Libye : est-il légitime que la France s’arroge un droit de regard sur ses élections ?

Marie-France Lorho a interrogé le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur l’engagement français quant à la tenue, le 10 décembre prochain, des élections présidentielle et législatives. « Il est douteux, a-t-elle fait remarquer au Ministre, que des élections organisées avec l’aide de la France en ce pays se voient couronnées d’un succès pérenne eu égard au rôle joué par notre pays en Libye par le passé ». 

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho.

Hausse du chômage : j’interpelle le ministre du travail !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre du Travail sur la hausse des chiffres du chômage. « Le nombre de chômeurs en catégorie A a augmenté de 6 700 au deuxième trimestre ; par rapport au trimestre précédent, le nombre de demandeurs d’emploi recensés a augmenté de 0.2 % – soit 10 800 personnes de plus. Toutes catégories confondues, les demandeurs d’emplois recensés atteignent les 6,6 millions au 2ème trimestre 2018″, a-t-elle souligné avant d’alarmer le ministre sur les cas des jeunes chômeurs et des seniors dans cette situation.

Retrouvez la lettre de Marie-France Lorho à Muriel Pénicaud.

Asile immigration : quel est le rôle des ONG ?

Marie-France Lorho est intervenue sur le projet de loi asile immigration. « Certains membres d’organisations non gouvernementales usent de leur statut humanitaire pour sciemment déroger à la loi. Intégrer des factions militantes aux commissions est déraisonnable et contribue à légitimer des instances qui ne devraient pas pouvoir jouir d’une telle reconnaissance », a-t-elle souligné.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

Affaire Benalla : j’interroge de le préfet de Police de Paris !

Marie-France Lorho a interrogé le Préfet de police de Paris sur l’affaire Benalla. « Avez-vous eu, par votre cabinet, ou par d’autres services de la préfecture de police, des consignes transmises sur les rapports à avoir avec un individu qui avait gravement fauté dans les semaines qui précédaient. Des consignes de prudence avaient-elles été transmises ? », lui a t-elle demandé.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

https://youtu.be/XFehAQA58kU

Autorisation au compagnie aérienne étrangère : la France favorise-t-elle l’étranger ?

Marie-France Lorho a interrogé M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la potentielle autorisation accordée à une compagnie aérienne d’opérer plus de vols vers le France. « Cette autorisation apparaît comme un remerciement, une sorte de cadeau ou de rétribution de l’État français à une entreprise étrangère. Cette rétribution pose le problème central de l’indépendance politique de le France vis-à-vis de ses exportations. La France peut-elle vraiment se permettre d’orienter des choix stratégiques tels que les autorisations de vols en fonction de ses intérêts économiques et commerciaux ? », a-t-elle souligné.

Retrouvez la question écrite de Marie-France Lorho.

Affaire Benalla : j’interroge le général Bio-Farina !

En Commission des lois, Marie-France LORHO a interrogé le général Bio-Farina : « Vous êtes général de gendarmerie, un corps connu comme très hostile aux barbouzes et aux dérives de barbouze dans d’autres corps. Comment avez-vous appris la désignation de monsieur Benalla, l’avez-vous accepté sans restriction ?« , lui a t-elle demandé.

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

https://youtu.be/FcJu-n7SaGs

Francisation des vins espagnols : ce sont nos terroirs qu’on assassine !

Emmanuelle Ménard et Marie-France Lorho ont rédigé une lettre ouverte destinée au Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sur la problématique de la francisation des vins espagnols. « Les cas de francisation des vins concerneraient au quotidien plus de 70 000 hectolitres de vin, l’équivalent de 10 millions de bouteilles de rosé », soulignent les députés de l’Hérault et de Vaucluse.

Elles ont ensuite demandé au Ministre : « Vous aviez rencontré, en juillet 2017, votre homologue espagnol afin d’avancer sur ces questions. Une réunion plénière de ce comité devait avoir lieu avant juin 2018, à Madrid. Pouvez-vous nous indiquer, Monsieur le Ministre, si cette réunion a eu lieu et quels en sont les résultats ? Quelles dispositions comptez-vous prendre, Monsieur le Ministre, afin de lutter de manière urgente contre la dénaturation de nos vins et cette concurrence déloyale scandaleuse que subissent nos viticulteurs ? » 

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho et Emmanuelle Ménard à Stéphane Travers.

Le Monde est incapable de penser l’immigration !

Alors que la question migratoire inquiète de plus en plus les Français et les peuples d’Europe, Le Monde ne cesse de publier des articles sous la plume de journalistes incapables de penser l’immigration. Les questions de l’identité culturelle, de la mobilité des pauvretés, de l’insécurité ne sont jamais abordées, le quotidien y préfère des appels incessants à plus d’immigration et des critiques continues sur son contrôle.

Le journal Le Monde publie de nombreux articles à propos de l’immigration, axés autour de la politique migratoire de la France mais aussi de l’Europe. Ainsi, le journal se fait le relais de commentateur de la politique du gouvernement « la politique migratoire menée par Macron paraît incohérente. Les mesures en faveur des migrants s’ajoutent à des mesures dissuasives [1]». Pire, il tente d’analyser cette politique migratoire en rapportant les mots de Jean-François Dubost, d’Amnesty International : « ce n’est pas parce que l’environnement s’affaisse que la position de la France prend de la hauteur ». [2] En conséquence, plus que l’immigration, c’est le gouvernement et sa politique qui sont pensés.

Pour prendre un peu de hauteur, on nous propose des articles sur l’immigration à l’échelle européenne. Du moins, des critiques des récents accords de l’Union européenne « Si les modalités sont floues, la philosophie, elle, est claire. L’accord auquel sont parvenus les 28 (…) consacre un tournant dans l’approche européenne de la gestion des flux migratoires (…) l’U-E s’organise pour fermer ses portes et dissuader les candidats à l’immigration clandestine [3]». En fait, la position de l’Europe sur l’immigration est le sujet central des articles comme Hubert Védrine le résume : « le sentiment que l’Europe est une passoire, alors même que l’islamisme progresse partout chez les musulmans sunnites et que le terrorisme islamiste sévit, est peut-être exagérée ou injuste, mais il est obsédant [4]».

Finalement, c’est bien le problème : que la politique d’immigration européenne soit obsédante puisque, par-là, elle monopolise les articles au sujet de l’immigration. Dès lors, celle-ci n’est pas pensée. Le Monde ne propose aucun article qui puisse amener à développer une pensée sur l’immigration, sur les enjeux culturels, sécuritaires ou encore de mobilité de la pauvreté qui sont sous-jacent au grand déménagement du monde.

[1] Macron souffle le chaud et le froid, Le Monde du 29 juin 2018, Hervé Le Bras

[2] Flux migratoires : la constante prudence de la France, Le Monde du 1er juillet 2018, Julia Pascual

[3] Editorial du Monde du 2 juillet 2018

[4] Contrôler davantage les flux migratoires, Le Monde du 29 juin 2018, Hubert Védrine

Les activités des eurodéputés prouve l’inutilité du non cumul des mandats !

Alors que la loi du 14 février 2014 entendait « moraliser » la vie publique en interdisant le cumul des mandats, les faits nous montrent qu’il n’en est rien, et c’est pourquoi Marie-France Lorho a récemment proposé de l’abroger.

Selon l’ONG Transparency International, 31% des députés du Parlement européen ont ainsi touché des revenus en plus de leur salaire d’élu : que ce soit en occupant le poste de directeur d’entreprise, administrateur de société ou en participant à des émissions de télévision. Leurs emplois parallèles mettent ainsi à mal une loi censée augmenter la disponibilité des députés. Les révélations de 2011 quant à l’argent reçu par trois eurodéputés en échange de dépôt d’amendements alourdissent le constat, un code de bonne conduite à dut être introduit par l’administration du parlement afin d’éviter tout lobbying. Mais comment l’empêcher alors que les députés représentent leurs propres intérêts financiers ? En 2013, 200 amendements venant directement de groupes d’intérêts étaient encore proposés par un eurodéputé. L’inutilité du non cumul des mandats est ainsi attestée, c’est pourquoi Marie-France Lorho a proposé un retour au cumul, pour des députés plus proches des localités et de l’intérêt réel des habitants.

Entre les députés proposant des amendements pour des groupes d’intérêts et ceux défendant l’intérêt des localités ; entre les députés présents dans leurs entreprises et ceux occupés à écouter les revendications de leurs électeurs ; entre les députés hors-sols motivés par leurs revenus et ceux honnêtement rémunérés pour leur travail : Marie-France Lorho défend l’intégrité de la fonction de député, en proposant le retour au cumul des mandats.

Condamné par la France, le pharmacien défend l’objection de conscience à la CEDH

Condamné en 2016 pour avoir refusé de vendre un stérilet en raison des effets potentiellement abortifs du produit, le pharmacien Bruno Pichon vient de déposer une requête auprès de la Cour Européenne des droits de l’homme (CEDH) « pour faire respecter sa liberté de conscience ». Alors que les pharmaciens sont associés à ce qu’ils considèrent comme des crimes du fait du refus qu’il leur est fait de respecter leur liberté de conscience, il n’existe pas de médicament pour apaiser la douleur du fardeau qu’il porte. Comme mon prédécesseur Jacques Bompard l’avait formulé, les pharmaciens sont victimes d’une injustice insupportable qu’il faut relever.

En France, à la différence des autres professions médicales, le droit à l’objection de conscience n’est pas reconnu aux pharmaciens alors qu’ils sont en première ligne dans la délivrance des produits abortifs et, demain peut-être, euthanasiques. Ils sont donc contraints par la loi de vendre des produits allant à l’encontre de leur conscience. Ainsi, le refus de Bruno Pichon quant à la vente d’un stérilet lui a valu une interdiction d’exercer la pharmacie durant une semaine. Comme le souligne l’ECLJ (European Court of Law and Justice) « l’interdiction d’exercer la pharmacie pendant une semaine peut sembler une peine légère, la véritable portée de cette condamnation est l’obligation qu’elle impose à M. Pichon de devoir vendre à l’avenir des stérilets, et tout autre produit similaire, c’est-à-dire que cette condamnation le place devant l’obligation de violer sa conscience ou de quitter sa profession ».

Or, la France est censée « garantir l’exercice effectif de la liberté de conscience des professionnels de la santé » comme le rappelait une décision de la CEDH en 201 qui avait condamné la France. En effet, des résolutions de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ont confirmé « le droit à l’objection de conscience dans le cadre des soins médicaux légaux ». Comme le rappelle l’ECLJ « protéger la liberté de conscience des professions médicales, en particulier des pharmaciens, implique de garantir leur droit de ne pas participer à une action susceptible de porter atteinte à la vie humaine ».

La France est donc coupable. Face à cette culpabilité, Jacques Bompard, proposait déjà une proposition de loi relative à la clause de conscience des pharmaciens pour étendre cette dernière à la profession. Il écrivait ainsi « la liberté de conscience ne peut se limiter à quelques professions et doit comprendre l’ensemble des acteurs confrontés à des actes susceptibles d’affecter la vie humaine. Comme le disait Pierre Rabhi dans son Manifeste pour la Terre et l’Humanisme « La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie. [1]» » Il est nécessaire d’apporter notre soutien à Bruno Pichon et de continuer à lutter pour la liberté de conscience.

[1] http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion4006.asp