Greffe d’utérus : en France, cette opération éthiquement douteuse apparaît !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé sur les procédures de greffe d’utérus qui commencent à être pratiquées en France. « Cette opération constitue un risque non négligeable pour les donneuses ; elle peut durer plus de dix heures et pourraient engendrer des conséquences graves pour la santé de la patiente. Par ailleurs, une telle greffe chez la femme vivante exige que cette dernière ait définitivement renoncé à toute grossesse au cours de sa vie. Cette manipulation chirurgicale soulève également de graves questions éthiques : l’utérus prélevé en état de mort peut, une fois transplanté, entraîner des problèmes de santé pour la donneuse contrainte de prendre un traitement immunosuppresseur », a-t-elle souligné.

L’accablant bilan des déserts médicaux

D’année en année, le constat se fait de plus en plus accablant : au rythme des départs à la retraite des médecins âgés, les déserts médicaux se creusent, laissant de nombreux Français dans le désarroi. Depuis 2010, le nombre de médecins généralistes diminue annuellement, de manière alarmante. En France, près d’une commune sur trois souffre de cette absence de médecins sur son territoire, soit 11 329 communes. Face à cette situation désastreuse, les médecins les plus âgés choisissent de continuer d’exercer, afin de ne pas abandonner leurs patients : à l’heure actuelle, entre 12 000 et 13 000 médecins ont fait le choix de cumuler leur emploi avec leur retraite, solution éphémère soulageant pourtant bien des territoires.

Fragile, cette situation ne pourra pourtant pas durer : près de la moitié des médecins généralistes (47 %) inscrits à l’Ordre des médecins est âgé d’au moins 60 ans – contre un quart des médecins dix ans plus tôt. La direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) s’inquiète : « cette baisse devrait se poursuivre jusqu’en 2025. A cette date, le nombre de médecins généralistes libéraux ou mixtes serait inférieur de 8 % à celui de 2009 ». Et la nouvelle génération risque de ne pas pourvoir au remplacement des aînés : 8000 médecins seulement sont formés chaque année contre 13 000 en 1972. Devant l’expansion des déserts médicaux, les zones qualifiées de « sous-denses » explosent ; les zones éligibles aux aides conventionnelles devraient représenter près de 18 % de la population nationale contre 7 % actuellement.

De son côté, le gouvernement espère béatement que les médecins libéraux s’organiseront eux-mêmes en communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) de manière à ce que coexiste médecins libéraux et hospitaliers dans des structures communes. Une tendance que la jeune génération est prête à assumer puisque de 43 % des médecins libéraux exerçant en groupe autrefois, on en compte désormais près de 52 % exerçant entre eux en 2016. Néanmoins, ces jeunes médecins comptent légitimement imposer leurs exigences, manifestées par la réduction de leurs charges administratives ou l’installation des activités libérales ailleurs que dans les centres de santé (ils sont près de 90 % à être installés en ces espaces).

Les communes rivalisent désormais pour attirer les jeunes médecins sur leur territoire ; au gré de leurs moyens, elles encouragent les professionnels à grands renforts de promesses, parfois exorbitantes. A Paris, le dispositif Paris Med’ (mis en place en 2015) permet aux jeunes gens de se voir octroyer une subvention de 200 000 euros pour monter un cabinet avec pour condition de s’engager pour trois ans. La Mairie de Paris juge le résultat satisfaisant. D’autres territoires, moins pourvus, seront hélas moins chanceux.

 

Perturbateurs endocriniens : de nouvelles découvertes inquiétantes !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé et des Solidarités sur les nouvelles découvertes révélées à propos des perturbateurs endocriniens. « Les personnes vulnérables, de l’enfant à naître jusqu’aux personnes âgées, sont les plus susceptibles d’être affectées par les perturbateurs endocriniens, qu’on soupçonne d’être à l’origine d’augmentation de certaines maladies comme les cancers hormono-dépendants, les troubles neurocomportementaux ou encore l’infertilité et le diabète », a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO à Agnès BUZYN.

 

Cannabis : recrudescence des cas d’intoxication d’enfants de moins de deux ans !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé et des Solidarités sur les cas d’intoxication au cannabis d’enfants de moins de deux ans. « Entre 2015 et 2017, 194 enfants ont été victimes de cette drogue, un taux 2,5 fois plus élevé qu’entre 2010 et 2014″, a-t-elle déclaré.

« La cause semble être la même pour tous les médecins faisant face à cette inquiétante recrudescence de cas d’intoxication : de l’accroissement de l’offre du cannabis en France – dont la consommation a doublé entre 1990 et 2000 – à la systématisation du produit en passant par sa plus grande accessibilité dans les foyers, c’est à la banalisation du cannabis qu’est du cette mise en danger constante des jeunes enfants », a-t-elle ajouté.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.

Produits anti-VIH : des résultats douteux !

Marie-France Lorho a interrogé le Ministre de la Santé et des Solidarités sur les produits anti-VIH et ses conséquences. « Une étude menée au Botswana (l’un des pays les plus touchés par le sida en Afrique) dont les résultats ont été révélés en juillet 2018, montre que la prise d’un médicament, le dolutégravir (DTG), aurait de fortes conséquences sur les nouveau-nés », a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Perturbateurs endocriniens : ils augmentent le nombre de cancers de la prostate !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la santé sur la relation entre exposition aux perturbateurs endocriniens et cancers de la prostate. « Les données récentes démontrent que l’exposition croissante des populations aux perturbateurs endocriniens, que ce soit les pesticides, les plastifiants, les cosmétiques, les solvants joue un rôle majeur dans l’expansion de ce que l’Organisation mondiale de la santé qualifie de pandémie. Ainsi, que compte faire le Gouvernement pour réduire l’impact de ces produits sur la santé ?« , a-t-elle demandé.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

PMA : son ouverture pourrait entraîner une remise en cause des conditions du don de gamètes !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé sur l’extension de la procréation médicalement assistée. « L’ouverture de la PMA pourrait entraîner une remise en cause des conditions actuelles du don de gamètes et de ses moyens d’obtention. Comme le signale le Conseil d’État : « l’effectivité des droits ainsi conférés pourrait venir achopper sur la pénurie de gamètes » », a-t-elle rappelé.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.

Produits phytosanitaires : des réticences pour l’ouverture d’un fonds d’indemnisation ?

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé sur l’ouverture potentiel d’un fonds pour les victimes des produits phytosanitaires. « Alors que le Sénat a adopté le 1er février 2018 une proposition de loi portant sur la création d’un fonds pour indemniser les victimes des produits phytosanitaires, tout en leur apportant un soutien juridique et administratif, le projet est enterré le 18 juillet 2018 en commission des affaires économiques« , a-t-elle souligné. « Car comment expliquer aux Français la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires sans soutenir la mise en place du fonds d’indemnisation ? » a-t-elle ensuite ajouté.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.

Un jeune de 14 à 24 ans dit regarder de la pornographie au moins une fois par semaine !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la santé sur l’inquiétante croissance du visionnage, chez les jeunes gens, des films à caractère pornographique.

« Selon une enquête Ipsos réalisée pour le Fonds actions addictions et les fondations pour l’innovation politique et Gabriel-péri, un jeune de 14 à 24 ans dit regarder de la pornographie au moins une fois par semaine, dont 15% des 14-17 ans. Si ces chiffres sont déjà inquiétants, ils sont à relativiser car ils minimiseraient un comportement beaucoup plus répandu mais complexe à chiffrer en raison des tabous et de la peur de l’aveu aux parents », a-t-elle fait remarquer au ministre.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO à Agnès BUZYN.

 

Soins palliatifs : il faut les développer !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la santé et des solidarités sur le développement des soins palliatifs.

« Les soins palliatifs sont des soins actifs dont la visée est davantage la recherche de la qualité de vie que la survie. Ils concernent particulièrement les personnes atteintes de maladies graves évolutives et s’inscrivent dans la continuité des soins curatifs et le devoir de non abandon. Quelles sont donc les dispositions pour limiter l’euthanasie et promouvoir cette culture des soins palliatifs ? », a-t-elle fait remarquer.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.