Zones de non traitement : une suspension de l’arrêté est nécessaire pendant la crise !

A l’heure où les activités des agriculteurs sont considérablement réduites par la crise, l’adjonction des contraintes concernant les zones de non traitement les exposent un peu plus à la faillite. 

Les exploitants de Vaucluse demandent ainsi légitimement qu’il soit mis en place un moratoire suspendant la mise en application de l’arrêté sur les zones de non traitement : 
↪️de manière à pouvoir poursuivre leurs discussions autour de la charte de bon voisinage au sortir de la crise, dans de meilleures conditions
↪️ afin que les exploitants vauclusiens ne se voient pas condamner à des sanctions qui leur seraient, en ce moment de crise, fatales. 

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho au ministre de l’Agriculture.

Agriculture : il est plus que jamais temps de consommer français !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’agriculture sur la nécessité, notamment à l’occasion de la crise épidémique du Covid-19, d’avoir recours aux circuits de consommation courts.

Depuis de longues années, certaines directives européennes ont incité des grandes enseignes à privilégier, essentiellement par mesure d’économies, des circuits longs en matière d’approvisionnement de denrées agricoles. Alors que la crise sanitaire que le pays subit s’épanouit, certaines enseignes continuent de se pourvoir en produits agricoles étrangers, favorisant des denrées alimentaires dont la qualité est inférieure à celle des terroirs français“, a souligné le député de Vaucluse. Elle a demandé au ministre s’il comptait suspendre provisoirement les importations étrangères dans l’objectif de soutenir les exploitants français .

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho au ministre de l’Agriculture.

Sanctions américaines : la réponse du gouvernement

Marie-France Lorho et sa collègue Emmanuelle Ménard avaient alerté le 3 octobre dernier, le gouvernement quant à l’impact des sanctions américaines sur l’agriculture française.

Avant de recevoir, le 27 février dernier, la réponse de Jean-Baptiste Lemoyne, le député de Vaucluse avait souhaité saisir le cabinet du Président de la République quant à cette grave question.

Veuillez trouver ci-joint la réponse des deux cabinets.

La réponse du cabinet de Jean-Baptiste Lemoyne.

La réponse du cabinet du Président de la République.

La première lettre de Marie-France Lorho et sa collègue Emmanuelle Ménard.

La question écrite de Marie-France Lorho.

La ruralité en danger !

Mme Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’encadrement de la cohabitation entre les agriculteurs et leurs voisins. Récemment, un éleveur du Cantal s’est vu condamner à une forte amende pour « trouble anormal du voisinage ». En cause : les odeurs dégagées par ses stocks de foin et celles émanant du bâtiment où il stockait son fumier… “Quels dispositifs le ministre compte-t-il mettre en œuvre pour encadrer la cohabitation entre les agriculteurs et leurs voisins, de manière à protéger les qualités mêmes qui font l’authenticité du monde rural ?“, a demandé le député de la IVe circonscription de Vaucluse.

Retrouvez la question écrite de Marie-France LORHO.

Zones de non traitement : un couperet fatal pour notre agriculture !

Marie-France Lorho a alerté le ministre sur les zones de non traitement qui assènent un coup fatal à nos cultures. Pour le seul Vaucluse, une perte potentielle de près de 630 millions d’euros par an est à prévoir ; ce sont environ 209 millions de bouteilles de vin et 250 000 tonnes de productions fruitières qui risquent d’être perdues !

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

Loi de finances 2020 : pourquoi j’ai voté non !

Le Vaucluse, à l’image de la France, est un territoire agricole. L’état de notre agriculture doit d’autant plus être la priorité du gouvernement qu’il se dégrade au fil des années. Depuis longtemps nos agriculteurs vivent dans une situation intenable. Ils sont pourtant garants de notre besoin le plus primaire : l’alimentation.

Consciente de cette réalité des plus concrètes et de la situation difficile de nos agriculteurs depuis bien longtemps, j’ai déposé plusieurs amendements[1] visant à, par le biais de la Loi de finances pour 2020, améliorer cette situation intenable.

Le gouvernement considère de son côté que « les chambres d’agriculture doivent participer à l’effort de réduction des dépenses publiques », comme nous l’a signifié Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et justifie ainsi la réduction du budget pour les chambres d’agricultures à hauteur de 1,8 millions d’euros pour la seule région PACA. Les modestes efforts consentis pendant les débats sont insuffisants.

Les agriculteurs font partie de ces catégories, comme les retraités, les infirmières et le personnel médical, qui son méprisés et à qui l’on demande de faire toujours plus d’efforts. Cela n’est pas acceptable et c’est pourtant ce qui transparait dans le projet de loi de finance pour 2020, en l’état actuel de sa rédaction. C’est pourquoi je me suis opposée à ce texte lors du vote ayant eu lieu le 22 octobre 2019 à l’Assemblée nationale.


[1] http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1684

http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1687
http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1689
http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1693
http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1680
http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2272A/AN/1686

Le ministre juge que “les chambres d’agriculture doivent participer à l’effort de réduction des dépenses publiques”

Marie-France Lorho avait interpellé à la fin du mois d’août le ministre de l’Agriculture sur la baisse de 15 % de la taxe additionnel à la taxe sur le foncier non bâti.

Pour Didier Guillaume, cette disposition, qui en seule région PACA affectera le budget des sept chambres d’agriculture à hauteur de 1,8 millions d’euros – en Vaucluse, il serait affecté de près de 460 650 € – est légitimée par “l’effort de réduction des dépenses publiques” que le réseau consulaire doit produire.

Opposée à cette coupe budgétaire qui risque de porter préjudice à notre réseau consulaire, Marie-France Lorho a déposé des amendements dans le cadre du projet de loi de finances visant à s’y opposer.

Retrouvez la réponse de Didier Guillaume à Marie-France LORHO.

Agriculture : une concurrence internationale déloyale !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’économie et des finances sur l’action du Gouvernement devant la baisse de l’excédent agro-alimentaire français. “ Il paraît impossible pour le secteur agricole et agro-alimentaire de soutenir une concurrence internationale s’il est contraint par des règles que ne connaissent pas ses concurrents internationaux. Il est schizophrène de prétendre rentrer dans le jeu du libre-échange si la concurrence est faussée d’entrée“, a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Nord Vaucluse Magazine n°11

Retrouvez le 11ème numéro de Vaucluse Magazine, le journal de Marie-France Lorho, député Ligue du Sud de la 4ème circonscription de Vaucluse.


Retour sur l’intervention de Jacques Bompard contre le discours de politique général d’Édouard Philippe, premières actions de Marie-France Lorho à l’Assemblée Nationale, agriculture, emploi, défense, immigration, gilets jaunes et localisme, tels sont les thèmes abordés dans ce nouveau numéro.

Ce magazine en cours de distribution cette semaine dans les boîtes aux lettres des communes de la 4ème circonscription de Vaucluse. N’hésitez donc pas à nous contacter si vous ne l’avez pas reçu:

marie-france.lorho@assemblee-nationale.fr

Permanence Parlementaire – Place Clémenceau

84100 Orange

Nord-Vaucluse Magazine N°11 by on Scribd

Nos agriculteurs en danger !

A l’aube du projet de loi de finances 2019, les agriculteurs s’inquiètent pour l’avenir de leur profession. Si l’été avait déjà été rude, marqué par des périodes de sécheresse plus importantes qu’en 2003, des épreuves plus difficiles encore s’amorcent à l’horizon. Prévu dans la révision financière annuelle, l’allègement du coût du travail pour les saisonniers, qui affecterait près de 930 000 contrats notamment dans le secteur viticole et arboricole, engendrerait ainsi un surcoût de 144 millions d’euros pour les employeurs. Dans les régions où ces domaines agricoles règnent en maîtres, les agriculteurs n’auront donc plus les moyens d’embaucher de la main d’œuvre, au détriment de leur production. Cette gabegie du gouvernement constitue en soi une exception française ; car le prix de la main-d’œuvre saisonnière nationale défit en effet toute concurrence : elle est 36 % plus chère en France qu’en Italie et 27 % de plus qu’en Allemagne…

Non content d’alourdir les coûts pesant sur les exploitations, le gouvernement s’attache à anéantir tout espoir de profits concurrentiels. Favorisant les produits importés de l’étranger, le ministère de l’Agriculture interdit des produits tout en laissant la production étrangère nourrie à ces substances prohibées s’introduire en France. En Vaucluse, le cas des cerises françaises interdites parce qu’elles contenaient du diméthoate et l’importation de cerises turques qui en avait découlé avait déjà fait réagir Marie-France Lorho. Et de fait : l’interdiction du produit a engendré une baisse de 37% de la production de cerises françaises en 2017 alors même que les Français n’ont pas réduit leur consommation, laissant augurer que le profit de cette production s’est dirigé vers des filiales étrangères. Les importations sont désormais pléthores : dans le domaine de l’élevage, les cas sont particulièrement inquiétants. Près de 70 % de la volaille consommée dans les hôpitaux, cantines ou restaurants sont importés.

Quant aux aides proposées aux agriculteurs, celles-ci sont sous le coup d’importantes menaces. Bruxelles envisage déjà une diminution de 15 % du budget de la PAC. Et lorsqu’ils ne peuvent respecter les exigences de l’Union Européenne en regard des désastres climatiques, les agriculteurs sont immédiatement abandonnés par l’instance. Dans l’obligation de semer des surfaces d’intérêt écologique avant le 20 août alors même que leurs terres avaient été touchées par la sécheresse, combien d’agriculteurs n’ont pu recevoir d’aides européennes dont ils avaient besoin ? Car aucun report n’a été permis, point sur lequel l’administration s’est montrée d’une fermeté catégorique.

Alors que le taux de suicides des agriculteurs, de 20 à 30 % plus élevé qu’à la moyenne, ne cesse de préoccuper ; alors que les atteintes aux éleveurs se réitèrent, par l’intermédiaire d’actes vandales contre des boucheries par des militants « vegans », le gouvernement reste scandaleusement silencieux. La promesse d’Emmanuel Macron de ne « pas laisser les agriculteurs sans solution » résonne désormais comme un lointain souvenir, promesse superflue à laquelle le président de la République a une fois de plus cru bon de déroger.