Retraités : rester sourd à leur détresse est inadmissible !

Marie-France Lorho a écrit au Ministre de l’action et des comptes publics sur la détresse des retraités. « Est-il normal, Monsieur le ministre, que la CSG ne soit pas applicable que quand le revenu fiscal d’un ménage est inférieur à 14 404 euros par an ?« , a-t-elle demandé au ministre.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Gérald Darmanin.

Soins palliatifs : il faut les développer !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la santé et des solidarités sur le développement des soins palliatifs.

« Les soins palliatifs sont des soins actifs dont la visée est davantage la recherche de la qualité de vie que la survie. Ils concernent particulièrement les personnes atteintes de maladies graves évolutives et s’inscrivent dans la continuité des soins curatifs et le devoir de non abandon. Quelles sont donc les dispositions pour limiter l’euthanasie et promouvoir cette culture des soins palliatifs ? », a-t-elle fait remarquer.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.

Génétique : les tests ADN doivent être cantonnés au domaine de la science !

Marie-France Lorho a interrogé Agnès Buzyn sur la légitimité des tests ADN élargis à des usages alternatifs. « La garantie permise par la loi française que les tests génétiques restent cantonnés aux domaines de la science, de la médecine et de la justice semble donc d’une importance capitale pour permettre la sécurité des données personnelles. Aussi j’espère que vous saurez faire en sorte que cette limitation soit maintenue », a-t-elle indiqué au Ministre de la santé et des solidarités.

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.

Agriculture : les producteurs de cerises étouffés par la politique macronienne

Ils sont épuisés, harassés par un gouvernement qui semble sans cesse favoriser la production étrangère à l’agriculture de nos terroirs. Depuis que la circulaire est tombée, le 5 mai dernier, les producteurs de cerises de Vaucluse sont dans l’incompréhension : le gouvernement a indiqué au Journal officiel autoriser les introductions en France de cerises fraîches produites dans un pays tiers ou un Etat membre de l’Union Européenne. Si la production des cerises de Vaucluse a récemment été bridée par l’interdiction d’utilisation du diméthoate, un insecticide efficace sur un moucheron attaquant le fruit, elle a subi un coup particulièrement pervers avec l’entrée sur le marché des cerises turques.

Les Turcs l’assurent : ils n’utilisent pas cette substance que le gouvernement juge dangereux pour la santé et auquel il n’apporte que des alternatives coûteuses, à l’efficacité limitée. Pire encore : l’usage de ces produits « vingt fois plus cher », si l’on en croit Monsieur Gilles Bernard (Modef Vaucluse) nécessiterait quatre à cinq fois plus de traitements dont les effets sur la production comme sur la santé des agriculteurs demeurent inconnus. « La Turquie n’est pas dans l’Union Européenne et n’est donc pas tenue de proscrire le diméthoate », déplore-t-il. « On nous jette en pâture sur le marché mondial […] Si l’on voulait nous ruiner, on ne s’y prendrait pas autrement », constate-t-il encore.

Et de fait : comment expliquer que le Ministre de l’Agriculture n’interdise pas l’importation d’une production qu’il bannit en France ? Comment expliquer qu’il soit resté silencieux face aux requêtes des agriculteurs de Vaucluse ? Subissant déjà les dramatiques intempéries climatiques, ceux-ci sont doublement condamnés par un gouvernement qui détruit leur métier en les noyant sous un flot de normes à l’utilité contestable.

Face à la crise, Marie-France Lorho s’est entretenue avec le préfet de Vaucluse ; une solution d’urgence pourrait être déployée, déclaration d’état de calamité qui pourrait permettre aux agriculteurs de bénéficier d’indemnités pour pallier cette situation inique. Pour autant, les délais pour la mise en place de la commission générale risquent d’être longs. Et le fruit des indemnités récoltés restera insatisfaisant en regard du préjudice causé à l’égard des producteurs de cerises. A l’heure où nos terroirs pâtissent de la politique inique du gouvernement, à l’heure où nos agriculteurs se désespèrent d’être traités avec moins d’égards que les producteurs étrangers, le Ministère va-t-il continuer à se murer dans le silence ?

Lutte contre les groupuscules prônant la violence : c’est la gauche qui a agressé Robert Ménard

Marie-France Lorho est intervenue en commission des lois sur la proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête relative à la lutte contre les groupuscules prônant la violence. « C’est la gauche qui a agressé Robert Ménard devant des forces de l’ordre sans consignes. A l’inverse, elle s’égosillait pour une affaire de tarte à la crème« , a-t-elle déclaré.

Retrouvez l’intervention de Marie-France LORHO.

 

Vitesse sur les routes: laissons les habitants des territoires décider !

En commission des lois, Marie-France Lorho est intervenue sur l’adaptation des vitesses maximales autorisées par les autorités titulaires du pouvoir de police de la circulation. « En localiste cohérente, je serais tout à fait favorable à ce que la vitesse sur les routes départementales soit décidée par les habitants des territoires », a-t-elle souligné.

Retrouvez l’intervention de Marie-France Lorho.

https://youtu.be/M89fhmNuSVs

CRISPR-CAS9 : vers des mutations génétiques incontrôlées ?

Marie-France Lorho a interrogé le ministre de la Santé sur la découverte du CRISPR-CAS9. « L’utilisation des CRISPR démultiplie en effet les possibilités de recherche fondamentale en neurosciences : en coupant un gène précis sur un modèle animal, on peut déterminer plus précisément son rôle, dans le développement du cerveau par exemple », a-t-elle fait remarquer au Ministre avant de demander : « Quelles sont les dispositions en France pour l’encadrement de cette technique ? ».

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France LORHO au Ministre de la Santé.

 

Immigration : le sursaut du Višegrad essaime !

Alors que les Italiens ont voté en faveur du frein à la politique migratoire de masse menée par l’Union Européenne, les gouvernements des pays du Višegrad persistent dans leur lutte pour la préservation de leur identité. De Budapest à Varsovie, de Bratislava à Prague, les Etats de cette union pluri séculaire ont une pleine conscience de l’urgence : il faut fermer les frontières. Et leur stratégie essaime : en Autriche, Herbert Kickl, ministre de l’Intérieur, a récemment annoncé la tenue d’exercice grandeur nature de fermeture de la frontière austro-slovène, quelques mois seulement après l’ouverture de la Route des Balkans. L’enjeu : éviter d’encourir tout risque de débordement migratoire. La perspective d’un tel corridor, transitant par l’Albanie, le Monténégro, la Bosnie et la Croatie, a en effet soulevé les inquiétudes à l’Est : le Monténégro, suivant un accord entendu avec l’Albanie, a ainsi encouragé le renforcement du dispositif de sécurité à la frontière.

Aux abords de la coalition orientale, les résultats dans les urnes viennent couronner la politique pragmatique du Višegrad : en Slovénie, c’est le parti de Janez Janša, qui s’inscrit dans les pas de la politique hongroise de Viktor Orbán, qui est arrivé en tête des élections législatives. Le leitmotiv de la campagne ? Réfréner les vagues migratoires qui menacent d’assaillir le pays. En Autriche, c’est le parti de Sebastian Kurz, l’ÖVP, qui commence à mettre en œuvre sa stratégie de défense. Face à l’ombre terroriste, le chancelier a d’ailleurs pris des mesures : vendredi dernier, il annonçait faire fermer sept mosquées radicales, dissoudre une association confessionnelle et expulser près d’une soixantaine d’imams dérogeant à la loi nationale en matière d’exercice du culte.

A l’heure où près de 80 000 migrants se prépareraient à rejoindre l’Europe occidentale depuis les Balkans, l’Autriche se prépare donc à défendre ses frontières, afin d’éviter que ne se reproduise, comme ce fut le cas à Röszke en 2015, la prise d’assaut des postes-frontières par les migrants. « Je veux être préparé pour le cas, tout en espérant que cela ne se reproduise pas », a ainsi déclaré le ministre de l’Intérieur autrichien. Lucides, les politiques en faveur de la préservation de la civilisation européenne déployées à l’Est incarnent l’espoir de l’Europe, qui devra faire preuve de cet ultime sursaut dans l’espoir de son Salut.

 

Budget 2019 : le recul de la puissance française ?

A l’heure des arbitrages pour le budget 2019, une note interne au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères destinée au ministre Jean-Yves Le Drian prévient d’un « risque de décrochage » de la diplomatie française. Des coupes budgétaires dans les moyens de fonctionnement ou d’intervention du Quai d’Orsay pourraient avoir des conséquences majeures : ainsi, fin mai, une baisse de 10% des effectifs des fonctionnaires à l’étranger a été annoncée par Gérald Darmanin, ministre des comptes publics. Dans un article récent[1], Le Figaro détaille les effets de telles mesures.

Il s’ensuivrait une perte de leviers d’action en termes de coopération et de développement alors que des solutions politiques aux conflits en cours sont mises en avant dans les discours des autorités politiques. Cela pourrait aussi réduire ou supprimer les bourses scolaires, menaçant le système actuel des lycées français à l’étranger. Il est également possible de voir l’indemnité de résidence à l’étranger des diplomates ce qui d’après la note « produirait un effet désincitatif, voire la création de phénomènes endogènes : tentatives de corruption, perte d’indépendance… ».

Enfin, le plus préoccupant est la remise en question du maintien de la représentation permanente (RP) auprès de l’ONU à New York, réduit à un simple poste de présence diplomatique. Or aux vues de la baisse de nos contributions volontaires à l’ONU la « RP à New York ne pourra plus faire illusion plus longtemps ». L’abandon politique par la France de son siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU sera alors objectif, ouvrant la voie à son exploitation par l’Allemagne ou son utilisation comme siège européen. Ce serait là un pas vers le fédéralisme européen, tout cela pour un gain budgétaire limité, le Quai d’Orsay ne pesant que  1% du budget de l’Etat.

Si le président de la République a pu’ par son image et ses discours mener pour certains classements internationaux à une progression de l’influence française, il ne s’agit que d’une illusion due au retrait de l’Allemagne et du Royaume-Uni, alors que la France maintient encore le deuxième réseau diplomatique au monde qui « est de plus en plus une illusion ». En effet tout effort de gestion et de rationalisation ne peut être désormais poursuivi sans porter atteinte aux capacités d’action du ministère.

Un tel recul de notre diplomatie soulignerait le déclin de la puissance française qui, abandonnant une longue tradition d’influence extérieure, deviendrait une puissance secondaire. Quelle ambition pour la France porte donc ce gouvernement ?

[1] Le Quai d’Orsay craint son « décrochage » internationale, Alain Barluet, Le Figaro, vendredi 8 juin 2018, p.6

Embryons : des médecins alertent sur la dangerosité de la congélation !

Marie-France Lorho a interrogé le ministre des Solidarités et de la Santé sur la déclaration signée par plus de 500 médecins maltais, alertant sur la dangerosité de l’autorisation de la congélation des embryons en leur pays. « En France, a-t-elle fait remarquer, de nombreux embryons dit « surnuméraires » sont congelés et nombre d’entre eux ne font l’objet d’aucun « projet parental » et sont donc abandonnés. Il est évident que cela soulève un problème éthique : jusqu’où faut-il les conserver ? Pour tous ces embryons qui sont déjà congelés, il semble qu’il n’y ait pas de bonne solution et que nous nous trouvions face à une impasse ».

Retrouvez la lettre ouverte de Marie-France Lorho à Agnès Buzyn.