Homicide en Seine-Saint-Denis : le garde des sceaux reconnaît des “dysfonctionnements” du système judiciaire…

Marie-France Lorho a interrogé le garde des Sceaux sur l’homicide commis en Seine-Saint-Denis le 3 juillet dernier. “La Seine-Saint Denis est un territoire particulièrement fertile en matière de violences menées à l’encontre des personnes. En 2014, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales notait une proportion de violences faites aux personnes particulièrement élevée dans ce département. On compterait selon cette source 30 833 cas de violences aux personnes recensés et 15 304 autres crimes et délits“, a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho au garde des Sceaux.

“Haine” sur Internet : non merci, mesdames et messieurs les censeurs !

Le législateur n’est pas un censeur. Ce n’est pas un moraliste. Ni un garant des bonnes mœurs. Un juge qui viendrait à décider de ce qu’il convient de penser ou ce qu’il est nécessaire d’exclure de son vocabulaire. La proposition de loi visant à lutter contre la haine cantonne pourtant les parlementaires au rôle du juge. S’il est légitime de souscrire à une lutte contre le harcèlement dont certains font l’usage de manière outrancière, on ne peut en revanche se faire le garant de ce qu’il est bon ou non de penser. Et c’est ce que fait cette loi, en s’attaquant à un principe qui n’est même pas une notion juridique.

C’est là la plus grande faille du texte, celle sur laquelle il repose d’ailleurs. La haine est une notion morale et non un dispositif juridique. Il n’appartient pas au législateur de s’en emparer. Il ne lui appartient ni de la définir, ni de la sanctionner. Tous les Français n’appréhendent d’ailleurs pas cette notion de la même manière ; et tous l’abordent de manière différente au gré des situations. Alors comment légiférer raisonnablement sur une notion aussi versatile ? Et surtout : où se situera le curseur qui permettra de distinguer ce qui est haineux de ce qui ne l’est pas ? Sans définition juridique claire, le terme de « haine » permettra en fait de sanctionner de manière arbitraire des contenus qui ne conviendrait pas à tel ou tel public.

Je m’inquiète des transgressions à la liberté d’expression qu’insinue doucement ce texte. Je m’inquiète de la violation des données personnelles que cette loi risque de mettre en œuvre. Bridant la liberté d’expression, censureront-ils bientôt préventivement des contenus pour être bien sûr de correspondre aux standards de pensée unique du parti en place? Tant pis pour le second degré. Il est présomptueux d’affirmer avec certitude ce qui relève de la simple plaisanterie d’une part, et du vrai désir de heurter de l’autre. Il sera condamné et avec virulence. Alors que les Français manifestent leur colère chaque samedi, qu’ils peinent à vivre décemment, la première urgence du gouvernement français, c’est de lutter contre la grossophobie ! 

Certes, il est des cibles sur internet plus vulnérables ; je pense notamment aux mineurs. Je condamne tout particulièrement le harcèlement à l’encontre des plus jeunes. La loi s’empare du sujet, mais maladroitement, annonçant qu’il leur sera fait une leçon de morale pour expliquer la bonne manière, celle je cite : « civique et responsable » d’utiliser internet. L’État n’a pas à s’immiscer dans les jugements personnels de jeunes enfants. Ce sont aux parents de ces jeunes gens dont l’esprit critique se forme d’élever leurs enfants. L’État n’a pas à se substituer à leur autorité. Car c’est aussi aux parents qu’il est donné cette leçon.

Appuyée sur un socle juridiquement branlant, articulée autour d’une notion sans fondement, érigeant de nouveaux juges de la pensée : voilà donc la censure à laquelle la majorité prépare les Français. A cette censure, mesdames et messieurs les censeurs, je dis non, merci ! 

Pitié pour Notre-Dame de Paris !

En séance, Marie-France Lorho est intervenue en dernière lecture sur le texte relatif à la restauration et la conservation de la cathédrale Notre-Dame de Paris. “Les experts se succèdent et leur avis se ressemblent, sans que vous ne jugiez bon de les entendre. Vous assurez les entendre, mais n’en faites rien. Une prétendue modernisation de ce joyau n’aurait aucun sens : tous vous disent combien restaurer à l’identique s’impose. Je n’en citerai qu’un : Jean-Michel LENIAUD, ancien Directeur de l’Ecole des Chartes, qui nous rappelait en avril dernier « qu’à Notre-Dame, la vraie modernité nous impose de transmettre l’icône, avec piété et dans la joie: n’ajoutons pas au déshonneur de n’avoir pas su garder la faiblesse de ne pas savoir transmettre »“, a souligné le député de Vaucluse.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

Une société qui ne veut plus protéger les plus faibles d’entre les siens !

Pour la quatrième fois en six ans, la décision de prononcer la mort de Vincent Lambert l’a emportée.  En dépit des demandes de sursis lancées par l’Organisation des Nations Unies, la France s’obstine à exiger de manière précipitée l’arrêt de l’alimentation de cet homme en état pauci-relationnel du CHU de Reims. D’aucuns veulent faire de M. Lambert un étendard en faveur de l’euthanasie. C’est indigne. Indigne car Vincent Lambert est une personne, qu’il respire seul, qu’il réagit lorsque ses proches l’entourent… Le Comité des droits des personnes handicapées (CIDHP), la seule instance existante, la seule référence en la matière, avait demandé un sursis. Le médecin, que la loi Leonetti Claeys a rendu tout-puissant quant aux décisions à prendre, a fait fi de son expertise.

Le médecin de Vincent préfère en appeler « à la responsabilité de chacun ». Appelons-en d’abord à la responsabilité de ce corps professionnel auquel il appartient. Et rappelons à ce dernier qu’il doit allégeance au serment d’Hippocrate, qui appelait à son origine le médecin à ne pas mettre fin à la vie. « Je ne remettrai à personne une drogue mortelle si on me la demande, ni ne prendrai l’initiative d’une telle suggestion », promettait le jeune médecin de l’Antiquité. Que reste-t-il de ce serment, mainte et mainte fois remanié au gré des modes ? Que reste-t-il de cette défense de la vie honorable que cette promesse garantissait ?

Car n’en déplaise aux personnalités politiques et aux tribunaux médiatiques qui répètent à l’envi qu’il s’agit de mettre un terme « aux soins » reçus par M. Lambert : c’est à l’alimentation d’un père de famille qu’on met ici fin. Si la décision émise par la seule volonté de son médecin est appliquée, Vincent Lambert ne mourra pas faute de soins mais par manque d’eau et de nourriture. Une privation de son alimentation qui s’assortira d’une sédation profonde et continue. Jamais la légalité de la loi n’a été aussi éloignée de sa légitimité. Faut-il rappeler qu’au lendemain de la décision du Conseil d’État, qui permettait la reprise de l’alimentation, une saoudienne recouvrait la conscience après 27 ans passée dans un état végétatif ?

 « C’est le déshonneur d’une médecine qui ne supporte pas ses échecs et ses limites, expliquait le chef du service de neurologie du CHR de Metz-Thionville, Xavier Ducrocq, dans une tribune de Valeurs Actuelles. C’est confier aux soins palliatifs une nouvelle mission, contraire à leurs principes fondateurs. C’est la démission, la régression d’une société qui ne sait plus, ne veut plus protéger les plus faibles d’entre les siens ». Face à la dernière décision prononcée contre Vincent Lambert, c’est bien à cette société que nous préparent les partisans de l’euthanasie.

La christianophobie ne cesse de grimper en Asie !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la montée des actes christianophobes en Asie. ” La première partie de l’année 2019 a vu la mort de 4 305 chrétiens, l’arrestation de 3 150 d’entre eux et la destruction de 1 847 églises. Que ce soit contre l’Église non « patriotique » chinoise ou contre la minorité tamoule srilankaise, les actes christianophobes ne cessent d’augmenter pour toucher, pour la seule année 2018, près de 50 819 chrétiens“, a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Journée parlementaire pour la vie (3ème partie)

Retrouvez la troisième partie de la journée parlementaire pour la vie, proposée à l’Assemblée Nationale le 5 juin dernier. Dans cette partie, Clotilde Brossollet, membre de Debunk In Progress, intervenait sur le thème « Transhumanisme, intelligence numérique, intelligence artificielle, l’enjeu anthropologique des nouvelles technologies. »

Retrouvez l’intervention de Clotilde BROSSOLLET.

Les chrétiens de Jérusalem en voie de disparition

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des affaires étrangères sur sa posture face à l’expropriation des chrétiens à Jérusalem-Est. “La position actuelle des chrétiens au Proche-Orient, mise à mal depuis les combats menés par l’État Islamique à leur encontre, ne peut être davantage affaiblie en leur berceau. Jérusalem, siège du Saint Sépulcre, doit être le refuge pérenne des chrétiens. Il en va de la préservation de l’équilibre géostratégique de la zone proche-orientale. En qualité de défenseur des chrétiens d’Orient depuis le XIIIe siècle, la France se doit d’apporter son soutien aux communautés présentes sur place”.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.

EPSON MFP image

Disparition d’œuvres d’art en dépôt : l’Élysée plaide la perte

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Culture sur la disparition des œuvres d’art en dépôt dans les institutions publiques. “Sur 500 000 œuvres en dépôt, ce sont près de 10 % (de 50 000 à 60 000 pièces) qui ont disparu. Ces œuvres désormais impossibles à localiser, appartiennent au patrimoine français. Nombre d’entre elles ont été perdues par l’Élysée – qui a égaré près de 40 % des œuvres dont il avait la charge – et le réseau diplomatique français – qui en a perdu près de 60 % des 110 000 œuvres dont il était garant.”

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Journée parlementaire pour la vie (1ère partie)

Retrouvez la première partie de la journée parlementaire pour la vie, proposée à l’Assemblée Nationale le 5 juin dernier. Dans cette première partie, Aude Mirkovic, juriste, intervenait sur la gestation pour autrui.

Mayotte : un texte qui ne répond pas aux objectifs soulevés !

L’ambition de préservation de l’environnement me semble pourtant difficilement compatible avec l’objectif de développement économique et de mise à niveau des infrastructures qui plus est à un horizon de trois, six, ou dix ans selon les opérations.