France, qu’as-tu fait de tes paysans ?

Notre agriculture est victime. La cible quotidienne de la négligence des pouvoirs publics et du mépris croissant d’une poignée de groupes de pression peu soucieux de l’Histoire de nos terroirs que portent ses acteurs. Chaque jour, une nouvelle affligeante vient témoigner de la désaffection  et l’oubli dont notre ruralité fait l’objet. C’est là, un paysan attaqué pour « trouble anormal du voisinage », au titre des odeurs dégagées par le foin. Parce que son domaine vit, en somme. C’est ici, un agriculteur condamné parce qu’il avait accepté l’aide de bénévoles pour remettre en état son exploitation ravagée par des catastrophes naturelles

La dernière attaque en date n’est guère plus heureuse : les zones de non traitement qui risquent de se mettre en place à la demande du Conseil d’Etat vont porter une estocade meurtrière à notre agriculture. Marie-France Lorho interpela à la fin du mois de novembre le ministre de l’Agriculture sur ces espaces qui « assènent [selon elle] un coup fatal aux cultures [et] vont engendrer une perte de surface considérable de terrain ». « En termes de perte de chiffre d’affaires, le bilan financier est accablant ! Il convient de ne pas confondre les tendances : ce sont les villes qui rongent les cultures et non l’inverse. L’établissement des zones de non traitements met à mal la souveraineté alimentaire du pays et résonne comme un couperet pour le monde agricole », soulignera-t-elle encore au ministre. Ce dernier, à grands renforts « d’halte à l’agribashing », ne répondra précisément à la question posée.  

Convaincue que cette disposition ne peut que porter préjudice à nos terroirs, Marie-France Lorho a déposé une proposition de loi visant à rappeler, une nouvelle fois, au gouvernement l’impact calamiteux d’une telle mesure si elle venait à être adoptée. « Face à l’instillation pernicieuse des zones de non traitement qui se dessine, il est nécessaire d’alerter le gouvernement sur la perte très importante que représente une telle mesure. Pour le seul Vaucluse, une perte potentielle de près de 630 millions d’euros par an est à prévoir  », y a indiqué le député de la Ive circonscription. Parce qu’elle entend interpeller le gouvernement jusqu’à en obtenir une réponse concrète, Marie-France Lorho continuera à défendre les garants de nos terroirs, ces paysans de France dont le labeur a contribué à faire rayonner notre pays au fil des siècles. 

Retrouvez la proposition de loi de Marie-France Lorho.