Lutte contre la mucoviscidose : j’interpelle le ministre de la santé !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé et des Solidarités sur les moyens alloués à la lutte contre la mucoviscidose. La mucoviscidose affecte aujourd’hui en France près de 7500 personnes – dont 56 % d’adultes. Quarante-cinq centres de ressources et de compétences de la mucoviscidose, créés depuis 2001, doivent prendre en charge ces nombreux malades. Les centres sont financés par la Mission d’intérêt général dédiée au financement des CRCM (MIG 609).

Le montant annuel du financement actuel est de 19 millions d’euros ; une association a estimé que, sans prendre en compte l’augmentation de la population, le besoin de financement de ces centres pourrait être évalué à 10 millions d’euros“, a-t-elle indiqué au ministre de la santé et des solidarités.

Marie-France Lorho a également déposé une question écrite à ce sujet.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.

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Aide médicale d’État : des abus et dysfonctionnements pointés du doigt !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Intérieur sur les dysfonctionnements relatifs à l’usage fait de l’Aide Médicale d’Etat (AME). Des abus ont été pointés du doigt par un membre de la direction financière d’un hôpital public.

Au total, au 31 mars 2018, 313 293 personnes auraient pu bénéficier de l’AME pour un montant de 903 millions d’euros“, a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Seine-Saint-Denis : les graves dysfonctionnements du système judiciaire !

Une note interne sur « la difficulté de juger les criminels » a pointé les lacunes de l’autorité judiciaire à sanctionner les nombreux faits délictueux et criminels dans ce département de Seine-Saint-Denis. Le président de la magistrature a d’ailleurs fait état d’une « situation particulièrement inquiétante mettant en cause le fonctionnement de la justice ». Le président y notait par ailleurs la nature infondée de certains acquittements.

Marie-France Lorho a interrogé le Garde des Sceaux à cet égard. “Face au taux de criminalité vertigineux de ce département, Madame le garde des sceaux compte-t-elle prendre des dispositions pour lutter contre les dysfonctionnements qu’y connaît le système judiciaire, afin de lutter contre leur constante augmentation ? ” a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho à Nicole Belloubet.

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Bioéthique : l’importation de la gestation pour autrui, c’est maintenant !

C’est une circulaire du gouvernement qui devrait très bientôt l’annoncer : les enfants nés de mères porteuses à l’étranger vont bénéficier d’une filiation artificielle cautionnée par l’État français ! Les personnes qui auront sciemment exploité le corps d’une femme pour porter un enfant deviendront les « parents d’intention » et leur « enfant » sera reconnu par l’État. Le gouvernement va donc accepter de transcrire automatiquement la filiation des enfants nés de GPA à l’état-civil, immisçant dangereusement la légalisation de la gestation pour autrui dans le droit français.


Car c’est la véritable problématique qui s’ouvre avec cette inscription : en autorisant l’inscription à l’état-civil, le gouvernement encourage la pratique de la gestation pour autrui, indiquant aux couples qui en usent hors de nos frontières qu’ils ne seront pas sanctionnés pour en avoir fait usage. Inversant cet axiome, les militants de cette pratique d’exploitation du corps des mères indiquent qu’il en va du bien de l’enfant, jusqu’alors dénué d’état-civil. Ce sont pourtant ces parents, partisans d’une pratique qui va inciter les femmes à abandonner l’enfant qu’elles auront porté neuf mois durant contre monnaie sonnante et trébuchante, qui engendre ces enfants dénués de filiation réelle.

Consciente de la gravité de cette problématique, Marie-France Lorho avait interpellé le gouvernement. « À l’aube des États généraux de la bioéthique, avait-elle indiqué alors, la France doit réaffirmer sa volonté d’interdire toute pratique de la gestation pour autrui. Elle doit également promouvoir sa proscription définitive du territoire et la cessation de son importation. Les pays qui y avaient recours font marche arrière, à l’image de l’Inde, qui après l’avoir autorisé en 2002 a finalement interdit le recours à la GPA pour les couples étrangers », écrivait-elle encore.

En 2017, la Cour de Cassation indiquait que « la prohibition de la GPA par la loi française poursuit un but légitime de protection des enfants et des mères porteuses ». Une indication que le gouvernement semble avoir enterré. Les sombres perspectives dessinées par le projet de loi bioéthique, contre lequel Marie-France Lorho a déposé près de 50 amendements en commission spéciale, laissent présager le pire quant à la future adoption de la GPA en France…

Le Service National Universel (SNU) : un dispositif coûteux… et bientôt obligatoire ?

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de l’Éducation et de la jeunesse sur la proposition gouvernementale visant à rendre obligatoire le Service national universel (SNU).

Le SNU coûte actuellement 2 000 € par participant ; d’ici quelques mois, il coûtera encore près de 1 750 € par personne. Ce dispositif cher constituera un poids supplémentaire. Le caractère obligatoire de ce service risque par ailleurs, en regard des modalités d’élection des personnes qui y seront tenus, de susciter une animosité légitime des Français. A ce titre, il serait plus légitime de remettre en œuvre un service militaire qui, lui, avait son utilité.“, a souligné le député de Vaucluse.

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Immigration : 150 immigrés illégaux de l’Ocean Viking accueillis en France …

On ne peut pas présenter un plan de lutte contre l’immigration illégale et en même temps accueillir 150 clandestins illégaux débarqués d’un navire humanitaire en situation de violation explicite de certaines lois nationales. C’est pourtant ce que propose le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui a annoncé il y a quelques jours par la voix de son ministre des Outre-mer la création d’un dispositif renforcé de lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte alors qu’il avait annoncé quelques jours plus tôt que la France, en vertu d’un accord européen, accueillerait 150 des 356 immigrés que transportait le bateau Ocean Viking.

Le gouvernement l’a annoncé : il aspire à lutter contre les flux migratoires illégaux. Ainsi, l’opération « Shikandra », ainsi qu’est appelé le plan de renforcement de lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte, doit engendrer 25 000 reconduites à la frontière en 2019. Elle prévoit, aussi, la mobilisation de 22 personnels supplémentaires pour consolider « la lutte en mer », ajoutant trois bateaux à sa flotte de navires intercepteurs. En ce sens, la surveillance aérienne serait également renforcée, pour détecter les embarcations illégales. Si les dispositifs sont ténus, leur seule existence doit être saluée.

Et pourtant : l’absence de cohérence de la politique menée par le gouvernement est notable. Car alors qu’elle renforce la lutte dans cette véritable passoire qu’est devenu le département français de Mayotte, le ministère de l’Intérieur se réjouit de la « solidarité » (forcée) dont la France fera preuve avec l’accueil des passagers d’un navire qui a clairement tenté d’amarrer en des pays souverains (Italie, Malte), refusant d’être le refuge d’une misère encouragée par de telles opérations de communication.

Car telle est bien sûr le problème de fond : les missions menées par les bateaux comme l’Ocean Viking encouragent les réseaux de passeurs à continuer leur sombre besogne. Le commandement du navire a d’ailleurs déclaré qu’il repartirait bientôt pour de nouvelles missions… Affermissant les flux migratoires illégaux, les ONG à l’origine de ces opérations sont en partie responsables de la traite que subissent ces clandestins. Il serait à l’honneur du gouvernement de ne pas encourager de telles exactions, au risque d’envoyer un message d’incitation à des passeurs jouissant sans vergogne de la misère migratoire.

Vols de cloches en PACA : nos églises volées en toute impunité ?

Marie-France Lorho a interpellé le ministre de la Culture sur les vols de cloches dans des églises et chapelles du Var. “Depuis quelques années, une véritable frénésie vandale sévit contre nos églises ; les édifices catholiques sont ainsi victimes d’incendies volontaires – incendies sur lesquels j’interpelais monsieur le ministre au début du mois d’août. Les vols sont aussi le lot commun de nos églises. L’une des chapelles s’étant fait délester de sa cloche avait déjà été victime, il y a quelques années déjà, du vol de ses portes d’entrée et d’une statue de la Vierge Marie”, a indiqué le député.

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho à Franck Riester.

Rennes : quand les socialistes encouragent le communautarisme islamiste !

Le dimanche 23 juin, plusieurs élus de la ville de Rennes étaient présents aux portes ouvertes du centre culturel et cultuel islamique At Taqwa. Cet événement a suscité, à juste titre, de nombreuses indignations.

La présence de Nathalie Appéré, maire socialiste de Rennes, n’est nullement surprenante. L’édile semble vouloir faire de la capitale bretonne une ville davantage tournée vers la Mecque que vers la mer. Non sans vagues, le conseil municipal avait autorisé le port du burkini dans les piscines rennaises dès 2018. On ne s’étonnera donc pas du choix de la ville de consacrer 430 000 euros de son budget à la rénovation de ce centre islamique. Rappelons également que les élections municipales ont lieu en mars prochain.  En revanche, on pourra s’indigner du voile porté par les fillettes présentes à l’événement.

C’est au milieu d’un parterre d’enfants, dont les filles sont voilées, que Madame le maire, tout sourire, se fait photographier. La municipalité a ainsi consacré, avec la bénédiction de Nathalie Appéré, une somme considérable à la rénovation d’un centre communautariste. Cela ne semble donc pas déranger l’édile socialiste que des fillettes de cinq à dix ans soit forcées de porter le voile. Plus problématique, Madame Appéré a été nommée en 2017 membre de l’Observatoire de la laïcité, organe qui assiste le gouvernement sur ces questions. Nommée par Bernard Cazeneuve, alors Premier ministre, celui-ci avait qualifié son action en faveur de la laïcité « d’exemplaire ». Pratiquant un clientélisme éhonté, et justifiant le communautarisme, le maire ne fait pas honneur à sa fonction et semble être un piètre rempart à l’islamisme. 

Au début du mois de juillet, Marie-France Lorho interrogeait le ministre de l’Intérieur au sujet du conseil général de Loire-Atlantique qui projetait de faire don de 500 000 euros à SOS Méditerranée. Cette générosité se réaliserait ainsi en dépit de la relation souvent trouble qui existe entre ces associations et les passeurs. Tout comme le versement de la ville de Rennes au centre At Taqwa, il est inacceptable de consacrer de l’argent public, et dans des proportions si importantes, à des acteurs ou structures encourageant la submersion migratoire du pays et son islamisation. Cet argent est celui des administrés, et n’est nullement supposé servir les intentions militantes ou ambitions électorales des élus.

Homicide en Seine-Saint-Denis : le garde des sceaux reconnaît des “dysfonctionnements” du système judiciaire…

Marie-France Lorho a interrogé le garde des Sceaux sur l’homicide commis en Seine-Saint-Denis le 3 juillet dernier. “La Seine-Saint Denis est un territoire particulièrement fertile en matière de violences menées à l’encontre des personnes. En 2014, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales notait une proportion de violences faites aux personnes particulièrement élevée dans ce département. On compterait selon cette source 30 833 cas de violences aux personnes recensés et 15 304 autres crimes et délits“, a-t-elle souligné.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho au garde des Sceaux.

“Haine” sur Internet : non merci, mesdames et messieurs les censeurs !

Le législateur n’est pas un censeur. Ce n’est pas un moraliste. Ni un garant des bonnes mœurs. Un juge qui viendrait à décider de ce qu’il convient de penser ou ce qu’il est nécessaire d’exclure de son vocabulaire. La proposition de loi visant à lutter contre la haine cantonne pourtant les parlementaires au rôle du juge. S’il est légitime de souscrire à une lutte contre le harcèlement dont certains font l’usage de manière outrancière, on ne peut en revanche se faire le garant de ce qu’il est bon ou non de penser. Et c’est ce que fait cette loi, en s’attaquant à un principe qui n’est même pas une notion juridique.

C’est là la plus grande faille du texte, celle sur laquelle il repose d’ailleurs. La haine est une notion morale et non un dispositif juridique. Il n’appartient pas au législateur de s’en emparer. Il ne lui appartient ni de la définir, ni de la sanctionner. Tous les Français n’appréhendent d’ailleurs pas cette notion de la même manière ; et tous l’abordent de manière différente au gré des situations. Alors comment légiférer raisonnablement sur une notion aussi versatile ? Et surtout : où se situera le curseur qui permettra de distinguer ce qui est haineux de ce qui ne l’est pas ? Sans définition juridique claire, le terme de « haine » permettra en fait de sanctionner de manière arbitraire des contenus qui ne conviendrait pas à tel ou tel public.

Je m’inquiète des transgressions à la liberté d’expression qu’insinue doucement ce texte. Je m’inquiète de la violation des données personnelles que cette loi risque de mettre en œuvre. Bridant la liberté d’expression, censureront-ils bientôt préventivement des contenus pour être bien sûr de correspondre aux standards de pensée unique du parti en place? Tant pis pour le second degré. Il est présomptueux d’affirmer avec certitude ce qui relève de la simple plaisanterie d’une part, et du vrai désir de heurter de l’autre. Il sera condamné et avec virulence. Alors que les Français manifestent leur colère chaque samedi, qu’ils peinent à vivre décemment, la première urgence du gouvernement français, c’est de lutter contre la grossophobie ! 

Certes, il est des cibles sur internet plus vulnérables ; je pense notamment aux mineurs. Je condamne tout particulièrement le harcèlement à l’encontre des plus jeunes. La loi s’empare du sujet, mais maladroitement, annonçant qu’il leur sera fait une leçon de morale pour expliquer la bonne manière, celle je cite : « civique et responsable » d’utiliser internet. L’État n’a pas à s’immiscer dans les jugements personnels de jeunes enfants. Ce sont aux parents de ces jeunes gens dont l’esprit critique se forme d’élever leurs enfants. L’État n’a pas à se substituer à leur autorité. Car c’est aussi aux parents qu’il est donné cette leçon.

Appuyée sur un socle juridiquement branlant, articulée autour d’une notion sans fondement, érigeant de nouveaux juges de la pensée : voilà donc la censure à laquelle la majorité prépare les Français. A cette censure, mesdames et messieurs les censeurs, je dis non, merci !