L’immigration clandestine s’accentue en France !

 

« Je m’inquiète de la pression qui s’exerce à la frontière espagnole » : les mots du premier entretien de Christophe Castaner en qualité de ministre de l’Intérieur laissent peu de doutes sur les incertitudes qui planent sur le ministère de l’Intérieur. Après le bilan peu fourni de son prédécesseur, quelles mesures va prendre le nouveau ministre face à l’augmentation de la pression migratoire en France ? Car sa croissance est patente : depuis le début de l’année, les entrées irrégulières en provenance du Maroc sur le territoire espagnol connaissent un pic de 155 % ! « En un an, les non-admissions à la frontière franco-espagnole ont augmenté de près de 60 % dans les Pyrénées-Atlantiques », concède l’ancien porte-parole de la République en Marche.

Le constat des autorités policières est accablant : alors qu’en 2017, le pôle national d’analyse migratoire de la Place Beauvau avait recensé 11 403 refoulements d’immigrés illégaux à la frontière entre la France et l’Espagne, ce sont près de 15 000 recensements en à peine dix mois qui ont été comptabilisés depuis le début de l’année dans cette zone. Le délégué d’Unsa-Police est pessimiste quant à l’évolution de la situation : « On est dépassé, explique Frédéric Ivanier. Il y a quatre à cinq ans, on nous demandait d’interpeller au moins 15 illégaux par mois et par équipe. Aujourd’hui, c’est 15 arrestations de clandestins par heure ! ».

Essentiellement francophones, les nouveaux arrivants souhaitent désormais s’implanter durablement sur le sol français. Ce sont tant des Maliens que des Guinéens ou des Marocains profitant de la confusion pour se mêler aux flux. Et alors que les censeurs des sphères médiatiques soulignaient à l’envi la présence massive de femmes et d’enfants dans les vagues migratoires, il semblerait que cette population tente seulement maintenant un passage des frontières. « Alors qu’il n’y avait que des jeunes hommes avant, indique le même policier, des femmes et des enfants arrivent depuis peu ».

A l’occasion de la discussion du projet de loi sur l’immigration, Marie-France Lorho avait à plusieurs reprises alerté le rapporteur du texte sur le rôle des associations dans l’augmentation des flux migratoires illégaux. Force est de constater que cette croissance ne leur est pas inconnue : « les associatifs côté espagnol font miroiter aux migrants que la France va les accueillir, expliquait récemment un agent de la police aux frontières dans les colonnes du Figaro[1]. Ils leur donnent 70 euros, un billet de train, et, à leur arrivée, les malheureux sont refoulés conformément à la loi ». Une conduite inacceptable, qui encourage les passages des clandestins sur notre territoire. A l’issue du passage de la loi immigration, le rapporteur LREM du texte avait souligné au député de Vaucluse « ne pas partager sa suspicion à l’égard des associations ». Voilà les Français rassurés.

[1] Le Figaro. La France face à une nouvelle crise migratoire. 23.10.2018. p. 12.

Le gouvernement assassine le bénévolat !

L’arrêté est tombé. Le 25 janvier dernier, le décret du Ministère de la Culture relatif à la « participation d’amateurs à des représentations d’une œuvre de l’esprit dans un cadre lucratif » était mis en œuvre. Rue de Valois, on explique que la décision vise à protéger les artistes salariés et mettre fin aux contentieux juridiques qui entourent trop souvent le statut des amateurs. Hélas, le texte signe la fin de manifestations culturelles à succès dans nos villages…

Limitant le recours aux bénévoles à cinq représentations, l’arrêté prononce ainsi la mort des représentations estivales de l’Association Castillon 1453, qui offre chaque année à ses spectateurs girondins une fresque historique depuis près de quarante ans et qui ne pourra se plier à toutes les contraintes exigées par le ministère le plus silencieux du gouvernement. Les démarches demandées aux associations seront considérablement alourdies : la procuration de la liste de bénévoles deux mois avant les représentations par l’intermédiaire d’une télé-déclaration en est le parfait exemple, qui vient projeter une ombre menaçante sur le caractère spontané de l’aide volontaire que ces nombreux amateurs souhaitent offrir à ces évènements…

A raison, Philippe de Villiers, créateur du Puy du Fou, qualifie la décision ministérielle de « démarche liberticide » qui met le bénévolat « en liberté conditionnelle ». Et de fait, avec plusieurs milliers de bénévoles, comment se satisfaire d’une disposition qui, sous couvert d’encadrement, fait plier les associations sous une foule de contraintes administratives visant notamment à faire pointer tous les soirs par télétransmission chaque bénévole ?

En qualité de membre du groupe d’études Vie Associative et Bénévolat, je m’insurge des contraintes administratives qu’engendre ce décret qui ne fera que freiner les initiatives de ces associations locales d’un dynamisme si essentiel à la vitalité de nos territoires. Encadrer de telle manière le bénévolat ne revient en rien à protéger l’amateur qui s’y employait de manière volontaire. A l’inverse, ce nouveau décret revient à contrôler de manière oppressante toute structure échappant aux officines gouvernementales, à faire taire toute manifestation culturelle originale échappant aux médiocrités subventionnées par le portefeuille de la Rue de Valois.