Finances de la sécurité sociale : le gouvernement contre les familles

A l’occasion du vote du projet de loi de finances de la sécurité sociale, Marie-France Lorho a exprimé son désaccord avec un texte aux trop nombreuses dispositions iniques. 

Un texte injuste avec les familles et les personnels de la petite enfance chargés d’appuyer celles-ci. Non seulement le gouvernement a souhaité supprimer la modulation des indemnités journalières versées pour les familles nombreuses mais il porte atteinte aux assistantes maternelles, notamment par l’inscription de celles-ci à la CAF. Alors que 30 % des assistantes maternelles n’ont pas accès au site de cette instance (zones blanches, numéros non reconnus) et qu’elles sont inscrites sur de nombreux sites municipaux ou départementaux qui permettent aux parents de les trouver, pourquoi le gouvernement cherche-t-il à leur octroyer une démarche administrative supplémentaire, à laquelle ces personnels spécialisés n’ont pas de temps à consacrer ? Le député de Vaucluse a par ailleurs regretté l’ouverture d’une rivalité malsaine entre les différentes assistantes maternelles, qui ne seront plus embauchées pour leur savoir-faire mais pour leurs tarifs concurrentiels.

Un texte inique, notamment à l’égard des personnes les plus fragiles. Le député a ainsi déploré également que le gouvernement ne compense pas le coût des mesures décidées par le Président de la République à l’issue des manifestations des Gilets Jaunes. Elle avait ainsi déposé un amendement (n°880) regrettant que le gouvernement soit revenu sur les promesses du président Macron, discutées à l’occasion du vote de la loi n° 2018‑1213 du 24.12.2018 portant mesures d’urgence économiques et sociales. Si le PLFSS vise ainsi les personnes en situation de précarité, il ne vient guère plus appuyer les dispositifs mis en oeuvre pour les personnes fragiles. Le député avait ainsi proposé de garantir de manière systématique le meilleur état d’usage possible des dispositifs médicaux, « les aides techniques visées par ces dispositions [étant] utilisés par des personnes particulièrement fragiles (en situation de handicap, en avancée en âge ou souffrant de maladies chroniques). »

Parce qu’il s’érige comme la promesse de nouveaux obstacles pour les familles et pour les personnes les plus fragiles, Marie-France Lorho s’est opposée à ce texte dont elle juge qu’il est un coup supplémentaire asséné aux Français.