombes chrétiennes à Cognac, saccage de la cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie, prêtre assassiné, perturbations de messe, religieuse catholique refusée d’une maison de retraite pour port du voile et de l’habit … : autant d’actes de christianophobie ordinaire se déroulent quotidiennement dans l’indifférence la plus totale.

L’augmentation des actes christianophobes est intolérable. Elle l’est d’autant plus que rares sont les personnalités publiques qui s’en indignent alors que les mêmes personnalités publiques étaient en première ligne pour défiler contre l’islamophobie.

Lorsqu’une religieuse catholique se voit refuser l’accès au « Foyer logement » de Vesoul, géré par le Centre communal d’action sociale, tant qu’elle porte son voile et son habit religieux, habit qu’elle porte qui plus est depuis 70 ans, cela constitue un double scandale.

C’est d’abord un profond manque de respect envers une personne âgée dans le besoin. C’est ensuite l’illustration d’une méconnaissance abyssale d’une part de notre héritage culturel et de nos traditions et d’autre part de la distinction entre un membre du clergé portant à ce titre un habit symbole de consécration et non de soumission n’étant en rien attentatoire à la laïcité, et un membre laïc portant un habit à signification religieuse de manière ostentatoire.

Le Président du Centre Communal d’action sociale fait preuve au mieux d’une méconnaissance des principes de la laïcité, au pire d’une profonde mauvaise foi. Il invoque ainsi la laïcité de l’établissement pour justifier cet acte alors même que d’une part la neutralité ne s’applique qu’aux agents de service public et pas aux résidents qui doivent pouvoir jouir de leur liberté de conscience et que d’autre part le curé de Vesoul célèbre lui-même régulièrement la messe dans le réfectoire de l’établissement.

En prenant cette décision Le « Foyer logement » de Vesoul s’est déshonoré. J’ai donc écrit un courrier au Ministre chargé des collectivités territoriales lui demandant d’agir en conséquence.

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho au ministre Sébastien Lecornu.

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